Iodure de bismuth(III)

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Iodure de bismuth(III)
Image illustrative de l’article Iodure de bismuth(III)
Image illustrative de l’article Iodure de bismuth(III)
Structure cristalline de l'iodure de bismuth(III)
Identification
DCI Triiodure de Bismuth
Nom UICPA Triiodure de Bismuth
Synonymes

triiodure de bismuth

No CAS 7787-64-6
No ECHA 100.029.207
PubChem 111042
Apparence Solide noir-verdâtre[réf. souhaitée]
Propriétés chimiques
Formule brute BiI3
Masse molaire[1] 589,69381 ± 0,0001 g/mol
Bi 35,44 %, I 64,56 %,
Susceptibilité magnétique -200,5×10−6 cm3·mol-1 [réf. souhaitée]
Propriétés physiques
fusion 408,6 °C [réf. souhaitée]
ébullition 542 °C[réf. souhaitée]

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L'iodure de bismuth(III) est un composé inorganique de formule chimique BiI3. Il s’agit d’un solide noir-verdâtre, produit de la réaction du bismuth et de l’iode, il fut un composé important en analyse qualitative non-organique[2],[3].

Il adopte une structure cristallographique particulière où les atomes d’iode forment un réseau hexagonal compact et les atomes de bismuth occupent soit aucun soit les deux tiers des sites octaédriques (alternance de couches). Ainsi ils occupent un tiers du total des sites octaédriques[4],[5].

Synthèse[modifier | modifier le code]

L'iodure de bismuth(III) est formé par chauffage d’un mélange de poudre de bismuth et de diiode[6] :

2Bi + 3I2 → 2BiI3

L'iodure de bismuth(III) peut également être synthétisé à partir d’oxyde de bismuth et d’une solution aqueuse d’acide iodhydrique[7] :

Bi2O3(s) + 6HI(aq) → 2BiI3(s) + 3H2O(l)

Réactions[modifier | modifier le code]

L'iodure de bismuth(III) étant insoluble dans l’eau, la présence de Bi3+ peut être vérifiée par ajout d’une source d’ion iodure (iodure de potassium par exemple). L’apparition d’un précipité noir indique la présence d'ions bismuth (III)[8].

L'iodure de bismuth(III) peut également former des anions d’iodobismuth(III) s’il est chauffé en présence de donneur salin[9] :

2 NaI + BiI3 → Na2[BiI5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. McGraw-Hill Dictionary of Scientific and Technical Terms, McGraw-Hill, (lire en ligne)
  3. Francis M. Turner, Jr., Daniel D. Berolzheimer, William P. Cutter et John Helfrich, The Condensed Chemical Dictionary, New York, Chemical Catalog Company, (lire en ligne), p. 107
  4. Lesley Smart et Elaine A. Moore, Solid State Chemistry: An Introduction, CRC Press, (ISBN 0-7487-7516-1, lire en ligne), p. 40
  5. Rosemary Ann Mackay et W. Henderson, Introduction to Modern Inorganic Chemistry, CRC Press, , 122–6 p. (ISBN 0-7487-6420-8, lire en ligne)
  6. Hugo Erdmann et Frederick Leavy Dunlap, Handbook of Basic Tables for Chemical Analysis, New York, John Wiley & Sons, (lire en ligne), p. 76
  7. (en) Norman N. Greenwood et Alan Earnshaw, Chemistry of the Elements, Butterworth-Heinemann, (ISBN 0080379419), p. 559
  8. Thomas J. Bruno et Paris D. N. Svoronos, Handbook of Basic Tables for Chemical Analysis, CRC Press, (ISBN 0-8493-1573-5, lire en ligne), p. 549
  9. Nicholas C. Norman, Chemistry of Arsenic, Antimony and Bismuth, Springer, , 168–70 p. (ISBN 0-7514-0389-X, lire en ligne)