Inditex

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Inditex S.A.
logo de Inditex

Création
Dates clés 1975 : création de Zara et ouverture de la première boutique à La Corogne
Fondateurs Amancio Ortega Gaona
Forme juridique Société par actionsVoir et modifier les données sur Wikidata
Action BMAD : ITX
Siège social Arteixo, La Corogne
Drapeau d'Espagne Espagne
Direction Pablo Isla (directeur général)
Actionnaires Amancio Ortega Gaona (59,6 %)
Rosalía Mera (6,9 %)
Activité Prêt-à-porter
Produits Vêtements
Filiales Zara, Massimo Dutti, Bershka, Oysho, Uterqüe, Pull and Bear, Zara Home, Stradivarius, TEMPE
Effectif 171 839 (2018)
Site web www.inditex.com

Capitalisation 95 149 millions d'euros au 15 décembre 2019
Chiffre d'affaires 26 145 millions d'euros au 31 janvier 2019
Résultat net 3 444 millions d'euros au 31 janvier 2019[1]

Inditex, Industria de Diseño Textil, S.A. est un groupe espagnol, leader mondial de la confection textile devant H&M par son chiffre d'affaires et ses bénéfices[2]. Son siège social est situé à Arteixo, en Galice, au nord-ouest de l'Espagne, où travaillent 300 stylistes. Une partie des produits du groupe y est fabriquée, mais aussi chez des sous-traitants au Cambodge, en Turquie, en Tunisie, au Maroc, ou au Portugal.

Inditex possède plusieurs marques : Zara et Zara Home, Pull and Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho et Uterqüe.

Historique[modifier | modifier le code]

La première enseigne du groupe est Zara. Cette marque est fondée en 1975 par Amancio Ortega et Rosalía Mera qui ouvre cette année-là sa première boutique à La Corogne (Espagne). Aujourd’hui, Zara est présente avec un réseau de boutiques situées dans les plus grandes villes du monde, aussi bien en Amérique du Sud qu’en Asie, mais principalement en Europe, le marché espagnol représentant à lui seul 25 % du chiffre d'affaires de l'enseigne, et l'Europe représente 70 % du chiffre d'affaires du groupe[3].

La holding Inditex, INdustria de DIseño TEXtil, est créée en 1985[4].

L'internationalisation du groupe débute en 1988 avec un premier magasin à Porto au Portugal, puis 1989 avec l'ouverture d'un magasin à New York ; la France voit la première boutique du groupe l'année suivante.

La marque Pull & Bear apparaît en 1991, année de l'acquisition de Massimo Dutti ; puis 1998 voit apparaître la marque Bershka, suivie l'année suivante de l'achat de l'enseigne Stradivarius.

Le , une part d'un quart du groupe est introduite en bourse[5] ; la même année, création de la marque de lingerie Oysho.

Amancio Ortega, de nature discrète, est souvent représenté par sa seconde femme Flora Perez lors des événements publics ; il est aussi dans les dix premières fortunes du monde, et première fortune d'Espagne selon le magazine Forbes[3] avec la majorité du capital du groupe.

En juin 2020, après avoir annoncé les premières pertes depuis son entrée en bourse en 2001, le groupe déclare vouloir fermer jusqu'à 1 200 magasins dans le monde[6].

Principaux actionnaires[modifier | modifier le code]

Au 7 février 2020[7]:

Amancio Ortega 59,3%
Mera Sandra Ortega 5,05%
Bailie Gifford 1,49%
Capital Research & Management WI 1,33%
The Vanguard Group, Inc. 1,01%
Invesco Advisers, Inc. 0,96%
Capital Research & Management GI 0,64%
Norges Bank Investment Management 0,63%
BlackRock Investment Management 0,54%

Distribution et chiffres[modifier | modifier le code]

En 2011, le groupe comprend plus d'une centaine d'entreprises ainsi que 5 527 boutiques, dont 1830 sous l'enseigne Zara, 525 pour Massimo Dutti, et une centaine pour Lefties[3] réparties dans 82 pays[8].

Le groupe Inditex ouvre environ 500 magasins par an à travers le monde : 560 en 2007[9], 483 pour 2011 dont 250 en Europe et 132 en Chine[8], et 480 à 520 prévus dans le monde en 2012, dont 123 en Chine où le groupe possède déjà 275 points de ventes qui représentent 18 % des ventes du groupe : « La boutique est l'endroit où notre business model commence et finit » peut-on lire dans le rapport annuel du groupe, « avec le client comme principal actif ».

Inditex, dirigé par Pablo Isla depuis , est présent au travers de neuf enseignes Zara (64,6 % du chiffre d'affaires en 2011) et Zara Home (2,3 %), les vêtements pour bébés et enfants Kiddy's class (souvent appelé Zara Kids), Pull and Bear (6,8 %), la marque Massimo Dutti fondée en 1985 mais acquise plus tard par Inditex (7,2 %), Bershka (10 %), la marque féminine Stradivarius datant de 1994 (6,2 %), la lingerie et homewear Oysho (2,4 %), les accessoires Uterquë (0,5 %), et Lefties (au départ des magasins d'usine permettant d'écouler les anciens modèles, dont la création date de la fin des années 1990). Le fort développement sur le web datant de 2012 fait bondir les ventes du groupe[10].

En 2013, le groupe Inditex ne fabriquerait que 1 % des habits qu'il vend. Les vêtements sont principalement confectionnés dans des ateliers au Bangladesh, au Pakistan, en Inde ou encore au Brésil[11].

En juin 2020, le groupe est représenté dans 96 pays avec 7 469 magasins[12].

Résultats[modifier | modifier le code]

Données en millions d'euros au [13].

Années 2017 2018 2019 2020 est
Chiffre d'affaires hors taxes 23 311 25 336 26 145 28 064
Résultat net 3 368 3 368 3 444 3 826

Logistique[modifier | modifier le code]

L’une des particularités de Zara et des autres marques, réside dans l’organisation de sa chaîne logistique, centralisée en Espagne, qu'elle contrôle d'un bout à l'autre. En effet, la stratégie développée par Amancio Ortega veut que les étagères des boutiques soient renouvelées tous les quinze jours. L’enseigne se distingue ainsi par la vitesse de la mise en place de nouveaux produits dans ses magasins. En effet, il ne s’écoule que deux à trois semaines entre la décision de commercialiser un modèle et son arrivée dans les boutiques, alors que la moyenne du marché est de deux mois. Pour cela, elle privilégie une stratégie industrielle locale, là où ses concurrents ont préféré la délocalisation. Zara et Inditex peuvent ainsi faire preuve de réactivité et de flexibilité. La moitié des produits sont fabriqués en Europe et dans le bassin méditerranéen, dont la moitié dans les quatorze usines du groupe, un tiers en Asie, mais aussi en Amérique du Sud (Pérou ou Brésil par exemple) : « La force de Zara, c'est sa vitesse »[3].

Au total, le groupe utilise 5 000 fournisseurs différents.[réf. nécessaire]

Controverses[modifier | modifier le code]

Conditions de travail et travail des enfants[modifier | modifier le code]

Dans un rapport interne à Inditex de 2009, un audit mené auprès de ses fournisseurs en Inde révèle que 24 enfreignent les lois sur le travail des enfants, sur les conditions de travail, etc. Inditex aurait remédié à cette situation depuis, en dénonçant les contrats de plusieurs fournisseurs ou en ayant incité les autres à corriger leurs défauts. Néanmoins, il semble que cette déclaration soit optimiste et que des fournisseurs déclarés continuent à enfreindre les lois nationales sur les conditions de travail[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.zonebourse.com/Inditex/fondamentaux/
  2. Cécile Thibaud, « Inditex plus rentable qu'H&M en 2011 », sur fashion-dailynews.com, Éditions Larivière, (consulté le 5 mai 2012)
  3. a b c et d Cécile Thibaud, « Zara entraîne Inditex loin de la crise », Challenges, no 297,‎ , p. 46 à 48 (ISSN 0751-4417)
  4. « Zara a fait de lui l’homme le plus riche d’Europe », Paris Match,‎ (lire en ligne, consulté le 1er août 2017)
  5. François Musseau, « Zara Ortega, l'homme qui n'existait pas », sur lepoint.fr, Le Point, (consulté le 5 mai 2012)
  6. (en) Zara owner to close up to 1,200 fashion stores around the world, theguardian.com, 10 juin 2020
  7. Zone Bourse, « INDITEX Actionnaires », sur www.zonebourse.com (consulté le 8 février 2020)
  8. a et b Jean-Baptiste Duval, « Inditex poursuit sa croissance internationale », sur lsa-conso.fr, LSA, (consulté le 5 mai 2012)
  9. « Le groupe Inditex poursuit son développement à l'étranger », sur lsa-conso.fr, LSA, (consulté le 5 mai 2012)
  10. Kira Mitrofanoff, « H&M et Zara tissent leur avenir sur la Toile », Challenges, no 382,‎ , p. 28 (ISSN 0751-4417)
  11. Fierté espagnole, le père de Zara essuie quelques critiques, Mathieu de Taillac, lefigaro.fr, 16 mars 2013
  12. Cécile Thibaud, Zara et Inditex essuient les premières pertes de leur histoire, lesechos.fr, 10 juin 2020
  13. Zone Bourse, « Inditex : données financières », sur www.zonebourse.com (consulté le 16 décembre 2019)
  14. Reportage Cash Investigations, 18 mai 2012, France 2, lire le synopsis sur télérama.fr Regardable sur la chaîne officielle de l'émission Cash investigation - Toxic fringues. Consulté le : 21 mai 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

  • Mango enseigne d'origine espagnole possédant plus de 2 400 boutiques dans le monde
  • Fast fashion

Lien externe[modifier | modifier le code]