Iouri Levitine

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Iouri Abramovitch Levitine (en russe : Юрий Абрамович Левитин, en anglais : Yuri Levitin ou encore Jery Lewitin[1], en translit.-ISO russe Ûrij Levitin), né le à Poltava et mort le [2],[3] ou le [4],[5] à Moscou, est un compositeur de musique classique soviétique ukrainien[4],[6]. Il fut l'élève de Dmitri Chostakovitch.

Mieczysław Weinberg, grand compositeur soviétique et ami de Chostakovitch, lui dédia son Quatuor à cordes no 14, Opus 122, de 1978[7],[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Levitine est né le 28 décembre 1912 à Poltava en Ukraine. En 1935, il est diplômé au Conservatoire de Leningrad. En 1937, il obtient un diplôme de troisième cycle en piano. Il poursuit ensuite le conservatoire par des classes de composition sous l'enseignement de Dmitri Chostakovitch (qui y enseigna de 1937 à 1966), et obtient son diplôme en composition en 1942[4],[5].

Il est pianiste à la Société Philharmonique de Leningrad de 1931 à 1941[4],[5]. Puis il devient responsable de 1941 à 1942 de la partie musicale du théâtre des variétés[4],[5] de Tashkent en Azerbaïdjan, une grande partie du conservatoire de Leningrad et nombre de compositeurs ayant alors fuit l'invasion allemande en se réfugiant à Tashkent[8]. À partir de 1942, il vit et travaille à Moscou[4],[5].

Sa carrière artistique commence en 1937. Il devient membre du Parti communiste de l'Union soviétique (PCUS) en 1947[5].

Très peu d'informations semblent disponibles sur sa vie privée. Il fut le second mari de la joueuse de tennis russe ГРИНГАУТ Наталья Яковлевна (Natalia Yakovlevna GRINGAUT, -)[9]. Ils sont inhumées côte à côte[9],[2] au cimetière.

Il meurt le 2 août 1993 à Moscou. Il est enterré au cimetière de la Présentation (Vvedenskoïe kladbichtche) de Moscou[5].

Compositions[modifier | modifier le code]

Le champ couvert par les compositions de Iouri Levitine est très vaste, le compositeur semblant avoir tout fait de possible dans ce domaine dans sa carrière, passant de la symphonie et de l'opéra à la chanson de variétés ou aux musiques d'illustration pour dessins animés. Ses œuvres comportent[10] :

  • quatre opéras :
  • une opérette : "le coup du couronnement" (1972)[5]
  • de nombreuses chansons, notamment des cycles de chansons sur des textes de poètes russes et soviétiques ainsi que sur des poèmes de Robert Burns[11],[4]
  • de nombreuses œuvres vocales symphoniques, notamment des pièces à thématique militaire (oratorio "Guerre sainte" (1942), le "Requiem à la mémoire des héros tombés" (1946)) ou patriotique ("Patrie", "Les lumières de la Volga" (1951))[4]
  • sept cantates,
  • deux symphonies :
    • Symphonie no 1 «Jeunesse» (1948, revue en 1955)[5]
    • Symphonie no 2, sur des paroles de E. Vinokourov (1962)[5]
  • des concertos pour orchestre,
  • des concertos ou œuvres concertantes pour instruments solistes et orchestre, dont des concertos pour la trompette, la clarinette, le violoncelle (dont une Suite pour violoncelle et orchestre de chambre, interprétée par Mstislav Rostropovitch au Carnegie Hall en 1967[12]) le hautbois (Concerto pour Hautbois en la majeur, Op. 50, 1959[13]) et le cor,
  • de la musique de chambre, dont 14 quatuor pour cordes[11] et des œuvres pour instrument seul (Sonate pour contrebasse, Op. 58[14]),
  • cinq suites pour orchestre de variété ("Jeunesse", "Russe", "Ballet", "Sport" et "Ukrainien")[4],
  • la musique d'au moins 41[15] films, court-métrages et dessins animés russes. Il a notamment écrit la musique :

Distinctions[modifier | modifier le code]

Écouter en ligne[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Quatuors. Cordes. No. 14. Op. 122 - Moisej Samuilovič Vajnberg (1919-1996) - Œuvre - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur Bibliothèque nationale de France,‎ (consulté le 5 avril 2014)
  2. a et b la date indiquée sur sa tombe au cimetière de la Présentation de Moscou est bien le 26 juillet 1993, tel que visible sur les deux photos de cette page (inscription à gauche, "Левитин") : (ru)site russe dédié aux tombes des célébrités
  3. la source suivante indiquerait le  : Shostakovich, Dmitri; Glikman, Issak; Phillips, Anthony (ed.) (2001). Story of a Friendship: The Letters of Dmitry Shostakovich to Isaak Glikman, 1941-1975 sur Google Livres, page 331. ISBN 0-8014-3979-5.
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n (ru) « SovMusic.ru - Авторы и исполнители: Юрий Левитин »
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p (ru) « Юрий Левитин - биография - российские композиторы - Кино-Театр.РУ (Yuri Levitin - Biographie - compositeurs russes - Kino-Teatr.RU) » (consulté le 6 avril 2014)
  6. « Discography of Recordings » [PDF] (consulté le 5 avril 2014)
  7. « brochure de la 6e Biennale de quatuors à cordes - Samedi 25 janvier 2014 » [[PDF]], sur Cité de la musique, Hugues de Saint Simon,‎ (consulté le 5 avril 2014)
  8. « La Musique du XXe siècle en Russie et dans les anciennes Républiques soviétiques », Fayard,‎ (ISBN 9782213639000, consulté le 6 avril 2014), p. 94
  9. a et b (ru) « Nécropole du sport. Gringaut Natalia Y. (1913-2002) » (consulté le 6 avril 2014) : « (ru)"второй муж - композитор, народный артист РСФСР Юрий Абрамович Левитин (1912-1993)" = "second mari: le compositeur, artiste du peuple de la RSFSR, Iouri Levitine (1912-1993)" »
  10. Onno van Rijen, « Yuri Levitin - Internet Edition compiled by Onno van Rijen »,‎ (consulté le 5 avril 2014)
  11. a et b livret de (en) œuvres russes sur des textes de Robert Burns [« Russian Settings of Robert Burns »], label Toccata Classics,‎ , CD, numéro catalogue TOCC0039, durée : 59:56 (ISBN 5-060113-440396, présentation en ligne, écouter en ligne)
  12. http://www.allmusic.com/performance/suite-for-cello-and-chamber-orchestra-mq0001379244
  13. « Oboe Concerto in A minor, Op. 50 - Yuri Levitin - Details, Parts / Movements and Recordings - AllMusic » (consulté le 6 avril 2014)
  14. http://www.allmusic.com/composition/sonata-for-double-bass-op-58-mc0002708922
  15. (en) « Yuri Levitin - IMDb », sur Internet Movie Database (consulté le 5 avril 2014)
  16. « BnF catalogue général - Notice bibliographique - Quiet flows the Don », sur Bibliothèque nationale de France (consulté le 5 avril 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]