Institut de recherches économiques et sociales

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L'Institut de recherches économiques et sociales (IRES) a été créée en 1982 par les cinq syndicats de salariés français dits « organisations représentatives » et la FEN, avec le concours du gouvernement. La CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT, la CGT-FO et l'UNSA éducation (ex-FEN) le gèrent en commun depuis cette date.

Organisation[modifier | modifier le code]

L'IRES est juridiquement constitué sous forme d'association. Son conseil d'administration est composé de neuf syndicalistes, neuf personnalités scientifiques et quatre représentants du Premier ministre. Son bureau regroupe six syndicalistes, un par organisation constitutive. La présidence est assumée à tour de rôle par le représentant de l'une d'entre elles[1]. Le Directeur est un universitaire ou un haut fonctionnaire. Les ressources de l'IRES sont assurées par une subvention publique de l'État et par des conventions de recherche.

Edgar Andréani, son premier directeur de 1982 à 1985, a joué un rôle essentiel dans la première reconnaissance sociale de l'IRES. Jacques Freyssinet a assuré une direction consensuelle de 1988 à 2002. Jacky Fayolle, son successeur en 2002, a démissionné en 2006, en raison de désaccords avec les représentants syndicaux au sein du Bureau de l'IRES sur la gestion de l'agence d'objectifs, qui finance et gère les études conduites par les organisations syndicales elles-mêmes. Frédéric Lerais est actuellement directeur depuis 2011.

L'équipe de recherche[2] est composée d'une vingtaine de personnes, dont ont fait partie, notamment, Pierre Concialdi, Michel Husson, Florence Lefresne, Marie Raveyre. Elle est complétée par une solide documentation accessible aux chercheurs, étudiants et acteurs du monde syndical.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

L'IRES doit réaliser une association qui n'est pas simple : celle entre les demandes issues du monde syndical et les exigences du travail scientifique dont sont porteurs les chercheurs. Un de ses anciens dirigeants, Jean-Pierre Bompart, commentait ainsi les difficultés qui en résultent : « La tâche de l’IRES, c’est de parvenir à réaliser un mixage entre d’une part, une approche scientifique, validée – je dirais – scientifiquement, donc avec des comités de lecture, avec des procédures d’évaluation, et, d’autre part, un mouvement syndical qui est toujours pris par les questions immédiates, et qui dispose d’un temps de lecture limité. »[3].

Notes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]