Institut suisse de recherche expérimentale sur le cancer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L'Institut suisse de recherche expérimentale sur le cancer (ISREC) est fondé le 18 juin 1964, sous la forme d'une Fondation. Depuis le 1er janvier 2008, il s'organise en deux entités distinctes :

  • La Fondation ISREC, dont la mission est de continuer à chercher et fournir des ressources pour soutenir des projets de recherche translationnelle sur le cancer et la formation de la relève scientifique ;
  • L'Institut ISREC-EPFL, rattaché à la Faculté des Sciences de la Vie de l'EPFL, dont les programmes de recherche sont orientés vers la recherche fondamentale sur le cancer.

Historique[modifier | modifier le code]

L'ISREC trouve ses origines dans l’histoire du « Centre anti-cancéreux romand des cantons de Fribourg, Neuchâtel, Valais et Vaud » (CACR). Au départ, le CACR est formé de trois départements principaux : un service de pathologie, un service de recherches expérimentales ainsi qu'un service thérapeutique. La nomination d'Alfredo Vannotti (1907-2002) à la direction du service de recherche expérimentale en 1947 ainsi que l'engagement, une année plus tard, de Serge Neukomm (1917-), renforcent le développement de la recherche expérimentale. Dans les années 1950, les activités médico-sociales sont maintenues mais dès 1957, elles sont reprises par les ligues cantonales. Le CACR limite alors ses activités à la recherche expérimentale sur le cancer. Sous la conduite de Rodolphe Stadler (président depuis 1951) et de Henri Isliker (directeur), l'ISREC est créé le 18 juin 1964 sous la forme d'une fondation suisse.

Au début, l'ISREC se trouve à proximité directe de l'Hôpital cantonal connu plus tard sous le nom de Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). En 1970, la collaboration de l'ISREC avec l'Institut de Biochimie de l'Université de Lausanne, l'Organisation mondiale de la santé et l'Institut Ludwig pour la recherche sur le cancer permet de constituer une masse critique de plus de 150 scientifiques. La place disponible dans le bâtiment des laboratoires à la rue du Bugnon devient totalement insuffisante. L’ISREC construit un nouveau centre de recherche à Épalinges et déménage en automne 1976. En 1978, Henri Isliker transmet la direction de l’ISREC à Bernhard Hirt qui dirige l'institut de recherche pendant 18 ans. En 1996, Michel Aguet reprend le flambeau en tant que directeur. En 2008, les groupes de recherche de l'institut sont intégrés dans la Faculté des Sciences de la vie de l'École polytechnique fédérale de Lausanne et en 2009 Douglas Hanahan est nommé directeur de l'Institut. [www.isrec.ch La Fondation ISREC] (président Y. J. Paternot) continue à chercher et à fournir des ressources pour soutenir des projets ayant un large potentiel d'innovation tant diagnostique que thérapeutique dans la recherche sur le cancer.

Recherche[modifier | modifier le code]

L'ISREC, en tant qu'institut indépendant, s'est consacré pendant plus de 40 ans à la recherche fondamentale sur le cancer. Depuis son intégration comme Institut de la Faculté des sciences de la vie de l'EPFL le 1er janvier 2008 et le renouvellement important de son personnel scientifique la recherche menée à l'Institut portent en particulier sur la stabilité génomique, la prolifération et la différenciation cellulaire, ainsi que sur le rôle des voies de signalisation du développement dans l'oncogenèse et la progression des tumeurs.

Publications[modifier | modifier le code]

Les activités de recherche menées à l’ISREC depuis 1964 ont conduit à la publication de plus de 2 000 articles scientifiques, notamment dans des revues comme Cell, Nature et Science.

Distinctions (sélection)[modifier | modifier le code]

Les travaux de recherche menés par les collaborateurs ISREC ont été distingués par de nombreux prix. Citons notamment :

1976 : Jean-Charles Cerottini et Theodor K. Brunner
1995 : Henri Isliker
  • Prix Friedrich Miescher :
1976 : Heidi Diggelmann
1982 : Otto Hagenbüchle et Ueli Schibler
1992 : Erich Nigg
1994 : Susan Gasser
1998 : Bruno Amati
2002 : Joachim Lingner

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • ISREC Institut et Fondation, Épalinges : 2004.
  • Henri Isliker, Historique de la recherche sur le cancer à Lausanne. Souvenirs professionnels rassemblés par Henri Isliker, Lausanne : 2006.
  • Olivier Robert et Francesco Panese, Dictionnaire des professeurs de l'Université de Lausanne dès 1890, Lausanne : Université de Lausanne : 2000.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]