Industrie pharmaceutique marocaine

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L'industrie pharmaceutique marocaine occupe, par sa taille, la 2e place à l’échelle africaine avec un chiffre d’affaires de 13,7 milliards de dirhams (1,4 milliard de dollars). Avec près de 40 laboratoires, 33 sites de production, 50 distributeurs et plus de 11 000 pharmacies, l’industrie pharmaceutique marocaine couvre la majeure partie de la demande intérieure, soit près de 70 % et le Maroc exporte 7 à 8 % de sa production, jusqu'à 20 % chez certains laboratoires, en particulier vers l'Afrique subsaharienne et la zone MENA, mais aussi vers l'Europe. Il est à noter que l’industrie pharmaceutique marocaine est classée Zone Europe par l’OMS du fait de la qualité de production. L’industrie pharmaceutique marocaine constitue un pôle de croissance en raison des technologies acquises, de son savoir-faire reconnu par les instances internationales, des performances qu’elle réalise tant au niveau des quantités produites que de la qualité des médicaments. Malgré tout, la balance commerciale pharmaceutique a terminé l’année 2015 à -3,9 Milliards de Dirhams[1],[2].

Laboratoires pharmaceutiques marocains[modifier | modifier le code]

Laprophan, Pharma 5, Cooper Pharma, Promopharm, Novapharm, Zenith, Stéripharma, Bottu, Galenica, Polymédic, Genpharma, Afric-Phar, Iberma, Sothema, Pharmaceutical Institute, Ipharma, Novopharma, Promopharm S.A., Steripharma. [1]

Laboratoires internationaux implantés au Maroc[modifier | modifier le code]

Alcon, Abbvie, Abbott, AstraZeneca, Bayer, Celgene, Eli Lilly, GlaxoSmithKline, Janssen, Leo Pharma, Merck, MSD, Novartis, Novo Nordisk, Pierre Fabre, Pfizer, Roche, Sanofi, Servier, Spimaco. [3]

Représentés par l'association Les Entreprises du Médicament du Maroc (LEMM), Cette association professionnelle, créée en 2005, le LEMM est composée de 19 sociétés marocaines, filiales de groupes pharmaceutiques internationaux qui œuvrent dans la R&D. Le LEMM a pour mission de mettre à disposition des patients, du corps médical et de l’ensemble des prestataires de soins des solutions de santé innovantes, aux standards internationaux les plus stricts aussi bien pour les maladies lourdes que pour les maladies sociétales.[4]

650 Millions de Dirhams sont investis annuellement dans la Formation des professionnels de santé. 76 Millions de Dirhams investit en R&D en 2016. Plus de 140 Millions d’unités délivrées aux patients Marocains en 2016.

Exportation[modifier | modifier le code]

Quinze laboratoires, dont deux filiales de multinationales, exportent vers 33 pays, essentiellement africains. Le chiffre d’affaires à l’export s’élève à 909 MDH. [5] l'industrie pharmaceutique marocaine cherche de nouveau marché notamment en Afrique lusophone et anglophone mais aussi au Viêt Nam qui pourrait être la tête de pont pour conquérir un marché de 10 pays regroupé au sein de l'ASEAN. [6] Pharma 5 compte créer une usine de production de médicaments en Côte d'Ivoire[7], Cooper Pharma fera de même dans ce pays et réalisera une autre usine au Rwanda[8].

Innovation[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne le SSB 400, générique du sofosbuvir, molécule miracle contre l’hépatite C développée par la firme américaine Gilead et commercialisée par celle-ci sous la marque Sovaldi, les chimistes du laboratoire pharma 5 sont arrivés à reconstituer cette molécule et a démocratiser l’accès aux soins pour cette maladie que l’on pensait incurable. Le SSB 400 coûte 13 500 dirhams pour les trois prises contre + de 400 000 dirhams en France ou encore plus de 800 000 dirhams aux États-Unis[9],[10].

Laprophan compte déjà 5 brevets d’invention. Parmi ces 5 brevets, se trouve l'Ixor, l’unique médicament anti-reflux effervescent. «Les chercheurs du laboratoire Laprophan sont les seuls à avoir réussi à mettre au point un antiacide effervescent tout en améliorant ses vertus thérapeutiques». En 2008, le laboratoire obtient le premier prix d’innovation décerné par l’Association R&D pour Ixor. Le produit a ensuite été proposé lors d’un concours international, organisé par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) à Genève. Le traitement anti-reflux œsophagiens s’est vu attribuer le premier prix de l’innovation, devant Sanofi[11].

Sources[modifier | modifier le code]