Irène Gardiol
| Irène Gardiol | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseillère nationale | |
| – | |
| Législature | 43e et 44e |
| Prédécesseur | Daniel Brélaz |
| Successeur | Roland Ostermann |
| Présidente des Verts | |
| – | |
| Députée au Grand Conseil vaudois | |
| – | |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Irène Vodoz |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Chabrey |
| Nationalité | Suisse |
| Parti politique | Les Verts |
| Fratrie | Doris Jakubec Olivier Vodoz |
| Entourage | Antoine Vodoz |
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Irène Gardiol, née le à Chabrey[à vérifier], est une personnalité politique suisse, membre des Verts.
Elle est présidente des Verts suisses de 1990 à 1992 et députée du canton de Vaud au Conseil national de 1990 à 1994.
Biographie
[modifier | modifier le code]Irène Gardiol naît Irène Vodoz, le . Elle est la fille du pasteur Alain Philippe Alexandre Vodoz. Le professeur de littérature Doris Jakubec est sa sœur et le conseiller d'État genevois libéral-radical Olivier Vodoz est son frère. Antoine Vodoz, conseiller d'État vaudois et conseiller national, est leur oncle paternel[1],[2].
Elle est présidente de l'Association vaudoise de protection des consommatrices jusqu'en 1981[3]. Elle travaille à la Fédération romande des consommateurs (FRC), dont elle est vice-présidente[4], puis présidente à partir de , succédant à Michèle Sandrin[3]. Sensibilisée à la lutte pour la protection des eaux, elle crée un mouvement de consommateurs pour la suppression des phosphates dans les détergents[5]. Sur le plan fédéral, ces produits sont interdits dans les poudres à lessive en 1986[6]. C'est également en 1986 qu'elle quitte la présidence de la FRC, remplacée par Marie-Antoinette Crelier[7].
Dans les années 1990, elle est présidente romande de la Fédération suisse pour l'éducation des adultes[8].
Elle est mariée et mère de deux enfants[9].
Parcours politique
[modifier | modifier le code]Irène Gardiol est membre des Verts[10].
Conseillère nationale
[modifier | modifier le code]En 1987, elle est choisie par le Groupement pour la protection de l'environnement être l'une des deux têtes de listes pour l'élection au Conseil national avec le conseiller national sortant Daniel Brélaz[11]. Elle n'est pas élue en 1987, mais elle entre au Conseil national en , remplaçant Daniel Brélaz qui a lui été élu à la municipalité de Lausanne[12]. Lors des élections fédérales du , elle est réélue au Conseil national, devançant de peu Philippe Biéler[13]. Elle y reste jusqu'en [10].
En , elle annonce sa démission du Conseil national, mentionnant sa fatigue et sa lassitude par rapport à la fonction[14]. Elle dit aussi ne jamais avoir réussi à s'intégrer au Conseil national au raison de la concurrence entre élus, même au sein du parti, et des différences culturelles entre élus romands et alémaniques[15]. Au moment de son départ, le journaliste Michel Zendali la qualifie de l'une des "figures les plus populaires" des Verts romands[16]. Philippe Biéler, premier viennent-ensuite, ayant entretemps été élu au Conseil d'État vaudois, c'est Roland Ostermann qui lui succède[14].
Présidente du Parti écologiste suisse
[modifier | modifier le code]En , elle est élue présidente des Verts suisses, fonction qu'elle conserve jusqu'en 1992[12]. Elle succède au conseiller national thurgovien Peter Schmid[12]. C'est sous sa présidence que les Verts décident de lancer un référendum contre les Nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes en [17]. En avril de l'année suivante, elle préside également l'assemblée qui décide de soutenir le référendum du Groupe pour une Suisse sans armée contre l'achat de FA-18[18]. En , elle annonce son intention de quitter la présidence du parti[19]. Elle est remplacée en octobre par la zurichoise Verena Diener[20].
Carrière politique dans le canton de Vaud
[modifier | modifier le code]Lors de l'élection au Conseil d'État vaudois le , elle candidate des Verts[21]. Elle termine neuvième sur onze candidats au premier tour, devançant uniquement son collègue de parti Pierre Santschi et par la candidate du Parti ouvrier et populaire[21].
Le , elle se présente à nouveau au Conseil d'État, cette fois à une élection complémentaire pour la succession de Marcel Blanc, membre de l'Union démocratique du centre[22]. Les Verts vaudois avaient initialement souhaité présenter Philippe Biéler, qui sera finalement élu en 1994, mais ce dernier a décliné la proposition[23]. Elle est battue au premier tour par Pierre-François Veillon, membre lui aussi de l'UDC[22].
Elle est ensuite députée au Grand Conseil du canton de Vaud de 1998-2004. Elle siège également au Conseil communal de Pully à partir de 1988[24] et le préside de 2004 à 2005[6].
Positions politiques
[modifier | modifier le code]Durant le premier semestre de l'année 1990, elle s'engage dans le comité référendaire contre l'arrêté fédéral sur la viticulture qui prévoit des contingentements à l'importation, soulignant que ces derniers nuiraient aux consommateurs[25]. Elle côtoie notamment dans ce comité des politiciens de différents partis, ainsi que des personnalités issues de la grande distribution telles que Karl Schweri[25],[26].
En 1992, et même si elle s'abstient lors du vote au parlement, elle soutient l'adhésion de la Suisse à l'Espace économique européen, contre l'avis du Parti écologiste suisse, mais conformément à la position de la section vaudoise du parti[27],[28]. Elle se retrouve ainsi en porte-à-faux avec le parti qu'elle dirige, notamment lorsque des élus écologistes des différents pays membre de l'Association européenne de libre-échange se retrouvent à Bruxelles en pour signer un manifeste contre l'adhésion à l'EEE[29]. Elle est également favorable à l'ouverture de négociation d'adhésion à l'Union européenne, tout en réservant sa position finale en fonction du résultat des négociations[29].
En 1993, elle participe à une manifestation à Thonon-les-Bains, en Savoie, contre la construction d'une autoroute sur la rive sud du Léman, avec des écologistes rhônalpins, genevois et vaudois[30].
En 1994, elle se montre favorable à l'adhésion de la Suisse à l'Accord général sur les tarifs douaniers et de commerce (GATT)[16].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Éric Hoesli, « Écologistes suisses : Le rayon vert », L'Hebdo, , p. 19 (lire en ligne)
- ↑ Alain Maillard, « Le blues d'Olivier Vodoz », L'Hebdo, , p. 19 (lire en ligne)
- « Les consommatrices romandes lancent leur campagne », L'Impartial, , p. 23 (lire en ligne)
- ↑ « Phosphates: engrais aquatiques indésirables », L'Impartial, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ Fédération romande des consommateurs FRC [1]
- Le Régional, 6 juin 2013, hommage à une carrière politique.
- ↑ Irène Brossard, « Première Neuchâteloise à la barre », L'Impartial, , p. 20 (lire en ligne)
- ↑ « Festival à Couvet », L'Impartial, , p. 21 (lire en ligne)
- ↑ Christian Chevrolet, « Une Vaudoise à la tête des Verts », 24 Heures, , p. 9 (lire en ligne)
- « Irène Gardiol », sur www.parlament.ch (consulté le )
- ↑ Jean Rüf, « Nouvelle locomotive », 24 Heures, , p. 25 (lire en ligne)
- « Une présidente pour les Verts », L'Impartial, , p. 4 (lire en ligne)
- ↑ « Rapport des forces inchangé », Journal du Nord vaudois, , p. 5 (lire en ligne)
- « L'écologiste Irène Gardiol démissionne », Journal de Genève, , p. 12 (lire en ligne)
- ↑ Daniel Audétat, « Une écolo vaudoise lâche Berne », Le Nouveau Quotidien, , p. 9 (lire en ligne)
- Michel Zendali, « Le Parti écologiste suisse balance entre deux identités », Le Nouveau Quotidien, , p. 10 (lire en ligne)
- ↑ « Référendum confirmé », L'Impartial, , p. 6 (lire en ligne)
- ↑ « Non écologiste au FA-18 », L'Impartial, , p. 6 (lire en ligne)
- ↑ « Changement de tête », L'Impartial, , p. 6 (lire en ligne)
- ↑ « "Röstigraben" écologiste », L'Impartial, , p. 6 (lire en ligne)
- « Dans la continuité - Pas de surprises aux élections vaudoises », L'Impartial, , p. 4 (lire en ligne)
- « P.-F. Veillon haut la main », L'Express, , p. 5 (lire en ligne)
- ↑ Daniel Audetat, « Chronique vaudoise d'une candidature préméditée », Le Nouveau Quotidien, , p. 11 (lire en ligne)
- ↑ Agence télégraphique suisse, « Irène Gardiol démissionne du Conseil national », 24 Heures, , p. 15 (lire en ligne)
- « Déjà le goût de bouchon », L'Impartial, , p. 4 (lire en ligne)
- ↑ Yves Petignat, « François Loeb: contre une injustice », L'Impartial, , p. 32 (lire en ligne)
- ↑ Yves Petignat, « Le Parlement a voté. Le courage a vaincu. », Le Nouveau Quotidien, , p. 1 (lire en ligne)
- ↑ « Les Verts tentent de se justifier », L'Impartial, , p. 6 (lire en ligne)
- Xavier Pellegrini, « Les Verts de l'AELE se préparent à lancer un manifeste contre l'EEE », Le Nouveau Quotidien, , p. 9 (lire en ligne)
- ↑ Mario Carera, « Les écologistes enterrent l'autoroute du Sud Léman », Le Nouveau Quotidien, , p. 8 (lire en ligne)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives à la vie publique :