Inostrancevia

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Inostrancevia
Description de cette image, également commentée ci-après
Inostrancevia alexandri attaquant des Scutosaurus karpinski, scène de chasse qui aurait pu se dérouler car les deux espèces ont vécu vers le Permien supérieur (Wuchiapingien) dans ce qui aujourd'hui la Sibérie.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Tetrapoda
Classe Synapsida
Ordre Therapsida
Clade Theriodontia
Sous-ordre  Gorgonopsia
Famille  Gorgonopsidae

Genre

 Inostrancevia
Amalitski, 1922

Espèces de rang inférieur

  • Inostrancevia alexandri (espèce type) Amalitski, 1922
  • Inostrancevia latifrons Pravoslavlev, 1927
  • Inostrancevia uralensis Tatarinov, 1974
  • Inostrancevia vladimiri Pravoslavlev, 1927

Inostrancevia est un genre éteint de synapsides thérapsides carnivores ayant vécu au Permien supérieur (Wuchiapingien), soit il y a environ entre 265.0 à 252.3 millions d'années[1], soit juste avant l'extinction Permien-Trias. Il appartient au sous-ordre des gorgonopsiens, dont il était l'un des plus grands représentants. Ses restes furent retrouvés à l'époque en Empire de Russie, puis le genre a été décrit dans les années 1920 peu avant la période stalinienne en URSS[2],[3].

Description[modifier | modifier le code]

Squelette complet fossilisé et monté de l'espèce Inostrancevia alexandri.

La plus grande espèce, Inostrancevia alexandri, mesurait 3,5 mètres de long et pesant 300 kilos. Le crâne mesure 45 centimètres. Ses orbites étaient petites, mais il possédait de grandes fenêtres temporales, signe qu'il était plus dérivé que d'autres thérapsides comme les dinocéphales. L'étude de ses os montre qu'il possédait des muscles puissants. Sa mâchoire supérieure comportait 6 incisives ainsi que 10 post-canines. La mâchoire inférieure comportait 6 grandes incisives et 8 incisives plus petites. Ses grandes canines de 12 à 15 cm lui-seul, est très similaires à celui de la sous-famille éteinte du Cénozoique, les Machairodontinae parmi le quel est classé Smilodon (et dont la plus grande espèce, Smilodon populator, possédait des canines longue de 28 centimètres) et aurait pu s'en servir comme les tigres à dents de sabre qui apparaîtront 240 millions d'année plus tard, de planter ses croc dans la chair de ses proies. Cette présence de dents spécialisées est semblable à celle des actuels mammifères et fréquente chez des thérapsides comme les gorgonopsiens, mais les gorgonopsiens ne sont pas considérés comme les ancêtres des mammifères. On pense qu'ils ont possédait un pelage non-complet similaire à certains mammifères et que certains coprolithe du Permien tardif présentant des restes de fourrure qui peuvent leur appartenir. On pense en revanche qu'ils possédaient, comme les mammifères, des glandes odoriférantes et des glandes sudoripares, et que certaines d'entre elles sont vraisemblablement homologues aux glandes mammaires des mammifères. Ce formidable super-prédateur n'aura aucune concurrence sur la chaine alimentaire jusqu'a l'extinction Permien-Trias ou il s'étendra sans laissez de descendance, ses plus proche parent actuel étant les mammifères de n'importe quel ordre (Homo sapiens compris).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de genre Inostrancevia à été nommé par le paléontologue russe Vladimir P. Amalitsky en l'honneur du géologue russe Alexandre Inostrantsev[4].

Comportement[modifier | modifier le code]

Comme les gorgonopsiens, Inotrancevia était un chasseur actif qui pouvait s'attaquer aux grands herbivores Pareiasauridae, comme Scutosaurus ou Arganaceras, ou bien aux dicynodontes (d'autres thérapsides), encore de petite taille à l'époque. Il cohabitait également avec des temnospondyles, durement mis à mal par ce climat sec et qui seraient fort affectés par l'extinction Permien-Trias, ainsi que des sauropsides.

Période[modifier | modifier le code]

Inostrancevia était adapté à un milieu désertique extrêmement chaud et sec. C'est pourtant ces difficiles conditions de vie qui finiront par faire disparaître les Gorgonopsiens ainsi qu'une grande partie de la faune de cette époque, comme les Pareiasauridae, les dinocéphales ou une grande partie des dicynodontes. Après cette crise biologique, les Gorgonopsiens furent remplacés au rang de grands carnivores par d'autres thérapsides, comme les cynodontes et les Therocephalia, et par des diapsides comme les Rauisuchia.

Galerie[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  • (en) Amalitzky, 1922 : Diagnoses of the new forms of vertebrates and plants from the upper Permian of North Dvina. Bulletin de l’Academie des Sciences, Saint Petersburg, ser. 6, vol. 16, p. 329-340.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://fossilworks.org/bridge.pl?a=taxonInfo&taxon_no=39127
  2. P. A. Pravoslavlev, « Gorgonopsidae from the North Dvinsky excavations of V. P. Amalitsky. », Academy of Sciences of the Union of Soviet Socialist Republics, Leningrad,‎ , p. 170 (lire en ligne)
  3. V. P. Amalitsky, « Diagnoses of the new forms of vertebrates and plants from the upper Permian of North Dvina. », Bulletin of the Russian Academy of Sciences, Saint Petersburg, vol. 16, no 6,‎ , p. 329–340
  4. « Inostrancevia », Paleofile (consulté le 4 janvier 2014)