Institut national de police scientifique

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L'Institut national de police scientifique (INPS) est un établissement public à caractère administratif français, sous tutelle de la Direction générale de la Police nationale (DGPN), créé par la loi de sécurité quotidienne de 2001[1]), avec « pour mission de réaliser tous les examens, recherches et analyses d'ordre scientifique et technique qui lui sont demandés par les autorités judiciaires ou les services de police et de gendarmerie aux fins de constatation des infractions pénales et d'identification de leurs auteurs. »

Il est régi par les articles L.413-1 à L.413-4 et R.413-27 à R.413-54 du code de la sécurité intérieure.

Organisation[modifier | modifier le code]

L'INPS exerce ses missions en lien étroit avec le service central de la police technique et scientifique qui fait partie de la direction générale de la Police nationale (DGPN).

L’INPS est dirigé par un fonctionnaire appartenant au corps de conception et de direction de la Police nationale. Rien dans la loi ni le règlement en France n'oblige ce fonctionnaire à avoir des qualifications scientifiques reconnues au niveau international telles que le doctorat.

L’INPS comporte 6 laboratoires de police scientifique :

  • le premier laboratoire de police scientifique créé au monde par Edmond Locard en 1910 à Lyon,
  • le laboratoire de police scientifique de Lille (INPS/LPS59),
  • le laboratoire de police scientifique de Marseille (INPS/LPS13),
  • le laboratoire de Toxicologie de Paris (INPS/LTP75),
  • le laboratoire de police scientifique de Paris (INPS/LPS 75)
  • le laboratoire de police scientifique de Toulouse (INPS/LPS31).

Il comprend par ailleurs le service central des laboratoires qui centralise la documentation scientifique, gère le budget et coordonne l’activité des cinq laboratoires de police scientifique et du laboratoire de toxicologie de la préfecture de police.

Les laboratoires de police scientifique comportent les sections suivantes :

  • balistique : étude des armes, munitions, trajectoires de tir ;
  • biologie : analyse de sang, sperme, cheveux, recherche d’empreintes génétiques ;
  • documents - traces papillaires : analyse de faux documents et écritures ;
  • incendies - explosions : étude des explosifs et liquides inflammables (à Paris, spécialité traitée par le laboratoire central de la préfecture de police) ;
  • physique - chimie : étude des peintures, résidus de tir, verres… ;
  • stupéfiants : analyse de substances chimiques (échantillons de saisie, stupéfiants…) ;
  • toxicologie : recherche de toxiques dans les milieux biologiques (à Paris, ces deux dernières spécialités sont traitées au laboratoire de toxicologie de la préfecture de police);
  • technologies numériques : analyse des téléphones, GPS, vidéos.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le regroupement à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) des services parisiens de l'INPS dans des locaux neufs a fait l'objet d'un concours d'architecture lancé en 2015 et remporté début 2016 par les architectes Philippe Ameller, Jacques Dubois et Associés.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. art. 58 de la loi de sécurité quotidienne de 2001.