Inflation en 2021-2022

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L'augmentation de l'inflation en 2021-2022 est un phénomène historique et macroéconomique de moyen terme durant lequel l'inflation a augmenté de manière généralisée dans le monde. Cet épisode fait l'objet de débats économiques quant à ses causes et ses effets.

Contexte[modifier | modifier le code]

Ralentissement de l'économie et demande réprimée[modifier | modifier le code]

La pandémie de Covid-19 provoque un ralentissement de l'économie mondiale en , d'autant plus forte que plusieurs États mettent en œuvre une politique de confinements[1]. Du fait des fermetures et des quarantaines, ainsi que de la disruption des chaînes d'approvisionnement mondiales, la demande agrégée (la consommation) chute brutalement. La baisse de la consommation est particulièrement forte dans le domaine des services[1]. Du fait des réductions de possibilités d'achats, et des politiques budgétaires à base de transferts fiscaux (aides aux ménages), 2021 s'ouvre sur une période d'épargne élevée et de demande prête à être libérée[2].

Inflation durablement faible et tensions déflationnistes[modifier | modifier le code]

Cet environnement est propice à la hausse du chômage, car les entreprises licencient (ou ont recours au chômage partiel) en anticipant un recul de leur chiffre d'affaires. Moins de salaires sont distribués et consommés, l'octroi de crédit baisse, et ainsi l'inflation chute. C'est notamment le cas aux États-Unis, où le taux de chômage passe d'un niveau particulièrement faible (autour de 3,5 %) à 13 %[3].

Par conséquent, les pays développés abordent 2021 avec une inflation faible, une dynamique de désinflation, voire de déflation[2]. Cette évolution est renforcée par une chute des prix des énergies due à la chute de leur demande[2].

Augmentation de l'inflation[modifier | modifier le code]

En zone euro[modifier | modifier le code]

En août 2021, l'inflation passe la barre des 3 % dans la zone euro, pour la première fois depuis 2012[2]. En novembre 2021, l'inflation dans la zone euro était de 4,9 %, soit le niveau maximal depuis la création de la monnaie unique[4].

En 2021, l'Allemagne contribue à l'inflation de la zone euro à hauteur de 29,2 %, contre 20,2 % pour la France, 16,4 % pour l'Italie et 10,6 % pour l'Espagne[2].

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

L'inflation atteint des niveaux qui sont, depuis les années 1980, des records. En novembre 2021, l'inflation aux États-Unis est de 6,8 %, la plus élevée depuis juin 1982[4].

En France[modifier | modifier le code]

L'inflation augmente moins en France que dans les pays voisins en 2021 et en 2021. Selon la Banque de France, en 2022 l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) « pass[e] de 5,1 % en rythme annuel en mars à 5,4 % en avril, puis 5,8 % en mai [2022] »[5].

Au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Les prix à la consommation augmentent de 5,4 % au Royaume-Uni sur l'année 2021, soit le taux d'inflation le plus élevé depuis que le pays a adopté une cible d'inflation en 1992[6].

Dans les pays développés[modifier | modifier le code]

Évolution de l'inflation (2020 - 2022)[7]
Pays

ou région du monde

2020 2021 Août 2022
Monde entier 1.9% 3.4% 8%
Europe et Asie centrale 1.2% 3.1% 9.1%
Amérique latine et Caraïbes 1.4% 4.3% 9.9%
Brésil 3.2% 8.3% 8.8%
Asie du Sud 5.7% 5.5% 4.5%
Australie 0.8% 2.9% 7.8%
Corée du Sud 0.5% 2.5% 5.6%
Japon 0.0% -0.2% 3%
Chine 2.4% 1.0% 2.3%
Canada 0.7% 3.4% 7.6%
Royaume-Uni 1.0% 2.5% 9.9%
France 0.5% 1.6% 5.9%[8]
États-Unis 1.2% 4.7% 8.2%

L'épisode inflationniste touche les pays développés comme les pays émergents. Toutefois, les pays développés sont plus nombreux à avoir une inflation supérieure à leur objectif : en 2021, c'est plus de 60 % des pays développés qui sont dans une telle situation (contre un peu plus de 50 % pour les pays émergents) ; en 2022, c'est presque l'intégralité des pays développés (contre à peu près 80 % des pays émergents)[9].

Causes[modifier | modifier le code]

Disruption des chaînes d'approvisionnement[modifier | modifier le code]

Plusieurs études économiques pointent du doigt le rôle de la disruption et de la désorganisation des chaînes d'approvisionnement dans l'inflation. Les entreprises ayant plus de mal à obtenir les biens de production (biens intermédiaires) nécessaires à leur activité, elles produisent moins et doivent payer des prix plus élevés pour obtenir des substituts.

Une étude menée par le Economic Policy Institute estime en 2022 qu'entre le deuxième trimestre 2020 et le quatrième trimestre 2021, 38,3 % de l'inflation américaine a été causée par l'augmentation des coûts des intrants ; entre 1979 et 2019, c'était en moyenne 26,8 % de l'inflation qui était causée par cette augmentation des coûts[10].

De manière cohérente avec ce résultat, une étude de Leibovici et Dunn montre en 2021 que les augmentations de prix ont été plus importantes dans les industries dépendantes des semi-conducteurs, un matériau particulièrement touché par la disruption de la supply chain mondiale[11].

En 2021, Forbes et ses collègues soutiennent que l'inflation est en grande partie causée par la disruption des chaînes d'approvisionnement et l'augmentation subséquente du prix des biens intermédiaires. Ils remarquent que cet état de fait est lié à l'éclatement des chaînes d'offre et de production, dû à la mondialisation[12]. Deloitte remarque, dans une étude macroéconomique en 2022, que la disruption des chaînes d'approvisionnement ayant touché les biens plus que les services, la hausse des prix de ces derniers a été modérée (+3,8 % aux États-Unis) entre novembre 2020 et novembre 2021, quand les biens durables faisaient face à une hausse de 14,9 %[1].

Augmentation des prix de l'énergie[modifier | modifier le code]

Les prix de l'énergie, qui augmentent fortement dans le monde en 2021 et en 2022, sont l'un des principaux facteurs de l'augmentation de l'inflation[13]. Une étude de la Banque centrale, « Rising Inflation: Transitory or Cause of Concern? », montre qu'à partir de 2021, l'inflation s'exprime majoritairement par l'évolution des prix de l'énergie dans la zone[2].

En 2021, l'augmentation du coût de l'électricité et du gaz est de 19 % en France, 33 % en Italie et 60 % en Belgique[13]. Une décomposition des causes de l'augmentation des prix en Belgique, en Italie et en France montre que les prix de l'eau, de l'électricité, du gaz et d'autres carburants est le premier facteur, loin devant les prix de l'immobilier et les loyers (en Italie) et l'augmentation du coût de l'alcool et du tabac (en France)[13].

Augmentation des profits des entreprises[modifier | modifier le code]

L'étude du Economic Policy Institute de 2022 estime que parmi les entreprises américaines non financières, 53,9 % de l'augmentation des prix est due à l'augmentation des profits des entreprises. La note estime qu'entre 1979 et 2019, l'augmentation des prix ne causait que 11,4 % de l'augmentation totale des prix[10]. Alternatives économiques fait remarquer que cette politique d'augmentation des marges par les entreprises leur permet de ne pas répercuter l'augmentation du coût des intrants par une baisse des salaires[14]. Une enquête du Congrès des États-Unis estime que les marges des entreprises de transport ont augmenté de 201 %, et celles de l'industrie de la viande, 51 %[15].

En France, Alternatives économiques remarque que ce mécanisme ne semble pas avoir joué, dans la mesure où le taux de marge des entreprises, après avoir augmenté en 2021 sous l'effet des aides et subventions publiques, s'est replié en 2022. Il est en passé de 36,3 % au T1 2021 à 31,6 % au TA 2022[16].

Réduction de la production agricole[modifier | modifier le code]

Un rapport de l'Inspection générale des finances publié en novembre 2022 montre que, dans le domaine de l'agroalimentaire, l'inflation « s’explique essentiellement par celle des prix des matières premières agricoles », et que « pour la moitié des produits, la grande distribution diminue sa marge brute ». Elle conclut que « pour plus des deux tiers des produits, les analyses menées montrent que l’augmentation des coûts de production de l’industrie agroalimentaire est significativement supérieure à l’évolution de sa marge brute »[17].

Politiques budgétaires expansionnistes[modifier | modifier le code]

Les politiques budgétaires expansionnistes stimulent théoriquement l'inflation dans la mesure où l'augmentation des dépenses publiques provoque une augmentation de la demande ; le canal de l'emploi joue aussi, car un taux de chômage en décroissance stimule les dépenses des ménages[3]. Ainsi, en 2021, Olivier Blanchard[18], puis Lawrence Summers[19], mettent en garde le gouvernement fédéral américain contre le American Rescue Plan Act, qui pèse 1,9 trillions de dollars, en ce que la baisse du chômage subséquente pourrait stimuler l'inflation[3].

Une étude publiée en mai 2021 par Gita Gopinath et des collègues estime que les plans de relance étasuniens auront pour conséquence une augmentation de l'inflation d'ici 2023 par le canal de l'emploi : une chute du chômage à un niveau faible (entre 1,5 % et 3,5 %) devrait aboutir à un taux d'inflation entre 2,5 % et 3 % en 2023[3].

Augmentation des salaires[modifier | modifier le code]

Un marché du travail tendu, où les entreprises ont du mal à recruter, contraint les demandeurs de travail (les entreprises) à proposer des salaires plus élevés pour recruter. Or, plusieurs pays se trouvent, en 2021, dans une situation de marché du travail tendu. Toutefois, l'étude menée par Deloitte en février 2022 montre que les augmentations de salaire ont joué un rôle ou bien mineur, ou bien nul, dans l'augmentation de l'inflation. Entre le troisième trimestre 2020 et le troisième trimestre 2021, les salaires réels ont chuté d'1 % au Canada et de 0,25 % en Allemagne. L'augmentation a été de 0,5 % au Japon et de moins d'1% aux États-Unis[1].

Le Economic Policy Institute estime dans une étude de 2022 qu'entre 2020 (T2) et 2021 (Q4), seulement 7,9 % de l'inflation américaine est due à l'augmentation du coût du travail ; à titre de comparaison, l'étude remarque qu'entre 1979 et 2019, 61,8 % de l'inflation a été due à l'augmentation du coût du travail[10].

Guerre en Ukraine[modifier | modifier le code]

L'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022 accentue la hausse des prix de l'énergie et de certains biens de production dont les deux pays sont d'importants fournisseurs au niveau international[20].

Dans un papier de 2022, la Banque de France remarque que « le conflit en Ukraine a entraîné une baisse importante des exportations russes de diesel (la France importe autour de 20 % de son diesel depuis la Russie), contribuant à une hausse des marges de raffinage, qui sont in fine répercutées dans les prix à la pompe » ; or, l'énergie est le premier facteur d'augmentation des prix dans le pays cette année-là[5].

Autres[modifier | modifier le code]

Durant la seconde moitié de 2021, l'annulation par l'Allemagne de sa politique de réduction du taux de TVA augmente de 0,3 points de pourcentage l'inflation dans la zone euro. Sur toute l'année 2021, la nouvelle taxe carbone allemande contribue à 0,10 points de l'inflation de la zone[2].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Baisse du pouvoir d'achat[modifier | modifier le code]

L'inflation est une baisse de la valeur de la monnaie. Elle réduit le pouvoir d'achat des agents économiques dès lors que leur revenu n'augmente pas aussi vite que l'inflation. Une telle situation se produit en 2021 dans plusieurs pays, comme au Canada et en Allemagne[1].

Politique monétaire restrictive[modifier | modifier le code]

Les remèdes à une inflation élevée sont d'ordinaire douloureux, car ils consistent, pour la banque centrale, à mettre en place une politique monétaire restrictive. Olivier Blanchard[21], Lawrence Summers[22] et Joseph Gagnon[23] notent chacun que l'inflation élevée pourrait requérir des politiques monétaires particulièrement restrictives, qui causeraient des récessions généralisées.

Troubles sociaux[modifier | modifier le code]

Dans une note publiée en octobre 2022, la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface) estime que l'augmentation de l'inflation pourra être le déclencheur, dans les années à venir, de troubles sociaux[24],[25].

Débats et controverses[modifier | modifier le code]

Risque de boucle salaires-prix[modifier | modifier le code]

L'épisode inflationniste réactive certains programmes de recherche économique sur les liens entre l'augmentation des salaires en temps d'inflation et l'augmentation de l'inflation. Une étude de 2022 estime que la spirale salaires-prix est d'autant plus forte que le pays connaît déjà une inflation élevée. Cette spirale varie selon les pays, et est particulièrement forte aux États-Unis et en France. Une augmentation généralisée des salaires pourrait alors soutenir l'inflation dans ces pays[26].

Caractère transitoire[modifier | modifier le code]

La situation provoque des débats au sujet du caractère potentiellement transitoire de l'inflation[27]. En septembre 2021, alors que l'interrogation devient plus pressante, la Banque centrale européenne publie un papier appelé « Rising Inflation: Transitory or Cause for Concern? » pour donner le résultat de son enquête, tranchant dans le sens d'une inflation transitoire de moyen terme, devant s'atténuer progressivement d'ici fin 2023[2].

En Amérique, Paul Krugman (2021) et d'autres soutiennent que l'inflation serait transitoire[28]. Il cite notamment un papier publié par le Council of Economic Advisers, publié en juillet 2021, qui compare six épisodes inflationnistes américains depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et selon lequel la situation américaine en 2021 est plus proche de celle du pays en 1948 que celle des années 1970[29]. L'inflation serait dans ce cas due à une libération de la demande, qui avait été réprimée pendant la crise de la Covid-19[29].

Certains économistes, comme Lawrence Summers, soutiennent que l'inflation persistera dans le temps[30].

Réancrage des anticipations[modifier | modifier le code]

Les anticipations d'inflation sont un déterminant important de l'inflation future, ce qui rend la perception des acteurs importante[31]. Or, une augmentation durable de l'inflation poserait un risque de désancrage des anticipations de la part des agents économiques[32]. Le papier de 2021 de la Banque centrale européenne, « Rising Inflation », montre qu'un désancrage des anticipations d'inflation est l'un des facteurs principaux d'une potentielle augmentation future soutenue de l'inflation[2].

Pour certains économistes, il est possible que cet épisode soit l'indicateur de la fin de la période de faible inflation et faibles taux d'intérêt que les pays développés avaient connu depuis les années 2000[33].

Comparaison avec la stagflation des années 1970[modifier | modifier le code]

La comparaison avec les années 1970 semble abusive. Aux États-Unis, le Conseil économique estime que la crise inflationniste est plus proche de celle que le pays a connu à la fin des années 1940, lorsque le pays a pivoté d'une économie de guerre à une économie civile et que la demande qui avait été réprimée ou suspendue pendant la guerre a pu s'exprimer, plus qu'à la crise inflationniste des années 1970[29].

Aussi, l'ampleur de l'augmentation des prix des biens de consommation est plus faible dans les années 2020. En 1973 et 1974, les prix du pétrole ont quadruplé, puis doublé en 1979 et 1980, là où les prix du pétrole sont, en termes réels, d'un tiers inférieurs en 2022 qu'en 1980 et en 2008. De plus, les banques centrales ont aujourd'hui dans leur mandat l'objectif explicite de lutter contre l'inflation élevée. L'inflation américaine à la fin des années 1970 était concentrée sur les secteurs des transports et de l'immobilier. En 2021 et 2022, l'inflation américaine est quasiment à égalité dans le domaine des transports, mais est bien plus faibles dans les autres secteurs[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e (en) « Global surge in inflation », sur Deloitte Insights (consulté le )
  2. a b c d e f g h et i (en) « Rising Inflation: Transitory or Cause for Concern? | Think Tank | European Parliament », sur www.europarl.europa.eu (consulté le )
  3. a b c et d (en) « US inflation: Set for take-off? », sur CEPR (consulté le )
  4. a et b (en) « Inflation narratives », sur CEPR (consulté le )
  5. a et b « Projections macroéconomiques – Juin 2022 », sur Banque de France, (consulté le )
  6. (en) « Surging inflation in the UK », sur CEPR (consulté le )
  7. « Inflation rates », International Monetary Fund via World Bank,‎ (lire en ligne [archive du ])
  8. « France : l’inflation révisée en légère hausse au mois d’août, à 5,9 % sur un an », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  9. a et b (en) « Today’s inflation and the Great Inflation of the 1970s: Similarities and differences », sur CEPR (consulté le )
  10. a b et c (en-US) « Corporate profits have contributed disproportionately to inflation. How should policymakers respond? », sur Economic Policy Institute (consulté le )
  11. (en) Fernando Leibovici et Jason Dunn, « Supply Chain Bottlenecks and Inflation: The Role of Semiconductors », sur research.stlouisfed.org (DOI 10.20955/es.2021.28, consulté le )
  12. (en) « Pandemic inflation and nonlinear, global Phillips curves », sur CEPR (consulté le )
  13. a b et c admin, « Who is suffering most from rising inflation? », Bruegel Blog,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. « Qui paye le coût de l’inflation ? », sur Alternatives Economiques, (consulté le )
  15. (en) « Subcommittee Analysis Reveals Excessive Corporate Price Hikes Have Hurt Consumers and Fueled Inflation, While Enriching Certain Companies », sur House Committee on Oversight and Reform, (consulté le )
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  20. (en) « The Ukraine war has raised long-term inflation expectations », sur CEPR (consulté le )
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  22. (en-US) Lawrence Summers, « Opinion | The Fed is charting a course to stagflation and recession », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le )
  23. (en) « Why US inflation surged in 2021 and what the Fed should do to control it | PIIE », sur www.piie.com, (consulté le )
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  27. (en) « What may happen when central banks wake up to more persistent inflation? », sur CEPR (consulté le )
  28. (en-US) Paul Krugman, « Opinion | History Says Don’t Panic About Inflation », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  29. a b et c (en-US) « Historical Parallels to Today’s Inflationary Episode - CEA », sur The White House (consulté le )
  30. (en-US) Lawrence Summers, « Opinion | On inflation, it’s past time for team ‘transitory’ to stand down », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le )
  31. Ricardo Reis, « Losing the inflation anchor », CEPR Discussion Papers, C.E.P.R. Discussion Papers, no 16664,‎ (lire en ligne, consulté le )
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