Indice h

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L'indice h (ou indice de Hirsch) est un indice essayant de quantifier la productivité scientifique et l'impact d'un scientifique en fonction du niveau de citation de ses publications. Il peut aussi s'appliquer à un groupe de scientifiques, tel qu'un département, une université ou un pays.

L'indice a été suggéré en 2005 par Jorge Hirsch comme un outil pour déterminer une qualité relative des physiciens théoriciens, cette mesure pouvant être étendue à tous les chercheurs publiant dans des revues à comité de lecture[1].

Hirsch suggère que, pour les physiciens, une valeur de 10-12 devrait permettre de considérer un poste de chercheur résidant dans une université renommée. Un poste de professeur pourrait être considéré à partir de 18, et 15-20 pour la qualité de membre de l'American Physical Society. Une valeur supérieure à 45 pointerait vers la possibilité d'être admis à l'Académie des Sciences américaine[2].

Définition et mesure[modifier | modifier le code]

Indice h calculé sur la base d'un nombre décroissant de citations

L'indice est basé sur la distribution des citations dont fait l'objet le travail d'un chercheur. D'après Hirsch : « Un scientifique a un indice h si h de [ses] Np articles ont chacun au moins h citations, et les autres (Np - h) articles ont au plus h citations chacun. »

Autrement dit, un chercheur avec un indice de h a publié h articles qui ont été cités au moins h fois[3]. Dès lors, l'indice h reflète à la fois le nombre de publications et le nombre de citations par publication. L'indice permet d'aller plus loin que la simple mesure du nombre d'articles ou de citations, tout en ne permettant qu'une comparaison des chercheurs à l'intérieur d'un même champ (les conventions de citation pouvant varier). En physique, un chercheur de niveau moyen devrait avoir un h à peu près équivalent à la durée de sa carrière, tandis que pour les chercheurs en sciences biologiques et biomédicales cette valeur est généralement plus élevée.

Si on note \scriptstyle N_c(y) le nombre de citations du j-ième article le plus cité alors[1] :

 N_c(y) = N_c(1)-\left(\frac{N_c(1)}{h}-1 \right)y

On obtient alors la formule : \scriptstyle y_m=h\left( a \pm \sqrt{a^2-2a} \right)\scriptstyle y_m = \sum_{y\geq 1}N_c(1) est la somme totale d'articles, \scriptstyle a=\frac{N_{c,tot}}{h^2} et \scriptstyle N_{c,tot} est le nombre total de citations.

Indice plus réaliste[modifier | modifier le code]

L'indice précédent ne fait pas apparaître la notion d'auteur unique ou coauteurs, ni la notion de premier auteur. Dans le même article, Hirsch propose un indice qui se veut plus réaliste[1]. Le généralisation est de ne plus donner une relation linéaire entre \scriptstyle y_m et h :

 y_m = h\left( 1 + \alpha^\beta \ln(h) \right)^{\frac{1}{\beta}}

\scriptstyle a, \alpha et \scriptstyle \beta vérifient l'équation :

 \alpha e^{\alpha^{-\beta}} = \frac{a}{\int_0^\infty e^{-z^\beta}dz }

Indice h et auto-citations[modifier | modifier le code]

L'une des pratiques courantes des auteurs pour augmenter artificiellement leur indice h est de citer de manière disproportionnée leurs propres travaux, distorsion notée par Hirsch dans son article original[1]. Calculer un indice h corrigé pour tenir compte du ratio d'auto-citations est une tâche fastidieuse, car les moteurs de recherche tels que le Web of Science ou Google Scholar n'offrent pas de le calculer. Une étude heuristique a montré qu'en faisant l'hypothèse d'un ratio d'auto-citations constant (p), l'indice h peut être corrigé de la manière suivante pour obtenir un indice b[4] : b=(1-p)^{0.75} h

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Jorge E. Hirsch, « An index to quantify an individual's scientific research output », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 102, no 46,‎ , p. 16569–16572 (DOI 10.1073/pnas.0507655102, lire en ligne)
  2. Ivars Peterson, « Rating Researchers », Science News Online,‎ (consulté le 13 février 2009)
  3. « Physicist Proposes New Way to Rank Scientific Output » (consulté le 13 février 2009)
  4. « A simple method for excluding self‐citation from the h‐index: the b‐index », Online Information Review, vol. 33,‎ , p. 1129-1136 (ISSN 1468-4527, DOI 10.1108/14684520911011043, lire en ligne)

Source[modifier | modifier le code]

  • (en) H.L. Roediger, « The h Index in Science: A New Measure of Scholarly Contribution », Observer, vol. 19,‎ 2006 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Index par journal et pays