Fondation iFRAP

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Fondation iFRAP
Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Fondation reconnue d'utilité publique
But Études et recherches sur l'efficacité des politiques publiques
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1985 : Association Institut français pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques
2009 : Fondation iFRAP
Fondateur Bernard Zimmern
Identité
Siège 5 rue Cadet, à Paris 9e
Directeur Agnès Verdier-Molinié
Financement 1,343,161 € en 2014[1]
Employés 6[2]
Slogan « La Fondation indépendante qui fait passer les réformes. »[3]
Site web http://www.ifrap.org

La Fondation iFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) est un think tank (cercle de réflexion) français libéral, reconnu d'utilité publique depuis 2009 et issue d'une association créée en 1985 par Bernard Zimmern[3]. La Fondation publie une revue mensuelle Société civile et une newsletter hebdomadaire.

Organisation[modifier | modifier le code]

La Fondation iFRAP a pour but d'« effectuer des études et des recherches scientifiques sur l’efficacité des politiques publiques, notamment celles visant la recherche du plein emploi et le développement économique, de faire connaître le fruit de ces études à l’opinion publique, de proposer des mesures d’amélioration et de mener toutes les actions en vue de la mise en œuvre par le Gouvernement et le Parlement des mesures proposées »[3]. La Fondation est gérée par un conseil d'administration et s'appuie sur un conseil scientifique qui éclaire et oriente ses travaux.

Depuis 2009, la Fondation est dirigée par Agnès Verdier-Molinié[4],[5]. Sandrine Gorreri est directeur de rédaction de la revue Société civile[6]. En plus, la Fondation revendique une équipe de 6 employés soutenue par un réseau de 150 chercheurs et experts contribuant à la conception de ses études et travaux[7]. Parmi les rédacteurs de la Fondation, on trouve : Samuel-Frédéric Servière, Philippe François, Bertrand Nouel, Manon Meistermann, Christian Arnault et Jean-François Bauer[6].

Direction[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration est composé de 3 collèges, composés chacun de 4 personnalités issues du monde de l'entreprise, de l'administration et de l'associatif. La direction détermine la politique générale de la Fondation iFRAP et prend les décisions nécessaires à sa mise en œuvre.

Présidence du conseil d'administration : De 2012 à 2014, Olivier Mitterrand est président du conseil d'administration de la Fondation, fonction précédemment exercée par Bernard Zimmern. Depuis novembre 2014, le conseil d'administration de la Fondation est présidé par Jean-Claude Rouzaud.

Financement[modifier | modifier le code]

L’iFRAP a été mis en place avec les fonds personnels de son fondateur, Bernard Zimmern[8]. Le financement de la Fondation est de source privé, « à 90 % par des dons de particuliers, le reste provenant de PME »[9] puisque la Fondation iFRAP ne bénéficie pas directement de subventions publiques[10].

En 2012, la Fondation a récolté 813 619 € de dons[11]. En 2014, la Fondation a récolté 1 180 942 € de dons[12].

Activités et réceptions[modifier | modifier le code]

Axes de recherches[modifier | modifier le code]

Les travaux de la Fondation iFRAP se concentre principalement sur l'économie, le marché du travail, la gestion publique et la dépense publique puisque, pour l'instant, la Fondation ne travaille pas sur les questions sociétales contrairement à d'autres think tanks français plus versatiles. Selon son site internet, les 8 thématiques principalement abordés sont : la fonction publique et l'administration (1), l'État et les collectivités (2), le budget et la fiscalité (3), l'emploi et les politiques sociales (4), le système de retraite (5), l'éducation et la politique culturelle (6), l'agriculture et l'énergie (7), l'Europe et l'international (8). La Fondation publie aussi une étude mensuelle approfondie sur une thématique précise[13].

La Fondation iFRAP argumente notamment en faveur des mesures suivantes :

Diffusions des idées[modifier | modifier le code]

Comme pour la majorité des think tank, la diffusion des idées de de la Fondation iFRAP passe par un contact direct (qui peut se rapprocher à du lobbying) avec les responsables politiques et une présence active dans les médias. Elle passe également par une diffusion gratuite de ses publications sur son site web.

  • En 2014, le premier baromètre image des think tanks qui interrogeait 1 000 cadres supérieurs dont 217 dirigeants d'entreprises sur leur perception des cercles de réflexions en France concluait que "les canaux d’information sur les think tanks sont la presse (pour 42 % des cadres connaisseurs), la télévision (33 %) et Internet (33 %). Les 5 sites web qui ont la meilleure perception sur 5 dimensions testées sont la fondation IFRAP en 1er, Terra Nova en 2e et l’institut Montaigne en 3e, la Fondation Jean Jaurès en 4e et Génération Libre en 5e position."[21][pertinence contestée]
  • Partenariat avec les médias : en 2014, l'iFRAP travaillait avec le Figaro en publiant quotidiennement une tribune pour "50 idées pour économiser 50 milliards d'euros"[22],[23]. En 2016, le projet "12 travaux pour relancer l'économie française" est lancé avec un partenariat entre le Figaro, la radio RTL et l'iFRAP[24],[25] , inauguré par un colloque à la salle Gaveau avec Agnès Verdier-Molinié[26].

Reconnaissances et critiques[modifier | modifier le code]

En 2009, La Lettre du secteur public présente la Fondation iFRAP comme « un réseau très militant très engagé pour la réduction de la sphère publique et des interventions de l'État »[27].

En 2010, le site web satirique Bakchich le qualifie d'« ultralibéral » et de « club de gens de bonne compagnie », s'appuyant sur un appel au don ciblant explicitement les personnes assujetties à l'ISF[28]. Le site remet également en cause l'indépendance de la Fondation en faisant état du licenciement d'un collaborateur de l'iFRAP pour avoir critiqué Nicolas Sarkozy[28].

En 2011, Télérama classe les thinks tanks et pose la Fondation iFRAP dans l'hémisphère droit : "Les think tankers font prospérer la pensée dominante et préfèrent mettre en avant des « valeurs » abstraites, souvent les mêmes à gauche et à droite – le progressisme, la solidarité sociale... À quelques exceptions près comme l'iFrap, dont le libéralisme affirmé porté par la jeune Agnès Verdier-Molinié décoiffe"[29]. En 2015, le blog "Ma vie au poste, le blog télé de Samuel Gontier" hébergé chez Télérama reprend le qualification de « lobby ultralibéral paré d’atours scientifiques »[30].

En 2011, Franck Ramus, directeur de recherche au CNRS « aucun des "chercheurs" de l’IFRAP examinés ci-dessus n’a jamais publié le moindre article dans une revue internationale d’économie (...) j’hésiterais à dire que l’IFRAP est un institut de recherche, et que ses membres sont des chercheurs au sens usuel du terme. Lobbyistes serait sans doute un terme plus juste. Notez qu’il n’est pas honteux d’être lobbyiste. En revanche il est plus discutable de le dissimuler derrière une étiquette fallacieuse de "chercheur", et de faire passer ses opinions pour des connaissances scientifiquement établies »[31].

2012 France 3e forum des Think tanks

Selon l'Observatoire français des Think Tanks, la Fondation iFRAP suit une orientation libérale, cherchant à limiter le rôle de l'État là où le marché et la responsabilité individuelle peuvent mieux s'appliquer[32]. Selon la même source, l'IFRAP n'est cependant pas opposée par principe à toute forme de service public : "Si le positionnement de l’IFRAP est initialement apolitique, l’association ne se soustrait pas à un positionnement idéologique fort : prônant la responsabilisation de l’individu ou le moins d’État… Le terme idéologie désigne étymologiquement la science des idées. Ne recevant aucune subvention de l’État ni d’aucune autre organisation, le think tank développe une unité de pensée basée sur une véritable indépendance et une certaine expertise. Si l’IFRAP est libéral, il n’est pas nécessairement de droite. D’ailleurs l’organisation ne s’est officiellement positionnée en faveur d’aucun candidat pour les élections présidentielles de 2012."[8]

Depuis 2011, l'Observatoire français des Think Tanks organise des "Trophées des Think Tanks français". Cette même année, le directeur de la Fondation iFRAP était lauréat du "Trophée de la personnalité de l’année"[33]. En 2014, lors de la 3e édition, la Fondation iFRAP obtenait la 3e place dans la catégorie de recherche "Trophée de la Santé" et la 2e place dans la catégorie "Trophée de la meilleure stratégie de communication média"[34].

En 2015, Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II, lance une consultation auprès d'une douzaine de think tanks pour évaluer son projet de loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques dont la Fondation iFRAP[35].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Comptes annuels de la Fondation iFRAP - édition 2014/ Cabinet d'experts comptables, Léo Jagard & associés
  2. La vérité sur le financement des think tanks, Challenges, Thierry Fabre (20/09/2015)
  3. a, b et c Plaquette de présentation, consultée le 16 mars 2015 http://www.ifrap.org/sites/default/files/articles/fichiers/la_plaquette_de_la_fondation_ifrap_0.pdf
  4. 3 questions à Agnès Verdier-Molinié - Who's Who France (février 2015)
  5. Dominique Albertini, « Agnès Verdier-Molinié : impôt au feu », Libération,‎ (lire en ligne)
  6. a et b Site internet de la Fondation, consulté le 16 mars 2015 http://www.ifrap.org/lequipe-de-la-fondation-ifrap-1
  7. Infographie de la page "Soutenir la Fondation iFRAP" - consultée en septembre 2015
  8. a et b « Fiche Fondation iFRAP », sur www.oft.eu,‎ (consulté le 20 septembre 2015)
  9. Thierry Fabre, « La vérité sur le financement des think tanks », Challenges, no 445,‎ , p. 86 (lire en ligne)
  10. Infographie p. 86 sur no 445 de Challenges sur le financement des thinks tanks
  11. « Institut Montaigne, Terra Nova, Iris... Qui finance les think tanks ? », sur L'Obs/Rue89,‎ (consulté le 20 septembre 2015)
  12. Bulletin de la Fondation iFRAP, mai 2015 (à télécharger sur le site de la Fondation)
  13. « Publications | Fondation IFRAP », sur www.ifrap.org (consulté le 13 janvier 2016)
  14. « Sous-préfectures : au moins 64 à supprimer », sur www.ifrap.org (consulté le 13 janvier 2016)
  15. « Fusion des communes : Exemples étrangers », sur www.ifrap.org (consulté le 13 janvier 2016)
  16. « Réforme de la Fonction publique » sur le site de l'IFRAP.
  17. « Financement des entreprises » sur le site de l'iFRAP.
  18. « Supprimer l’ISF », sur Ifrap.org,‎
  19. « Au secours, la France étouffe ! », Le Figaro Magazine, semaine du 6 mars 2015, pages 40-49.
  20. « Supprimer le Smic universel et confier la négociation des bas salaires aux seuls partenaires sociaux », sur Ifrap.org,‎
  21. Frédéric Albert, « Baromètre Image des Think Tnaks », Institut Think,‎ , p. 30 ([www.oftt.eu/IMG/pdf/barometre-image-think-tank-ott-vf.pdf lire en ligne])
  22. « Les 5 idées d'économies de la semaine Fondation iFRAP - Le Figaro », sur www.ifrap.org (consulté le 13 janvier 2016)
  23. « Comment économiser 50 milliards Le Figaro interroge la Fondation iFRAP », sur www.ifrap.org (consulté le 13 janvier 2016)
  24. « La réduction des dépenses publiques : un moyen et non une fin ! », sur Le Figaro (consulté le 13 janvier 2016)
  25. « Agnès Verdier-Molinié : «Rien n'a été fait pour freiner la dérive des déficits» », sur Le Figaro (consulté le 13 janvier 2016)
  26. « Grandes rencontres du Figaro : le constat choc d'Agnès Verdier-Molinié sur l'économie française », sur Le Figaro (consulté le 13 janvier 2016)
  27. « iFRAP », La Lettre du secteur public,‎ (consulté le 4 février 2011).
  28. a et b Louis Cabanes, « Donnez, l'État vous le rendra », Bakchich,‎ (consulté le 4 février 2011).
  29. « L’influence des think tanks, cerveaux des politiques », sur www.télérama.fr,‎ (consulté le 20 septembre 2015)
  30. « Fonctionnaires : des feignants trop payés, confirme France 2 », sur television.telerama.fr,‎ (consulté le 20 septembre 2015)
  31. « L’iFRAP fait-elle de la recherche scientifique? »
  32. Selim Allili, « iFRAP - Institut français pour la recherche sur les administrations publiques », Observatoire français des think tanks,‎ (consulté le 4 février 2011).
  33. « Lauréat des premiers Trophées des Think Tanks (2011) », sur www.oft.eu,‎ (consulté le 20 septembre 2015)
  34. « Classement : Trophées des Think Tanks 2015 », sur www.oft.eu,‎ (consulté le 20 septembre 2015)
  35. Christian Hartmann, « La loi Macron, un texte indéchiffrable », Paris Match,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]