Ingénieur territorial

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En France, les ingénieurs territoriaux constituent un cadre d'emplois scientifique et technique dans tous les domaines entrant dans les compétences d'une collectivité territoriale ou d'un établissement public territorial.

Ce cadre d'emploi de catégorie A de la fonction publique territoriale comprend les grades d'ingénieur, d'ingénieur principal et d'ingénieur en chef. Le grade d'ingénieur en chef comporte deux classes : la classe normale et la classe exceptionnelle[1].

Il est envisagé comme pour les catégories A administratives de scinder le cadre d'emploi en créant une catégorie A+ comportant les deux grades d'ingénieur en chef correspondant pour les administratifs au cadre d'emploi des administrateurs.

Les fonctionnaires ayant le grade d'ingénieur peuvent exercer leurs fonctions dans les régions, les départements, les communes, les offices publics d'HLM, les laboratoires d'analyses chimiques ou d'analyses des eaux et tout autre établissement public relevant de ces collectivités. Ils peuvent également occuper l'emploi fonctionnel de directeur des services techniques des villes de 10 000 à 40 000 habitants.

La rémunération mensuelle d'un ingénieur territorial comporte deux parties : le traitement indiciaire (multiplication de la valeur du point d'indice, par l'indice correspondant à l'échelon auquel se trouve l'ingénieur du fait de son ancienneté) et le régime indemnitaire (qui dépend de la nature des fonctions et responsabilités exercées et peut représenter une proportion importante de la rémunération).

La rémunération brute mensuelle d’un ingénieur territorial est environ de 2 600 € bruts à l'embauche, ce qui peut, de prime abord, sembler modeste compte tenu du type d'emploi occupé et du niveau de qualification requis. Mais les cotisations sociales salariales sont moins importantes (environ 20 %) que dans le secteur privé, notamment en raison du fait que l'employeur public local ne verse pas de cotisation à l'assurance-chômage (il est son propre assureur dans ce domaine et supportera donc seul la charge financière des allocations-chômage versées le cas échéant au fonctionnaire involontairement privé d'emploi). La rémunération nette mensuelle de l'ingénieur territorial en début de carrière s'établit à environ 2 100 € nets.

En fin de carrière, un ingénieur territorial peut, en cas de promotions, espérer grimper jusqu'à 8 000 € brut par mois.

Conditions d'accès[modifier | modifier le code]

Le concours externe est ouvert pour 75 % au moins des postes à pourvoir aux candidats titulaires :

  • d'un diplôme d'ingénieur habilité par l'État après avis de la Commission des titres d'ingénieurs selon les modalités prévues aux articles L642-1 à L642-4 du Code de l'éducation ;
  • d'un diplôme d'architecte délivré en application de la loi du 3 janvier 1977 ;
  • d'un diplôme de géomètre expert délivré par l'État ;
  • d'un titre ou d'un diplôme à caractère scientifique ou technique délivré par l'État et d'un niveau équivalent ou supérieur à cinq années d'études après le baccalauréat.

Ce dernier critère fait l'objet d'un débat au sujet du caractère technique ou scientifique qui n'est pas reconnu à certains diplômes (notamment universitaires de spécialité urbanisme ou aménagement)[2],[3],[4],[5].

OU SANS CONDITIONS DE DIPLÔMES:

A titre dérogatoire aux conditions de diplômes exigées par les statuts, les concours sont ouverts :

1. Aux pères ou mères de 3 enfants et plus, (fournir une photocopie du livret de famille).

2. Aux sportifs de haut niveau, sous réserve de figurer sur une liste publiée l’année du concours par arrêté du ministre de la jeunesse et des sports (joindre un justificatif officiel).

3. Aux possesseurs d’une équivalence de diplôme délivrée selon les modalités définies par le décret n° 2007-196 du 13 février 2007 modifié et produite au plus tard le 1er jour des épreuves.

OU PAR LA 3e VOIE

Traditionnellement, le recrutement dans la fonction publique se fait par voie de concours, ouvert soit aux diplômés (ce que l'on appelle le concours externe), soit aux candidats déjà dans l'administration (ce qu'on appelle les concours internes). Cependant, il existe une troisième voie pour les personnes qui ont une expérience professionnelle dans le secteur privé au sens large.

Certains concours comportent une troisième voie d'accès à la fonction publique pour les candidats qui ont acquis une expérience dans l'exercice :

1 soit d'une activité professionnelle de droit privé (salarié d'une entreprise publique ou privée, indépendant...);

2) soit d'un mandat local;

3) soit d'une activité associative (salarié ou responsable bénévole).


Le concours interne est quant à lui ouvert aux fonctionnaires et agents publics qui justifient d'au moins quatre ans de services effectifs dans un emploi de catégorie B.

À partir de 2011 ou 2012, les futurs élèves ingénieurs en chef devraient suivre une formation de douze mois à l’Institut national des études territoriales (INET).

Les spécialités[modifier | modifier le code]

Spécialité ingénierie, gestion technique et architecture[modifier | modifier le code]

Spécialité infrastructures et réseaux[modifier | modifier le code]

Spécialité prévention et gestion des risques[modifier | modifier le code]

  • Option sécurité et prévention des risques
  • Option hygiène - laboratoire - qualité de l'eau
  • Option déchets - assainissement
  • Option sécurité du travail

Spécialité urbanisme, aménagement et paysage[modifier | modifier le code]

Spécialité informatique et systèmes d'information[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret n°90-126 du 9 février 1990 portant statut particulier du cadre d'emplois des ingénieurs territoriaux
  2. Assemblée Nationale - Questions
  3. Sénat - Questions
  4. Sénat - Questions
  5. Site jeunes urbanistes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]