Ingénieur électronicien des systèmes de la sécurité aérienne

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Ingénieur Électronicien des Systèmes de la Sécurité Aérienne
Appellation
IESSA - ISESA
Secteur d'activité
aviation civile - contrôle aérien - fonction publique d’État
Compétences requises
rigueur, perspicacité, esprit d'équipe
Niveau de formation
Salaire
40 000 € - 100 000 € brut / an
Perspectives professionnelles
ingénieur grade divisionnaire, en chef, expert, instructeur licence, enseignant ENAC, chef de service
Professions voisines
ingénieur aéronautique, ingénieur télécoms et réseaux
Contraintes
horaires atypiques, travail de nuit
Codes
IDEO (France)
ROME (France)
I1102

En France, les ingénieurs électroniciens des systèmes de la sécurité aérienne (IESSA) de la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) contribuent à la sécurité aérienne en veillant jour et nuit au bon fonctionnement des systèmes techniques de la navigation aérienne qui permettent d'assurer le contrôle de la circulation aérienne sur le territoire national. Dotés d'un grand sens des responsabilités, ils assurent l'étude, l'installation, le paramétrage et la surveillance des systèmes en temps réel.

Aussi connu sous le nom d'ingénieurs des systèmes électroniques de la sécurité aérienne (ISESA), le corps des IESSA est classé dans la catégorie A de la fonction publique d'État au sein du ministère de la Transition écologique et solidaire. Le statut du corps des IESSA est régi par la loi no 90-557 du [1]ainsi que par le décret no 2018-983 du 12 novembre 2018 modifiant le décret no 91-56 du 16 janvier 1991[2]. À l'échelle européenne et mondiale, par définition de l'organisation de l'aviation civile internationale (OACI)[3] ces ingénieurs aéronautiques peuvent être assimilés aux ATSEP.

Au 1er janvier 2020, la Direction générale de l'Aviation civile comptait 1 497 IESSA parmi ses effectifs, répartis en métropole et outre-mers. Les IESSA exercent majoritairement dans les principaux aéroports français et les cinq centres en route de la navigation aérienne (CRNA).

Présentation[modifier | modifier le code]

Les 4 grandes fonctions des IESSA
Les quatre grandes fonctions des IESSA

En étroite collaboration avec les ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne (ICNA), et présents dans le bâtiment technique de la tour de contrôle ou des centres de contrôle en route de la navigation aérienne (CRNA), les IESSA peuvent intervenir sur pistes ou dans les salles techniques afin de rétablir un fonctionnement nominal de l'ensemble des moyens techniques permettant notamment l'atterrissage aux instruments des avions, la détection radar des aéronefs, les communications entre pilotes et contrôleurs, les communications entre contrôleurs (France et étranger) ainsi que tous les moyens informatiques et réseaux qui permettent le contrôle de la circulation aérienne ou qui aident à sa réalisation. Les IESSA exercent un métier à fortes responsabilités indispensable pour garantir un niveau de sécurité aérienne optimal en France.

Au terme de trois années d'études, en fonction de leur spécialisation en sortie d'école, les IESSA sont amenés à exercer des fonctions de conduite des systèmes opérationnels en temps réel, d'expertise, d'encadrement et de formation/instruction. Au cours de sa carrière, un IESSA qui change de filière de spécialisation bénéficie de formations permettant de maintenir un niveau de compétences élevé requis pour l'exercice de ses fonctions.

Recrutement[modifier | modifier le code]

Concours d'entrée[modifier | modifier le code]

La sélection d'entrée des futurs élèves IESSA à l’École Nationale de l'Aviation Civile (ENAC) a lieu lors d'un concours annuel dit externe de la fonction publique, ouvert aux ressortissants de la communauté européenne, sans limite d'âge, et pouvant justifier d'une 2e année de classes préparatoires scientifiques (ou 2e année de classes préparatoires intégrées), ou étant titulaire (avant la rentrée des classes) de l'un des diplômes suivants : DEUG, DUT, BTS à caractère scientifique ou technologique, DEUST[4]. Cependant, la grande majorité des candidats présentant le concours sont issus des classes préparatoires scientifiques Maths sup/Maths spé, ainsi que des DUT GEII et DUT R&T. Par ailleurs, chaque année des candidats déjà possesseurs d'un titre en ingénierie et ayant effectué une carrière dans le secteur privé choisissent de présenter le concours externe.

Depuis 2018, un nouveau concours externe spécial est ouvert aux candidats étant titulaires d'un titre ou diplôme classé au moins au niveau I dans les domaines mathématiques, scientifiques et techniques, ou d'une qualification ou d'une formation reconnue comme équivalente à l'un des titres de ces diplômes dans les conditions fixées par le décret du , ou encore pouvant justifier soit à la date de publication des résultats d'admissibilité du concours, d'une inscription en dernière année d'études en vue de l'obtention d'un master ou d'une qualification ou d'une formation reconnue comme équivalente à l'un de ces titres ou diplômes dans les conditions fixées par le décret du . Les lauréats du concours spécial intègrent la deuxième année de formation à l'ENAC, ce qui réduit la durée totale de formation à deux années au lieu de trois.

D'autre part, il existe des passerelles ainsi que des voies de recrutement depuis d'autres corps de la DGAC [5] :

  • Examen professionnel IESSA : Les lauréats de ces examens intègrent une formation de 18 mois entre l'ENAC et leurs nouveaux services d'affectation.
  • Concours internes de la fonction publique : Les lauréats de ces concours sont admis à suivre la formation initiale complète à l'ENAC. Les épreuves sont identiques à celles du concours externe.
  • Les candidats en situation de handicap ont la possibilité de concourir. Un nombre limite de places leur est réservé. Les candidats en situation de handicap suivent la formation initiale complète.

Données statistiques[modifier | modifier le code]

Le nombre de places ouvertes aux différents concours varie chaque année en fonction des besoins de recrutement. En moyenne, du fait du nombre de candidats inscrits chaque année aux concours, l'accès au corps des IESSA reste sélectif. La première sélection des candidats au nouveau concours externe spécial dit BAC+5 a eu lieu en 2019.

Principales données du concours externe IESSA (BAC+2) [6],[7]
Année Inscrits Admissibles Admis Pourcentage d'admis
2019 270 102 37 13,7%
2018 351 103 36 10%
2017 310 66 33 11%
2016 332 58 27 8%
Principales données du concours externe spécial IESSA (BAC+5)[7]
Année Inscrits Admissibles Admis Pourcentage d'admis
2019 39 9 5 12,8%


Formation initiale[modifier | modifier le code]

Formation IESSA à l'ENAC
Formation IESSA à l'ENAC

Présentation du parcours de formation[modifier | modifier le code]

La formation française des IESSA est suivie à l'École nationale de l'aviation civile à Toulouse. La formation à l'école est publique, gratuite et dure trois ans (sauf en cas de prolongation de la formation) à raison de 950 heures de cours par an. Elle est rémunérée[8].

Depuis 2012, elle est sanctionnée par un grade de Master dit ISESA [9] (Ingénierie des Systèmes Électroniques de la Sécurité Aérienne) référencé dans le Répertoire national des certifications professionnelles. Au cours de la formation initiale, après une durée de 24 mois, l'élève est affecté soit en tour de contrôle, soit en centre en route de la navigation aérienne (CRNA), soit dans une maintenance régionale ou encore à la Direction de la Technique et de l'Innovation (DTI). Une fois affecté, l'élève IESSA débute sa formation pratique dans son centre, en alternance avec la formation théorique qui se poursuit à l'école. À l'issue des trois années de formation pratique et théorique, les diplômes IESSA et ISESA sont délivrés conjointement, mais l'élève n'est alors pas toujours entièrement qualifié, selon l'importance et la complexité de son centre d'affectation. Selon les organismes, une à deux années sont encore nécessaires à l'achèvement de la qualification, pouvant alors porter le temps de formation totale d'un IESSA à sept années après le BAC.

Contenu détaillé de la formation[10],[11][modifier | modifier le code]

La formation initiale permet au futur ingénieur d'acquérir de nombreuses compétences utiles au cours de sa carrière. L'objectif est de couvrir l'ensemble des spécialisations vers lesquelles les futurs élèves pourront être amenés à exercer. La formation comprend donc de nombreuses heures de travaux pratiques.

Première année[modifier | modifier le code]

À la fois théorique et pratique, la première année permet à l'élève d'acquérir les bases et fondamentaux du métier d'ingénieur. En électronique, la formation comporte une mise à niveau des connaissances en électricité, ainsi que des séances de programmation sur microcontrôleurs.

En informatique, les domaines de compétences abordés sont vastes :

TB-20
Socata TB-20 de l'ENAC utilisé pour le vol aux instruments

Afin d'appliquer les connaissances acquises, une partie de l'année est également consacrée à la réalisation d'un projet technique électronique ou informatique.

Enfin, l'année s'achève par un stage d'observation d'une durée d'environ un mois en aéroport dans un service de la navigation aérienne (SNA) et dans un des cinq centres en route de la navigation aérienne (CRNA).

Une semaine est consacrée à un stage d'initiation au pilotage VFR/IFR afin de découvrir les différents systèmes utilisés par les pilotes, et sur lesquels le futur ingénieur sera amené à intervenir au cours de sa carrière. Ce stage a lieu dans un des centres de pilotage ENAC.

Deuxième année[modifier | modifier le code]

La deuxième année est dédiée à l'apprentissage du métier, en particulier de chacune des quatre grandes fonctions d'un IESSA. En informatique, les bases de première années sont utilisées afin d'approfondir les connaissances réseaux et l'administration des systèmes. La programmation système temps réel est également approfondie et des cours en cybersécurité sont suivis. En deuxième partie d'année, le futur IESSA se qualifie dans ses futurs domaines techniques de travail à savoir la radionavigation, radiocommunication, surveillance et data processing. Cette phase dite de Qualification Training est nécessaire à la réussite de la formation, elle s'accompagne de nombreuses heures de travaux pratiques.

Parmi les notions abordées tout au long de l'année, l'accent est mis sur les connaissances en réseaux informatiques et télécommunications indispensables au métier. De nombreux enseignements en physique appliquée (ondes, hyperfréquences, etc.) complètent la formation afin d'aborder en détail le fonctionnement des nombreux systèmes propres aux domaines de la communication, navigation et surveillance en aéronautique.

On pourra notamment citer les enseignements suivants :

Vigie LFMN
Systèmes informatiques destinés au contrôle aérien paramétrés par les IESSA à l'aéroport de Nice-Côte d’Azur

La fin d'année comprend un stage d'immersion en langue anglaise d'une durée d'un mois au Royaume-Uni, Irlande ou Canada. En cas de réussite, l'affectation au classement de l'élève dans son futur service clôture la deuxième année de formation.

Troisième année[modifier | modifier le code]

Cette année est dédiée à la formation pratique et à la spécialisation du stagiaire IESSA récemment affecté, ainsi qu'à l'apprentissage des compétences requises spécifiques au lieu d'affectation. En parallèle, le stagiaire prépare et rédige son projet de fin d'études (PFE) nécessaire à l'obtention du diplôme national de Master ISESA. Enfin, en cas de réussite la formation aboutit à la titularisation du stagiaire au sein de la fonction publique dans le corps des IESSA.

Langues étrangères[modifier | modifier le code]

En sortie de formation initiale à l'ENAC, le jeune IESSA possède un niveau d'anglais équivalent au niveau B2 sur l'échelle du CECRL validé par l'obtention du First Certificate in English (FCE) proposé par l'université de Cambridge. Cependant, la plupart des élèves possèdent un niveau de langue équivalent ou supérieur dès leur entrée à l'ENAC.

Métiers et spécialisations[modifier | modifier le code]

Salle de supervision d'Orly
Salle de supervision à l'aéroport de Paris-Orly

La conduite de systèmes en temps réel[modifier | modifier le code]

Les IESSA sont amenés à assurer de la maintenance opérationnelle sur les systèmes techniques nécessaires au contrôle aérien. Pour cela, les IESSA exploitent des systèmes de supervision qui permettent de détecter les dysfonctionnements et effectuent des tâches de dépannage en temps réel, tout en assurant un niveau maximal de sécurité. Les IESSA sont spécialisés dans un grand domaine technique et interviennent spécifiquement dans leur domaine de compétence. Dans les grands centres de contrôle, comme les Centre En Route de la Navigation Aérienne (CRNA), les IESSA assurant la conduite des systèmes, dits "superviseurs", sont au nombre de 3 ou 4 en permanence, selon la configuration choisie localement. Ces centres fonctionnent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an.

Communication[modifier | modifier le code]

Atterrissage aux instruments à Roissy CDG
Atterrissage aux instruments à Paris-Charles-de-Gaulle

Indispensables aux communications entre pilotes et contrôleurs, les moyens de radiocommunication aéronautique doivent être opérationnels en toutes circonstances. Les IESSA chargés de l'installation, du paramétrage et de la surveillance de ces systèmes sont amenés à se déplacer pour surveiller les antennes avancées et les centres d'émission réception déportés.

Navigation[modifier | modifier le code]

Cette spécialisation est uniquement exercée dans les aéroports français. Les IESSA ont en charge les différents moyens de radionavigation utilisés par les pilotes, notamment pour les vols en régime de vol aux instruments (IFR). Parmi les systèmes, on retrouve les systèmes d’atterrissage aux instruments (ILS) présents dans les aéroports, les balises VOR et les balises DME. Pour accéder à ces systèmes, les IESSA doivent régulièrement se déplacer aux abords des pistes ainsi qu'en campagne. Aujourd'hui, de nouveaux outils pour les procédures d'approche de type RNAV (GNSS) sont introduits.

inspection en vol
Beechcraft 200 King Air de l'OCV utilisé pour l'inspection en vol

Les moyens de radionavigation nécessitent des calibrations pour respecter les exigences de l'OACI. Des calibrations au sol ainsi qu'en vol ont lieu régulièrement grâce aux avions de l'organisme de contrôle en vol (OCV) qui dépend de la DGAC.

Surveillance[modifier | modifier le code]

Les IESSA s'occupent des différents systèmes de surveillance aéronautique utilisés par les contrôleurs aériens. À proximité des aéroports, on retrouve les radars primaires (PSR), les radars de sol, les récepteurs ADS-B, les balises MLAT qui alimentent les systèmes de multilatération.

Dans les centres en route de la navigation aérienne, les IESSA interviennent sur les différents radars secondaires qui couvrent l'espace aérien français.

Réseau ORTOLAN au Centre Régional de Contrôle en Route Nord (Athis-Mons)
Réseau ORTOLAN au Centre Régional de la Navigation Aérienne Nord (Athis-Mons)

ATM / Data Processing[modifier | modifier le code]

De nombreux systèmes de contrôle automatisé du trafic aérien aident le contrôleur aérien à remplir sa mission de contrôle. Les IESSA assurent l'acheminement des données aéronautiques issues de différents capteurs et nécessaires aux calculateurs informatiques qui doivent être régulièrement paramétrés. Ces derniers restituent en temps réel des informations cruciales destinées aux contrôleurs aériens (écrans radars, plans de vol, radiocommunications, alertes, etc.).

Le transport des données utilise des infrastructures réseaux IP complexes et critiques qui permettent de relier les systèmes, les tours de contrôle et les cinq centres en route de la navigation aérienne. Les IESSA maintiennent ces réseaux aéronautiques nécessaires entre autre à la coordination des vols internationaux avec les prestataires de la navigation aérienne des pays voisins. En Europe, l'organisme de gestion et d'optimisation des flux de trafic aérien (CFMU) d'Eurocontrol planifie les volumes de trafic et distribue ses informations au Centre d'Exploitation des Systèmes de Navigation Aérienne Centraux (CESNAC) situé à Bordeaux, à travers le réseau aéronautique.

L'expertise[modifier | modifier le code]

Les IESSA peuvent exercer des fonctions d'experts dans des centres opérationnels, à la Direction des Opérations (DO), située à Athis-Mons, ou à la Direction Technique et de l'Innovation (DTI), située à Toulouse. Dans les centres opérationnels, les IESSA experts sont amenés à installer et paramétrer les nouveaux systèmes, afin de permettre leur utilisation dans un contexte de sécurité optimale. Les exigences liées à l'aérien contraignent les différents acteurs à l'excellence dans ce domaine. Souvent doublés ou triplés, les systèmes techniques de la navigation aérienne sont conçus pour tolérer les pannes afin d'assurer en permanence le service rendu dans les meilleures conditions de sécurité. À la DO et à la DTI, les IESSA experts sont amenés à évaluer les besoins opérationnels et transcrire les exigences opérationnelles permettant de développer en interne ou en externe les systèmes techniques actuels et à venir. Ils garantissent également la livraison et l'installation des systèmes, la mise à jour des versions logicielles, l'échange standard et l'interface avec les industriels. Certains IESSA peuvent également exercer au Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA).

L'encadrement[modifier | modifier le code]

Les IESSA sont amenés à exercer des fonctions d'encadrement dans les centres opérationnels, à la DTI ou au siège de la Direction des services de la Navigation aérienne (DNSA). Ils encadrent des équipes et participent pleinement aux différentes missions d'encadrement, en général dans les divisions techniques. Ils sont amenés à occuper des postes d'assistant et de chef de subdivision, adjoint ou chef de service dans les services opérationnels. Ils sont également amenés à occuper des postes d'expert, d'expert confirmé, expert senior, adjoint ou chef de pôle et adjoint ou chef de domaine à la DTI.

L'instruction/formation[modifier | modifier le code]

Les IESSA, de par leur formation initiale, sont amenés à dispenser eux-mêmes des formations par spécialités. Dans des subdivisions spécialisées au sein de leur structure ou encore en tant qu'enseignants à l'ENAC, ils assurent des formations sur les systèmes techniques à destination de leurs collègues ainsi qu'aux élèves IESSA. Les IESSA peuvent occuper des fonctions d'instructeurs ATSEP et instructeur Licence.

Le métier d'IESSA exige des connaissances importantes et rafraîchies dans chaque domaine technique et requiert de nombreuses formations continues, tout au long de la carrière.

Rémunération[modifier | modifier le code]

La rémunération des ingénieurs IESSA se compose d'un traitement de base ainsi que de diverses primes dues à la complexité des systèmes, à l'obligation de maintien des compétences tout au long de la carrière, à la charge de travail de certains sites, aux horaires atypiques ainsi qu'aux fortes responsabilités induites par le métier. Le taux de primes perçues peut ainsi représenter plus de 50% du traitement de base. Les primes varient selon chaque centres du fait de leur complexité et de leurs spécificités.

Les élèves ingénieurs IESSA en formation à l'ENAC perçoivent une rémunération pendant leurs études, en contrepartie l'élève s'engage à servir l'État pendant 7 ans après la titularisation sous peine de rembourser les sommes perçues. En 2019, la rémunération d'un élève ingénieur IESSA s'élevait à environ[6] :

  • 18 000  brut en première année.
  • 21 900  brut en deuxième année.
  • entre 26 900  brut et 31 700  brut en troisième année selon le site d'affectation.

En sortie d'école après la titularisation, un ingénieur IESSA perçoit un salaire compris entre 3 000  et 3 500  net par mois selon le site d'affectation. La rémunération annuelle d'un ingénieur IESSA titulaire débute à 40 000  brut en début de carrière, s'élève à 60 000  brut après 10 ans et peut atteindre jusqu'à 100 000  brut en fin de carrière[12],[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Loi n° 90-557 du 2 juillet 1990 relative au corps des ingénieurs électroniciens des systèmes de la sécurité aérienne », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 10 mai 2020)
  2. « Décret n° 2018-983 du 12 novembre 2018 modifiant le décret n° 91-56 du 16 janvier 1991 portant statut du corps des ingénieurs électroniciens des systèmes de la sécurité aérienne | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 10 mai 2020)
  3. (en) ICAO, Manual on Air Traffic Safety Electronics Personnel Competency-based Training and Assessment, , 160 p. (lire en ligne)
  4. http://www.enac.fr/fr/menu/formations/formations-1er-et-2eme-cycles/ing%C3%A9nieur-electronicien-iessa
  5. Présentation des concours techniques
  6. a et b École Nationale de l'Aviation Civile, Notice IESSA 2020, Toulouse, École Nationale de l'Aviation Civile, , 11 p. (lire en ligne), p. 10
  7. a et b Ecole Nationale de l'Aviation Civile, Plaquette IESSA 2020, ENAC, (lire en ligne), p. 11
  8. « IESSA - Ingénierie des Systèmes Électroniques de la Sécurité Aérienne », sur www.enac.fr (consulté le 10 août 2019)
  9. https://formations.enac.fr/fr/formations/feuilleter-le-catalogue/sciences-technologies-sante-STS/diplome-vise-niveau-bac-5-grade-master-RA/isesa-iessa-ingenierie-des-systemes-electroniques-de-la-securite-aerienne-program-47897.html Résumé de la formation sur le site de l'ENAC.
  10. Directeur de l'ENAC, « Répertoire National des Certifications Professionnelles », sur rncp.cncp.gouv.fr, (consulté le 5 octobre 2019)
  11. ENAC, « Organisation de la formation », formations.enac.fr, (consulté le 5 octobre 2019)
  12. « Devenir IESSA », sur devenir-iessa.fr (consulté le 10 août 2019)
  13. « UNSA IESSA », sur iessa.news (consulté le 10 août 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]