Inhibiteur de corrosion

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La notion d' inhibiteur de corrosion désigne un produit, un additif, un catalyseur, un système ou un objet (exemple anode) destiné à réduire l'exposition d'un contenant, d'une coque ou d'un objet à la corrosion. Cette corrosion peut provenir du contact du matériau avec un gaz, un liquide ou un matériau visqueux ou granulaire. Elle peut aussi être due à des différences de potentiel électrochimique, dans ce cas on peut aussi chercher à réduire les espèces électroréactives présentes dans le fluide (oxygène dissous le plus souvent) ou son grain, etc.

Principes[modifier | modifier le code]

Les facteurs qu'on cherche à corriger avec un inhibiteur de corrosion varient selon les cas. Ce sera par exemple :

  • la composition chimique (notamment pour corriger des paramètres d'acidité et de dureté de l'eau) ;
  • la teneur en oxygène ou autres oxydants ;
  • la température ; par exemple : si le point de vapeur n'est pas atteint l'érosion par cavitation est réduite; l'eau froide dissous plus d'oxygène, mais l'eau chaude a un pouvoir solvant plus élevé...
  • le caractère plus ou moins érodant ou abrasif du fluide ;
  • la vitesse et/ou les forces de frottement (Quand les causes de la corrosion sont à la fois physicochimiques et mécaniques, l'inhibiteur de corrosion peut aussi viser à réduire ces contraintes mécanique ou abrasive sur l'interface matériau/fluide (usure des surfaces) ;
  • la pression du fluide transporté ;
  • la formation éventuelle de biofilms susceptibles d'accélérer la corrosion de certains matériaux ;
  • etc.

En milieu aqueux[modifier | modifier le code]

La corrosion provient souvent de phénomènes électrochimiques intervenant à l'interface solution/matériau (métal, plastique, céramique...). L'inhibiteur est dit anodique ou cathodique ou mixte s'il traite les aspects électrochimiques de la corrosion.

Sinon, il vise à protéger la surface d'une paroi ou d'un objet par adsorption sur cette surface pour y former une barrière étanche entre elle et le milieu corrosif.
On cherche généralement à ce que cette barrière soit durable, sauf dans le cas des antifoolings qu'on rend volontairement lentement dégradable de manière à ce qu'ils libèrent assez de substances toxiques pour tuer le "fooling", c'est-à-dire les organismes vivants qui colonisent naturellement sur toutes les surfaces immergées non toxiques, ce qui n'est pas souhaitable sur la coque des navires ou sous-marins.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]