Institut de radioastronomie millimétrique

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Institut de radioastronomie millimétrique
Création 1979
Siège Drapeau : France Grenoble
Coordonnées 45° 11′ 39″ nord, 5° 45′ 42″ est
Directeur Karl Friedrich Schuster
Site web http://www.iram.fr

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L'Institut de radioastronomie millimétrique ou IRAM (en allemand Institut für Radioastronomie im Millimeterbereich, en espagnol Instituto de Radioastronomía Milimétrica) est un institut international de recherche en radio-astronomie disposant d'observatoires dans le domaine des ondes millimétriques, et dont le siège est à Grenoble[1].

Résultat d'une collaboration entre la France et l'Allemagne, l'institut est fondé en 1979 par le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) pour la France et le MPG (Max-Planck-Gesellschaft) pour l'Allemagne. L'Espagne devient le troisième pays collaborateur en 1990 lorsque l'IGN (Instituto Geográfico Nacional) devient partie prenante de l'institut. Les deux observatoires sont dirigés par les bureaux de l'IRAM à Grenoble et à Grenade en Espagne.

Activité[modifier | modifier le code]

L'Iram emploie 76 personnes sur le site du domaine universitaire de Grenoble et une vingtaine dans les Hautes-Alpes[2]. L'activité principale de cet institut de recherche est l'étude de la matière froide, (inférieure à −200 C°) : ceci afin de nous permettre de mieux comprendre les objets qui composent notre univers.

Pour cela, il dispose de deux moyens d'observation sur deux sites différents :

Mais l'IRAM ne se limite pas seulement à l'observation astronomique : elle cherche également à développer de nouvelles technologies et instruments d'observation afin d'obtenir une meilleure qualité de réception des ondes millimétriques et submillimétriques. En 2018, le nouveau radiotélescope NOEMA opérationnel sur le plateau de Bure dans les Hautes-Alpes sera le plus puissant de l'hémisphère nord[3],[4]. En septembre 2016, l'Université du Michigan décide de soutenir financièrement le projet NOEMA prévoyant l'utilisation de douze antennes, et signe un accord de coopération avec l'IRAM[5].

Mais les ingénieurs de l'IRAM participent également à l'élaboration de certains récepteurs du radiotélescope Alma installé au Chili, faisant de l'institut un important partenaire dans l'organisation du grand réseau d'antennes millimétrique/submillimétrique dans le désert d'Atacama[6].

Médiatisation de résultats[modifier | modifier le code]

En 2015, grâce au radiotélescope de Pico Veleta en Espagne, des astronomes du CNRS découvrent la présence d’alcool éthylique et de glycolaldéhyde, un sucre, dans l'atmosphère de la comète Lovejoy[7].

En 2016, des astronomes utilisant le radiotélescope de Pico Veleta et le télescope Alma annoncent avoir découvert autour d'un disque protoplanétaire, des grains de poussière d'une température de -266 C°, soit bien plus froid que ceux connus jusqu'alors situés entre -258 C° et -253 C°. Pour expliquer un tel écart, les chercheurs supposent que les gros grains de poussière soient dotés de propriétés différentes de celles couramment envisagées[8].

En août 2016, grâce à la combinaison d’observations réalisées par les plus grands télescopes du monde dont l'institut de radioastronomie millimétrique et avec l'aide de l'Université Paris-Diderot, du CNRS et du CEA, le plus ancien amas de galaxie est découvert. Les résultats publiés dans The Astrophysical Journal révèlent que cet amas de dix-sept galaxies et vieux de 11,5 milliards d'années perturbe les modèles théoriques des astrophysiciens tant il est apparu tôt après le Big Bang[9].

États membres[modifier | modifier le code]

Les États membres de l'institut de radioastronomie millimétrique sont :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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