Ingelger

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Ingelger[1] est un vicomte possessionné autour d'Orléans et d'Angers à la fin du IXe siècle.

Son nom est connu par une charte de 929 qui le mentionne comme père de Foulque Ier le Roux, comte d'Anjou. Les documents contemporains ne révèlent rien de plus, et les informations que l'on dispose sur ce vicomte viennent de la Gesta Consulum Andegavorum, une histoire des comtes d'Anjou datant du XIIe siècle, soit trois siècles plus tard.

Ce texte, la Chronique des exploits des Comtes d'Anjou, a été écrit de 1100 à 1140 par un moine angevin, à la demande de Foulques le Réchin.

Il serait fils de Tertulle, sénéchal de Gastinois, et de Pétronille, fille du duc de Bourgogne, petit-fils de Torquat, un des forestiers d'Anjou.

Charles le Chauve, roi de France, accepta que la comtesse de Gastinois dispose de toute sa fortune en faveur d'Ingelger en remerciement de la bravoure dont il a fait preuve en battant en duel celui qui accusait la comtesse d'homicide envers son défunt mari le comte de Gastinois[2]. Quelques années plus tard, le monarque lui donna le gouvernement temporaire de la ville d'Angers et de la partie de l'Anjou de Deçà-Maine.

Sous le règne de Louis le Bègue, fils de Charles le Chauve, Ingelger fut créé comte héréditaire d'Anjou de Deçà-Maine en 879 afin qu'il puisse s'opposer aux Normands qui infestaient de nouveau les rives de la Loire. Il s'allia pour cette cause au comte Eudes, fils et successeur de Robert le Fort, comte d'Anjou d'Outre-Maine. Le zèle et la capacité que le nouveau comte d'Anjou montra bientôt déterminèrent le monarque à étendre son commandement et le nomma préfet de Tours et vicomte d'Orléans[2].

Sa réputation militaire, jointe à celle qu'il acquérait tous les jours dans son administration, lui concilia l'estime générale et deux prélats très puissants, l'évêque de Tours Regino et l'évêque d'Angers Adalard, lui donnèrent en mariage leur nièce Aelendis, fille du comte Foulque.

De ce mariage est né :

Son fils est simple témoin dans un acte de 886 et qualifié de vicomte dans un autre acte de 898. Ingelger meurt en 888 à Séronne et est inhumé dans l'église de Saint Martin à Tours. Ses descendants sont nommés les Ingelgeriens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. BnF Gallica : Père Anselme - Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France des Pairs, Grands officiers de la couronne et de la Maison du roi; et des grands barons. Tome sixième - Paris - 1730
  2. a et b Jean François Bodin, édition complétée par Paul Godet, Recherches historiques sur la ville d'Angers et du Bas-Anjou, Saumur, Dubosse, libraire, rue St Jean, , p. 92 tome 2

Sources[modifier | modifier le code]