Interprétation des rêves

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Interprétation des rêves. Gravure d'un livre de colportage anglais.

L'interprétation des rêves ou onirocritique est l'ensemble des techniques, rituelles ou symboliques, qui tentent, au sein d'une culture donnée, de donner un sens au rêve. Objet étudié par les neurosciences depuis les années 1960 (psychophysiologie et neurophysiologie du rêve), la production onirique est appréhendée par les recherches en anthropologie qui analysent le traitement traditionnel du rêve dans différentes cultures, mais aussi par la psychanalyse et la psychologie analytique. Elle représente également un objet d'investigation pour les sciences sociales.

Systèmes interprétatifs[modifier | modifier le code]

Confrontés au phénomène du rêve, les humains ont développé, selon la diversité des cultures, divers systèmes interprétatifs. Souvent répertoriés dans la littérature savante [1] , ils peuvent être de nature très variés:

  • Populaires et spontanés
  • Savants et élaborés
  • Liés à des systèmes de croyances
  • Purement commerciaux

Habituellement, le grand public croit en maîtriser l'un ou l'autre [2]. Dans les faits, il utilise fréquemment ce qui est convenu de nommer une Clé des songes.

Les clés des songes[modifier | modifier le code]

Nous savons par les textes anciens que de très nombreuses Clés des songes ont existé par le passé dans différentes civilisations et cultures[3].

Définition de l'expression Clé des songes[modifier | modifier le code]

On appelle habituellement Clé des songes un document écrit se présentant sous forme de répertoire classé alphabétiquement ou non d'un certain nombre de mots supposés être des objets ou image d'un rêve. Ces listes peuvent comporter plusieurs milliers de mots d'objets, d'animaux ou de situations auxquels sont attribués des significations [4] selon le système interprétatif du cadre culturel concerné: païen, religieux, ésotérique, etc... De très nombreuses civilisations anciennes ont utilisé de telles tables interprétatives (Mésopotamie, Chine, Inde, Hittites, Égypte, etc.) [5].

Typologie[modifier | modifier le code]

Il existe de très nombreux types de Clé des songes classable selon divers critères:

  • Leur taille, poids, facture (Littérature de colportage)
  • Leur présentation (luxueuse, savante, ésotérique)
  • Leur caractère religieux (chrétienne, juive, musulmane, bouddhiste, shintoïste, etc...) comme celle de Mohamed Ibn Sirine pour la tradition islamique.
  • Leur caractère naturaliste ou encyclopédique.
  • Leur caractère ésotérique ou mystique comme dans le spiritisme où une entité non-physique tente de rentrer en contact avec un humain.

Quelques Clés des songes célèbres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Artémidore de Daldis.

Trois auteurs classiques ont rédigé de telles clés des songes, souvent reproduites et imprimées sous d'autres noms:

Artémidore classe, dans ce traité [7], le phénomène onirique en deux catégories puis sous-catégories:

- Les rêves (enupnion): qui, selon lui, "signifient la réalité présente".

- Les songes (oneiros), qui, selon lui, "signifient l'avenir". Ces derniers peuvent être subdivisés à leur tour en:

1- Songes théorématiques[8]: "songes dont l'accomplissement a pleine ressemblance avec ce qu'ils ont fait voir", eux-mêmes subdivisés en songes qu'il nomme:

. Le fantôme

. La vision

. La réponse oraculaire

2- Songes Allégoriques: "songes qui signifient de certaines choses au moyen d'autres choses". Ils seraient de cinq "espèces"[9]:

. Personnels

. Non personnels

. Communs

. Politiques

. Cosmiques


Autres systèmes interprétatifs[modifier | modifier le code]

L'interprétation religieuse[modifier | modifier le code]

Sans recours à une clé, certaines religions ont recours à un mode interprétatif particulier du contenu des rêves, y faisant intervenir les composantes du panthéon de leur religion, Dieu, le diable, les démons, les anges, les saints, la Vierge Marie, etc... Se rajoute fréquemment à ce panthéon divers personnages célèbres et considérés comme saints et qui sont supposés expédier des rêves particuliers[12].

- Origène (185?-253?),

- Tertullien (160?-220?)[13],

- Cyprien (205?-258) [14],

- Lactance (250-325),

- Augustin évêque d'Hippone (354-430)[15],

- Grégoire de Tours (538-594)[16]

- Isidore de Séville (570?-636) [17].

  • Dans le Judaïsme le modèle interprétatif ésotérique se trouve également dans la Kabbale[18].
  • Selon Henry Corbin, Toufy Fahd et Benjamin Kilborne, dans l'Islam, selon qu'il s'agisse du dogme coranique ou de pratiques et croyances populaires[19] traditionnelles en de saints hommes, aux djinns (djounoun), le rêve demeure important à interpréter, mais son origine supposée est différente. C'est dans le soufisme que la référence au rêve, comme proximité du divin, est la plus évidente[20] [21]. L'auteur de clé des songes Mohamed Ibn Sirine aurait été le secrétaire d'Anas ibn Malik, lui-même compagnon de Mahomet.

L'interprétation populaire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : folklore et cauchemar (folklore).
  • Les études folkloriques retrouvent souvent dans les usages populaires diverses formes de traitement du rêve qui peuvent associer comportements et relations à une pratique interprétative performative[22]. Selon la diversité des cultures populaires, rêves et cauchemars peuvent être attribués à des esprits, fées, lutins ou autres entités de l'au-delà. Défunts, ancêtres peuvent également tenter, selon ces croyances, de communiquer à travers les rêves avec les vivants. Dès lors l'interprétation populaire référait aux expéditeurs de ces rêves qu'il fallait identifier pour décoder le message: conseils, reproches, menaces, par exemple[23].

L'interprétation ésotérique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Ésotérisme et Allan Kardec.

L'interprétation matérialiste[modifier | modifier le code]

Article détaillé : matérialisme.
  • L'interprétation strictement matérialiste des rêves et cauchemars leur attribue généralement un sens lié à une cause strictement matérielle (température, bruits, digestion, désir sexuel, etc...) sans autre sens ou utilité particulière. Le système interprétatif strictement matérialiste réduit la question de l'interprétation du rêve au fait de trouver sa cause antécédente [24].

L'interprétation médicale[modifier | modifier le code]

  • En hypnologie, discipline médicale qui étudie le sommeil, diverses interprétations peuvent être développées, catégorisant divers types de rêves possibles, associés ou non à des éventuelles pathologies de divers ordres[25].

L'interprétation scientifique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Michel Jouvet et Allan Hobson.
  • Le neurobiologiste français Michel Jouvet (1925-2017), spécialiste des rêves, a développé toute une onirologie scientifique au-travers de nombreux ouvrages.

L'interprétation romantique littéraire[modifier | modifier le code]

  • La littérature romantique a puisé ses sources d'inspiration depuis très longtemps dans rêves et cauchemars. C'est, notamment, le cas du romantisme allemand, mais aussi des romantismes britanniques, français, italiens et espagnols.
  • André Breton et le Surréalisme illustrent également la référence onirique comme source d'inspiration dans la littérature et les arts.

Théories et croyances[modifier | modifier le code]

Les théories religieuses[modifier | modifier le code]

Les théories monothéistes[modifier | modifier le code]

De manière générale, dans les religions monothéistes, le rêve est interprété comme potentiel message, émanant de diverses sources possibles et qu'il s'agit donc de déchiffrer. Ordre divin ou tentation diabolique, le débat se joue souvent entre ces deux polarités: le rêve est-il clairement positif, envoyé par la divinité, ou bien trouble et suspecté d'une origine diabolique ?

  • Dans le judaïsme, même si le rêve est considéré comme une partie (1/40è) de la prophétie, c'est dans sa version ésotérique qu'est la kabbale que les usages du rêve et leurs interprétations sont débattues [26].
  • Dans l'islam c'est dans le cadre du soufisme que se manifeste plus particulièrement la référence aux rêves supposés être le lieu de contact avec Dieu [27].

Les théories polythéistes[modifier | modifier le code]

  • En contexte polythéiste les rêves sont attribués à des canaux de contacts privilégiés entre les divinités et les humains. Du fait de la multiplicité des dieux et de leur éventuelle hiérarchie, il peut y avoir tensions et conflits entre divinités qui, par la voie du rêve, tentent d'exercer leurs pouvoirs sur les humain(e)s. Les divinités étant dotés des mêmes caractères potentiels que les humains, ils peuvent avoir leurs humeurs, leurs désirs, leurs jalousies, leurs dépressions et leurs colères [28].

Les théories animistes[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : animisme, chamanisme et Edward Tylor.
  • En contexte animiste prévaut l'idée selon laquelle les rêves permettraient le contact entre le psychisme humain et divers esprits de la nature (plantes, animaux, sites géographiques, et autres instances numineuses non-humaines [29].

Edward B. Tylor fut le premier, selon Henri Ellenberger, à étudier les conceptions de l'âme des peuples autochtones:

"Pendant le sommeil ou lors d'un évanouissement, l'"âme" semble se séparer du corps. Dans les rêves et hallucinations, le dormeur voit des formes humaines différentes de celles de son expérience consciente. Ces deux représentations convergent dans la théorie que l'homme porterait en lui une sorte de double, une âme-esprit dont la présence dans le corps est requise pour pouvoir mener une vie normale, mais qui peut abandonner le corps pour un temps et aller à l'aventure, en particulier pendant le sommeil"[30]

Les théories philosophiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Argument du rêve.

Les théories scientifiques[modifier | modifier le code]

Les disciplines scientifiques concernées par la question du rêve (physiologie, psychologie, psychiatrie, neurologie et neurochimie notamment) développent diverses théories en lien avec l'état d'avancement des connaissances expérimentales de chaque époque en psychopathologie, neurophysiologie, neuropsychologie et neurosciences.

Neurophysiologie[modifier | modifier le code]

La neurophysiologie a développé une neurophysiologie du rêve avec des travaux de chercheurs tels Nathaniel Kleitman, Eugen Aserinsky et William Dement de l'école de Chicago (1953 à 1958). Comme en physiologie, ces chercheurs tentent de trouver la fonction du rêve en tant que phénomène physiologique, et, par extension, le(s) sens de(s) (certains) rêves. La grille interprétative des rêves, dans ce contexte, touche aux questions de mémoire et d'adaptation fonctionnelle [31] .

Psychologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rêve en psychologie analytique.

Selon les différentes disciplines ou branches de la psychologie comme la psychologie cognitive, la psychologie expérimentale, ou de la psychopathologie, selon la diversité des écoles, comme celle de la psychologie dynamique ou de la psychologie analytique, rêves et cauchemars peuvent être interprétés, selon le cadre théorique propre à ces disciplines ou écoles comme les symptômes d'un trouble névrotique, d'une manifestation psychotique, ou d'un trouble de stress post-traumatique, comme certains cauchemars récurrents [32].

Psychiatrie[modifier | modifier le code]

  • L'onirisme qui pourrait être interprété autrement est cependant une pathologie reconnue en psychiatrie.

Hypnologie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : hypnologie et cauchemar.

Les théories en sciences humaines[modifier | modifier le code]

Anthropologie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Edward Tylor et Géza Róheim.
  • L'anthropologue britannique Edward Burnett Tylor (1832-1917), dans son ouvrage Primitive culture élabore la théorie selon laquelle les rêves seraient à l'origine des premières religions qu'il qualifie d'animistes[33] .
  • L'anthropologue et psychanalyste américano-hongrois Géza Róheim (1891-1953), père de l'anthropologie psychanalytique, dans son ouvrage Les portes du rêve définit le rêve comme le "plus petit dénominateur psychique de l'humanité" [34].

Sociologie[modifier | modifier le code]

Le sociologue Bernard Lahire a proposé récemment une interprétation sociologique des rêves[35]

Les théories culturelles et folkloriques[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : folklore, conte merveilleux et cauchemar (folklore).

Dans l'extrême diversité des cultures l'on rencontre le rêve sous l'aspect de son contenu traduit en récits légendaires ou sous formes de contes, de conte merveilleux, de mythes, de légendes où apparaissent fées, lutins et esprits [36].

Psychanalyse et psychologie analytique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rêve # Psychologie.

Freud et le rêve[modifier | modifier le code]

Article détaillé : L'Interprétation du rêve.
Freud, Die Traumdeutung, 1900.

La publication en 1900 du livre Die Traumdeutung (L'Interprétation du rêve) par Sigmund Freud marque un tournant dans la compréhension du rêve.

Au niveau épistémologique, pense Paul-Laurent Assoun, le geste de Freud consiste à réintroduire la production onirique dans la psychologie[37].

Selon Freud, l'« interprétation des rêves est la voie royale qui mène à la connaissance de l'inconscient »[38]. Le rêve, loin d'être un phénomène absurde ou magique, possède un sens : il est « l'accomplissement d'un désir »[39]. Freud écrit en effet au chapitre III de L'interprétation du rêve intitulé dans la traduction des OCF.P « Le rêve est un accomplissement de souhait » que le rêve « n'est pas dénué de sens ni absurde », qu'il est « un phénomène psychique à part entière et pour tout dire un accomplissement de souhait »[40]. L'interprétation d'un rêve consiste à élucider son contenu latent, c'est à dire les pensées latentes que le rêveur a refoulées dans son inconscient et que le travail du rêve[41], en contournant la « censure », transforme en contenu manifeste du rêve, tel que celui-ci peut apparaître dans le « récit du rêve » dont un patient dans son souvenir peut l'adresser au psychanalyste.

L'interprétation des rêves selon Carl Gustav Jung[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (avril 2018)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
Article détaillé : Rêve en psychologie analytique.
Les intuitions de Jérôme Cardan, qui aurait trouvé la solution de l'équation du troisième degré en rêvant, sont pour Jung un matériel d'étude.

L'approche que Jung fait du rêve est sensiblement différente de celle de Freud. Pour lui, en effet, le rêve n'est pas d'abord la réalisation d'un désir inconscient mais la meilleure expression possible de l'état psychique inconscient du moment. Jung ne contredit pas la pertinence de l'approche de Freud, mais il la passe au second plan dans son approche théorique. Quant à la clinique il insiste sur la nécessité d'y intégrer toute la psychanalyse freudienne, ce qui implique, pour le clinicien, de faire un choix d'interprétation freudienne, ou d'approcher le rêve comme Jung nous l'a proposé.

Partir de l'hypothèse que le rêve est la meilleure expression possible de l'état actuel du psychisme inconscient implique une toute autre approche clinique. Le rêve est alors considéré dans son contenu manifeste comme lien symbolique entre le moi et l'inconscient, donc comme potentialité d'unification de la psyché, c'est-à-dire d'accès au soi considéré comme totalité psychique. Mais parler de lien symbolique implique de se référer à la conception jungienne du symbole : celui-ci est considéré par Jung comme un lien vivant entre le conscient et l'inconscient, lien vivant qui implique qu'il soit abordé dans toutes ses composantes, c'est-à-dire dans tous les éprouvés, affectifs et sensoriels, qui le constituent, et non uniquement dans son aspect d'image qui, sinon, pourrait trop facilement aliéner le moi dans un miroir narcissique mortifère. D'une certaine façon on peut dire que, pour Jung, le symbole s'enracine dans le corps.

De cette conception il s'ensuit que le rêve est plus considéré, éprouvé, revécu par le sujet avec sa conscience éveillée, bien plus qu'il n'est interprété en vue d'une compréhension. Bien au contraire Jung considère que le rêve, comme tout symbole, s'épuise au fur et à mesure qu'il est compris et intégré. Il cesse alors d'être vivant, symbolique.[réf. nécessaire]

Psychologie, cognitivisme, neurosciences[modifier | modifier le code]

Les débats et critiques portent sur L'interprétation du rêve de Freud, en particulier sur la notion d'association libre en psychanalyse :

Selon le psychologue, sociologue et essayiste G. William Domhoff[42], l'idée selon laquelle l'association libre permet d'accéder au contenu latent du rêve est infirmée par des travaux de psychologie expérimentale. Le neuropsychiatre Allan Hobson a critiqué l’ouvrage de Domhoff en lui reprochant de méconnaître les mécanismes neurobiologiques qu'il étudie[43]

Pour le psychologue cognitiviste David Foulkes, l'idée selon laquelle l'association libre permet d'accéder au contenu latent du rêve est infirmée par des travaux de psychologie expérimentale qui ont conclu au caractère arbitraire de cette méthode[44] Drew Westen (en) remarque que Foulkes partage des points de vue avec la théorie de Freud, notamment qu'il existe un contenu latent et un contenu manifeste qui en est la transformation, et que cette transformation relève d'un langage à déchiffrer[45].

Selon le neurologue Bernard Lechevalier, il n'y a pas d'impossibilité neuronale de la conception psychanalytique du rêve[46]. Selon le neuroscientifique Winson, l’association libre de Freud est une méthode valide qui permet l'accès au contenu latent[47].

Spiritualité et religions[modifier | modifier le code]

Parmi les interprétations religieuses ou spiritualistes, liées à des systèmes de croyance, celles juives, chrétiennes ou musulmanes considèrent le rêve comme un message de l'au-delà. Les religions émanationistes en font une partie de la conscience divine en l'humain. Les religions créationnistes l'interprètent comme un message venu d'un divin distinct de l'humain. De nombreuses religions animistes donnent également au rêve et à son sens une place majeure dans leurs cosmologies, tels les aborigènes d'Australie. Certains peuples autochtones (peuples premiers, peuples indigènes ou peuples traditionnels) voient dans les rêves des messages venus de leur(s) ancêtre(s).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au 17è siecle on trouvera, par exemple: l' Artemidori Daldiani & Achmetis Sereimi F. Oneirocritica de 1603, édition annotée, avec trad. latine, du texte grec d'Artémidore, de Nicolas Rigault (Garde de la Bibliothèque du Roi), Lutetiae, Ex. Officin Claudii Morelli, ou l' Onirocrite musulman de Pierre Vattier, 1664
  2. à minima celui en vigueur au sein de son milieu familial, lui-même fréquemment originaire d'une clé des songes d'une période historique précédente Cf. Lise Andries, 1988, citée plus bas
  3. Sources orientales, Les songes et leur interprétation, 1959, G. Dagron, "Rêver de Dieu et parler de soi", in T. Grégory (éd.), I sogni nel medioevo, Rome, 1985, Lessico intellettuale europeo, 35
  4. relevant dès lors de l'herméneutique, du symbolisme, voire de la symbologie
  5. voir Roger Caillois et von Grünebaum cités plus bas
  6. Artémidore, La Clef des songes, trad. A. J. Festugière, Librairie Philosophique J. Vrin, 1975, col. Bibliothèques des textes philosophiques, 299 p.
  7. op. cit. p. 19
  8. Artémidore, La clef des songes, op. cit. p. 20
  9. Artémidore, La clef des songes, op. cit. p. 21
  10. Ibn Sîrîn, L'interprétation des rêves, éd. Alif/poche, 2003.
  11. Achmet, "Clefs des songes" éd. F.Dreyxl, Achmetis oneirocriticon, Leipzig, éd. Teubner, 1925.
  12. Alliance Mondiale des Religions (4è colloque), Les songes et les rêves, DésIris, 1992.
  13. Cf. son traité De anima voir Du sommeil, des songes, de la mort par Pierre Klossowski (1948), Le Promeneur, 1999, 65 p. et G. Bardy, "Saint Augustin et Tertullien", L'année théologique augustinienne, 13, 1953, pp. 145-150.
  14. Cf. A. d'Alès, "Le mysticisme de saint Cyprien", Revue d'Ascétique et de mystique, t.2, 1921.
  15. Cf. Les confessions, éd. Garnier, 1950.
  16. Cf. in Pierre Saintyves, En marge de la Légende Dorée, Paris, 1930
  17. Martine Dulaey, Les rêves dans la vie et la pensée de saint Augustin, Études Augustiniennes, 1973. Jean Bosc, "L'interprétation protestante des songes bibliques", in Alliance Mondiale des Religions, pp. 147-162.
  18. Shmouel Tyano, Les rêves et leur interprétation dans la tradition juive, thèse de médecine, Strasbourg, 1967.
  19. Cf. Jean Lecerf, "Le rêve dans là culture populaire arabe et islamique", in Roger Caillois et G.E. von Grünebaum, Le rêve et les sociétés humaines, pp.366-379
  20. Henry Corbin, "Le songe visionnaire en spiritualité islamique", in Roger Caillois et G.E. von Grünebaum, Le rêve et les sociétés humaines, pp. 380-406. Toufy Fahd, "Les songes et leur interprétation selon l'Islam", in Sources orientales, Les songes et leur interprétation, éd. Seuil, Paris, 1959, pp. 125-158. Benjamin Kilborne, Interprétations du rêve au Maroc,Claix, La pensée sauvage, 1978.
  21. On peut aussi consulter l'ouvrage de Pierre Vattier, L'onirocrate musulman ou la doctrine et interprétation des songes, Paris, Jolly, 1684, in-16
  22. Cf. J.L. Austin, Quand dire c'est faire, Paris, Seuil, 1970, et John Searle, Les actes de langage, éd. Hermann, 1972.
  23. Lise Andries, "L'interprétation populaire des songes", in Rêver en france au 17è siècle, Revue des Sciences Humaines, 1988-3, no 211, pp. 49-64.
  24. voir, par exemple, au 17è siècle, Le recueil de Scipion Dupleix (1559-1661) magistrat gascon devenu avocat du roi au présidial de Condom, sa ville natale: Scipion Dupleix, "Les causes des songes" in Les causes de la veille et du sommeil, des songes, et de la vie et de l'année mort, Paris, (Discours II), 1606, 1636, in-8
  25. Hippocrate, Des Rêves, Du Régime (IV), éd., trad. et commentée par R. Joly, avec la collaboration de S. Nul. Corpus medicarum graecorum, ediderunt Academiae Berolinensis Hauniensis Lipsiensis I, 2, 4. Berlin, Akademie Verlag, 1984, p. 220-231. Avicenne, Avicennae Libri in re medica omnes qui hactenus pervenere. Omnia novissime post aliorum omnium operum a J.P. Mungio et J. Costaeo recognitur, Venise, V. Valgrisius, 1564, in folio.
  26. Tyano, 1967
  27. Cf. Corbin et Fahd cités précédemmen.
  28. Maurice Halbwachs, Le rêve dans les sociétés primitives, 1922
  29. Cf. Maurice Halbwachs, 1922, Géza Róheim, Les portes du rêve, Émile Durkheim, Les formes élémentaires de la vie religieuse, 1912, et toutes les observations ethnographiques en milieu animiste du passé et contemporain
  30. Henri F. Ellenberger, Histoire de la découverte de l'inconscient, 1970, éd. Fayard, 1994, p. 37
  31. Cf. Claude Debru, Neurophilosophie du rêve, 1990
  32. (DSM-4, 1994)
  33. Cf. Primitive culture, London, John Murray, 1871
  34. Cf. Les portes du rêve, éd. Payot, 2000 (ISBN 9782228892926) et L'animisme, la magie et le roi divin, éd. Payot, 2000 (ISBN 9782228892926)
  35. L'interprétation sociologique des rêves, éd. La Découverte, 2018.
  36. Cf. le répertoire des contes Aarne & Thompson ou les contes des frères Grimm
  37. Paul-Laurent Assoun, La Psychanalyse, Presses universitaires françaises, coll. « Quadrige manuels », 2007, (ISBN 978-2-13-056012-8), p. 148.
  38. Sigmund Freud, Cinq leçons sur la psychanalyse, (1909), Payot, Paris, 1966, p. 38
  39. Freud, L'Interprétation des rêves, traduction Meyerson (1926), Chapitre III: « Le rêve est un accomplissement de désir », Paris, PUF, 1987, p. 113-122.
  40. Freud, L'interprétation du rêve,OCF.P, Quadrige / P.U.F., 2010, p. 157.
  41. Le « travail du rêve » fait plus spécialement l'objet de tout le chapitre VI intitulé dans la traduction des OCF.P « Le travail de rêve » de L'interprétation du rêve, Quadrige / PUF, p. 319-462.
  42. Domhoff G.W., The scientific study of dreams, American Psychological Association, 2003
  43. J. Allan Hobson, « Book Review: The Scientific Study of Dreams, by G. William Domhoff. APA Press, 2002 » in Dreaming, September 2003, Volume 13, Issue 3, p. 187-191
  44. (en) Foulkes D., A grammar of dreams (1978), Basic Books, 1998.
  45. « Une perspective cognitive qui partage bien des points de vue avec la théorie de Freud, est la perspective cognitive proposée par un chercheur qui étudia le rêve, David Foulkes (...). Foulkes comme de nombreux psychologues psychodynamiques contemporains, ne se contente pas de la conclusion relative à signification latente du rêve, à savoir un désir inconscient. Il propose à la place que les rêves soient simplement l'expression de préoccupations courantes d'un type ou d'un autre, traduites dans un langage ayant sa propre grammaire spécifique. » Drew Westen, Psychologie : pensée, cerveau et culture, De Boeck Supérieur, 2000, p. 496
  46. « Comment l’inconscient psychanalytique peut-il être perçu par un neurologue ? [...] Quant au rêve, état original “ni veille, ni sommeil”, nous ne voyons pas d’obstacle neurologique à le considérer comme une forme de pensée particulière, non aléatoire, utilisant un mode symbolique correspondant à l’activation d’ensembles de réseaux préformés pendant les stades de sommeil paradoxal » in Séverine Lestienne et Françoise Lotstra « Neuroplasticité et inconscient, sujets d'articulation entre psychanalyse et neurosciences », Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux, 2/2009 (no 43), p. 35-45, DOI:10.3917/ctf.043.0035
  47. J. Winson, Brain and psyche, Double Day, New York, 1985, p. 153

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Karl Abraham, Une analyse de rêve par Ovide, Cahier pour la Psychanalyse (Zentralblatt für Psychoanalyse), no 3, décembre 1911.
  • Gheorghe Marinesco, Les rêves et leur symbolisme, « Introduction à la psychanalyse » (Exposé des théories de Freud - Section IV), Revue Générale des sciences pures et appliquées, Tome 34, Gaston Doin Éditeur, Paris, 1923.