Individualisation

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En sociologie et en psychologie[modifier | modifier le code]

L'individualisation est un processus consistant pour un individu à s'approprier sa vie et à ne dépendre que de ce qui lui semble juste pour agir. Ce processus est nommé en philosophie « individualisme éthique ».

Pour Christopher Lasch, « l'individualité est la prise de conscience, douloureuse, de la tension qui règne entre nos aspirations illimitées et notre compréhension limitée ; entre l'unité et la séparation »[1].

En sciences sociales, l'individualisation renvoie à une attitude individuelle de distanciation et d'autonomisation par rapport au groupe d'appartenance. Autrement dit, l'individualisation est l’affirmation de niveau individuel par rapport au niveau du groupe. [2]

Dans le cadre de la modernisation, l'individualisation se présente dans le cadre de la réflexivité (socio-anthropologie), par laquelle un individu réfléchit à lui-même par son action. Ce phénomène peut se trouver aussi sur un groupe de personnes. Cette faculté suppose l'affaiblissement de la tradition et une revalorisation de la subjectivité. Cette subjectivité est un espace à soi, entre soi et le social. Elle est la prise de conscience de ses représentations et de sa relation au monde. [2]

Mais Michel Foucault ne voit dans la subjectivité que l'ombre du pouvoir. La sociologie, entre autres, produit un discours savant sur la réflexivité qui ruine les efforts de l'individu pour se décrire par lui-même, et la subjectivité ne fait que tromper et fabriquer une vision normalisée de l'individu. [2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christopher Lasch, Le moi assiégé. Essai sur l'érosion de la personnalité, Climats, 2008 p. 16.
  2. a b et c Marie-Madeleine Bertucci, « Place de la réflexivité dans les sciences humaines et sociales : quelques jalons », Cahiers de sociolinguistique,‎ (lire en ligne)

Lien interne[modifier | modifier le code]