Intolérance au glucose

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L'intolérance au glucose ou tolérance abaissée au glucose (ou IGT pour les anglo-saxons, pour Impaired Glucose Tolerance) est une maladie. Elle est un problème de santé publique :

35 % des personnes touchées par l'IGT développeront un diabète de type 2 dans les 8 ans[1], le type de diabète le plus fréquent (85 à 95 % des diabétiques) dans les pays développés (1) avec plus de prévalence parmi les diabétiques des pays en voie de développement.

Prévalence[modifier | modifier le code]

C'est un problème qui semble en augmentation constante[2], comme le diabète dans tous les pays, mais avec des zones et populations diversement affectées. Chez les 20-79 ans, en 2005, 314 millions de personnes dans le monde seraient atteintes d'IGT, et l'association mondiale contre le diabète estime qu'en 2025, au rythme actuel, 472 millions de personnes pourraient être touchées[3], Outre la composante génétique, cette maladie semble être favorisée par plusieurs facteurs sociaux-environnementaux qui paraissent liés à la sédentarisation, à l'alimentation et peut-être à la pollution.

Diagnostic biologique[modifier | modifier le code]

Par convention[réf. souhaitée] les valeurs de glycémie suivantes permettent le diagnostic d'intolérance au glucose :

  • 6,1 à 6,9 mmol⋅l-1 à jeun (soit 1,10 à 1,26 g⋅l-1) ;
  • 7,8 à 11,1 mmol⋅l-1 (soit 1,40 à 2,00 g⋅l-1) deux heures après l'ingestion de 75 g de glucose.

Traitements[modifier | modifier le code]

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Les risques d'évolution en diabète et de développement de maladie cardiovasculaire est plus important que pour l'hyperglycémie à jeun.

Bien qu'il existe des médicaments qui permettent de retarder l'apparition de diabète, les modifications du mode de vie jouent un rôle plus important dans la prévention du diabète. Les patients atteints d’intolérance au glucose devraient faire de l'exercice régulièrement, la stimulation musculaire induisant le captage du glucose dans les tissus musculaires même en absence/déficience d'insuline, perdre de 5 à 7 pour cent de leur poids, afin de limiter l'intolérance à l'insuline induite par le tissu adipeux, ainsi que limiter l'ingestion de sucres et de glucides raffinés ou hautement transformés, en anglais les highly processed carbohydrates.

Impacts sociaux-économiques[modifier | modifier le code]

Cette affection, quand elle évolue en diabète, a des conséquences lourdes, dont les maladies cardiovasculaires, les attaques cérébrales, l'angiopathie, la neuropathie, l'insuffisance rénale (néphropathie), la cécité (rétinopathie) et l'amputation. Toutes affections qui aggravent l’invalidité, la diminution de l’espérance de vie et augmentent les dépenses médicales (le diabète est devenu la quatrième ou cinquième cause de mortalité dans la plupart des pays développés). Il a d'abord surtout touché des pays riches.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Warram JH, Sigal RJ, Martin BC, Krolewski AS, Soeldner JS, « Natural history of impaired glucose tolerance: follow-up at Joslin Clinic », Diabet Med, vol. 13, no 9 Suppl 6,‎ , S40-5. (PMID 8894480) modifier
  2. Fiche OMS
  3. Source : Association mondiale contre le diabète

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]