Infrastructure critique

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Infrastructure critique ou « essentielle » est un terme utilisé par les États pour désigner un actif qui est vital pour le fonctionnement d'une société ou de l'économie.

Définition[modifier | modifier le code]

La notion d'infrastructure critique ne bénéficie pas d’une définition précise et unique[1]. Elle peut ainsi différer en fonction des pays.

Les termes les plus couramment associés à cette notion recouvrent [2]:

  • La production d'électricité, transport et distribution ;
  • La production de gaz, le transport et la distribution ;
  • La production de pétrole et de produits pétroliers, de transport et de distribution ;
  • les télécommunications ;
  • L'approvisionnement en eau (eau potable, eaux usées, eaux de surface) ;
  • l'agriculture, la production et la distribution alimentaire ;
  • Le chauffage (par exemple le gaz naturel, le mazout, le chauffage urbain) ;
  • La santé publique (hôpitaux, ambulances) ;
  • Les systèmes de transport (alimentation en carburant, le réseau ferroviaire, les aéroports, les ports, la navigation intérieure) ;
  • Les services financiers (banques, de compensation) ;
  • Les services de sécurité (police, armée).

Programmes de protection des infrastructures critiques[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Le Programme européen pour la protection des infrastructures critiques (PEPIC ; en anglais, European Programme for Critical Infrastructure Protection, EPCIP) est un programme lancé en 2004 par le Conseil européen visant à identifier et protéger les infrastructures critiques.

France[modifier | modifier le code]

La France a défini en 2006 douze secteurs d’activités d’importance vitale (SAIV) et identifié des opérateurs d'importance vitale (OIV), considérés comme essentiels au fonctionnement de l'économie et de la société.[3].

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Le Centre pour la protection des infrastructures nationales (CPNI ; en anglais, Centre for the Protection of National Infrastructure), créée le 1er février 2007, est une autorité qui participe à la sécurité nationale[4].

Il vise à réduire la vulnérabilité de l'infrastructure nationale au terrorisme et autres menaces, en gardant les services essentiels du Royaume-Uni (délivré par les services de télécommunications, les services d'urgence, de l'énergie, de la finance, de l'alimentation, du gouvernement, de la santé, des transports et de l'eau) sûrs[5].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Les États-Unis ont une définition large du terme, avec un programme national mis en place en 1996. Le Patriot Act de 2001 défini les infrastructures essentielles comme les « systèmes et les actifs, physiques ou virtuels, tellement vitaux que leur indisponibilité ou leur destruction auraient un effet déstabilisant sur ​​la sécurité, l'économique, la santé ou la sûreté publique, ou toute combinaison de ces effets ».

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]