Intermétallique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Un alliage forme un composé dit intermétallique pour certaines compositions chimiques et sous certaines conditions de pression et de température. Contrairement à un alliage classique, où des atomes de natures différentes peuvent être répartis aléatoirement sur un même site cristallographique, un composé intermétallique est constitué de l'alternance périodique d'atomes. Ainsi, lorsque l'on regarde une maille élémentaire, on voit ressortir une structure cristalline. Par exemple, dans le cas du composé FeAl, qui en apparence présente une structure cubique à corps centré, les sous-réseaux de fer et d'aluminium forment chacun une structure cubique simple. Ce composé cristallise dans la structure B2 selon la notation Strukturbericht.

Les composés intermétalliques se forment lorsque les atomes de l'alliage ont une forte différence d'électronégativité ; la densité électronique devient alors hétérogène, la liaison n'est plus strictement métallique mais devient partiellement covalente ou ionique[1].

Initialement, les composés intermétalliques n'étaient présent que sous forme de précipités dans des alliages plus complexes (par exemple dans les super-alliages à base nickel comme les Inconels). Ces précipités jouent notamment un rôle important dans le renforcement mécanique des alliages par durcissement structural. Par la suite, ces phases ont été isolées, caractérisées, et ont été utilisées à partir des années 1960 comme constituant principal de pièces et non plus comme phase secondaire.

Du fait de l'ordre chimique, ces composés se déforment assez mal plastiquement : l'ordre chimique devant être conservé, le déplacement au niveau de la dislocation doit être de deux atomes au lieu d'un seul habituellement. Les dislocations sont souvent dissociées et apparaissent comme deux dislocations liées, on les appelle de ce fait des « super-dislocations ». Leurs propriétés mécaniques sont donc souvent appréciables.

Exemples de composés intermétalliques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Intermetallic Compounds, Vol. 3: Progress, edited by J. H. Westbrook and R. L. Fleischer, John Wiley & Sons, Chichester 2002, 1086 pages.
  • Intermetallic Compounds — Principles and Practice, edited by J. H. Westbrook and R. L. Fleischer, John Wiley & Sons, Chichester 1995, 2 volumes.
  • G. Sauthoff, Intermetallics, Wiley-VCH, Weinheim 1995, 165 pages.
  1. J. Philibert, A. Vignes, Y. Bréchet, P. Combrade, Métallurgie — Du minerai au matériau, Dunod,‎ 2002 (ISBN 2 10 006313 8), p. 309

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]