Irène Allier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Allier.
Irène Allier
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
Nationalité
Activité
Père
Autres informations
A travaillé pour

Irène Allier est une journaliste politique française née le et décédée en novembre 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Georges Altman[1] (1901-1960), l'éditorialiste de Franc-Tireur, Irène Allier baigne dans un milieu familial situé dans la tradition d’un journalisme engagé aux marges du PCF. Le premier grand journal dans lequel elle travaille est le Libération de d’Astier de la Vigerie. Au milieu des années 1960, elle rejoint le service politique de L'Express où, aux côtés de Michèle Cotta et Catherine Nay, elle couvre les milieux centristes.

Peu en accord avec l’orientation impulsée par Jean-Jacques Servan-Schreiber, elle quitte le journal pour Le Point avant que son ami Georges Mamy la recrute au service politique du Nouvel Observateur. Débarquant rue d’Aboukir en , elle est d’abord surprise par l’absence de directives données aux rédacteurs. Mais elle s’impose vite comme une figure respectée du service aux côtés de Georges Mamy dont elle partage le bureau. Surnommé “papy et mamy” par le reste de la rédaction, ils sont tous deux sur des positions unitaires favorables à l’alliance avec le PCF et à François Mitterrand.

Chargée personnellement du suivi du PCF et de la majorité, elle est aussi beaucoup sollicitée lors des élections législatives de 1978 et de la campagne présidentielle de 1981. Sur la question communiste, elle se fait l’écho des thèmes soulevés par Jean Elleinstein et Guy Konopnicki dans leurs ouvrages respectifs, n’hésitant pas à interviewer le second (). Elle traite aussi épisodiquement de leaders de la droite comme Raymond Barre (“Prenez garde à ce bon gros”, 10 avril 1978) et Jacques Chirac dont elle suit “Le parcours du combattant” () avec intérêt. Mais elle ne se limite pas à couvrir seulement l’actualité des partis et des hommes politiques.

En effet, elle porte aussi une grande attention aux questions de justice et de bavures policières, interviewant à ce sujet Bernard Delplace et Michel Marcus. Elle critique d’ailleurs le projet Peyrefitte à plusieurs reprises (juin 1980), donnant la parole au président de la cour d'assises de Paris, André Braunschweig (, , ). Mais elle évoque aussi la question de la peine de mort (), de l’avortement () et des immigrés (), critiquant à ce sujet âprement le Parti communiste sur l’« affaire de Vitry »[note 1]. Fidèle à son ami Georges Mamy, elle suit ce dernier lorsqu’il quitte le journal en 1985.

Irène Allier vit à Paris.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le 24 décembre 1980, le maire communiste Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), Paul Mercieca, fait procéder à la destruction d'un foyer destiné à accueillir 320 travailleurs maliens par des bulldozers.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Daniel, La prison juive : humeurs et méditations d'un témoin (lire en ligne), p. 75.