Indicateur de vitesse

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Indicateur de vitesse (années 1980) équipé en son centre d'un odomètre.

L'indicateur de vitesse, ou « compteur de vitesse », est un instrument permettant d’indiquer la vitesse de déplacement d’un véhicule. Il est devenu, avec l’odomètre, obligatoire sur toutes les automobiles, motocyclettes et cyclomoteurs. D'autres engins motorisés en sont équipés. Dans une auto, on le trouve très souvent juste derrière le volant, parfois au centre du tableau de bord.

Présentation générale[modifier | modifier le code]

La fonction du compteur de vitesse est de permettre au conducteur de connaître la vitesse instantanée de son véhicule. Le compteur de vitesse est très utile pour permettre au conducteur de maîtriser la vitesse de son véhicule par rapport aux limites imposées par la signalisation ou le code de la route. En France, la vitesse est indiquée en kilomètre(s) par heure (km/h). Dans certains pays, les compteurs de vitesse disposent d’une double graduation : l’unité de mesure locale (généralement le mile) et l’unité de mesure internationale. [réf. souhaitée]

Dans certains cas, le compteur de vitesse comporte des graduations supplémentaires destinées à informer le conducteur sur le rapport de boîte de vitesses qui devrait être engagé. Ces indications permettent de pallier sommairement l'absence de compte-tours. Par exemple, la première vitesse en dessous de 20 km/h, la seconde entre 20 et 45 km/h, la troisième entre 45 et 70 km/h, etc.

Types d'affichage[modifier | modifier le code]

Compteur de vitesse à double graduation (km/h et miles par heure)

On distingue généralement trois types de compteurs de vitesse selon l'affichage :

Le compteur rond est le plus courant. Un odomètre totalisateur et journalier, ou « compteur kilométrique », lui est logiquement intégré. Il présente l’avantage d’être facilement lisible d’un simple coup d’œil. Sur tous les véhicules (excepté certains anciens modèles cyclomoteurs) l'indicateur de vitesse est éclairé pour faciliter sa lecture en conduite de nuit.

Le compteur linéaire à aiguille se présente sous la forme d’une graduation linéaire horizontale sur laquelle se déplace l’aiguille. Parfois, comme sur la Citroën GS, le ruban des graduations se translatait en face d'un trait vertical fixe de visée. Son principal avantage est une certaine compacité par rapport au compteur rond. Assez répandu dans les années 1960 et 1970, le compteur linéaire semble être passé de mode.

Le compteur numérique affiche directement la valeur de la vitesse sur un écran du tableau de bord. Ses indications sont plus précises que celles des compteurs à aiguille. Afin de ne pas modifier l'indication de manière intempestive pour chaque km/h en cas d'accélération ou de freinage importants, il possède le plus souvent une légère inertie de précision sur l'indication.

Avec l'arrivée de technologies numériques dans les équipements automobiles, le compteur numérique devient de plus en plus accessible puisque la vitesse y est gérée intégralement sous cette forme (alors que c'était plus compliqué par le passé quand la vitesse était gérée exclusivement en analogique). Mais, il n'est pas rare de voir les deux indications (numérique et analogique rond à aiguille) apparaître simultanément sur le même tableau de bord, comme sur Citroën C4.

Parmi les premières utilisations on peut trouver :

Ce type d'indicateur n'est pas courant sur les véhicules de compétition, où l'indication de vitesse est secondaire (un compte-tours est souvent plus utile au pilote).

Un compteur de vitesse numérique (Toyota Prius)

À noter : depuis que l'industrie automobile commence à utiliser couramment des afficheurs à cristaux liquides (TFT), on commence à voir apparaître des affichages sophistiqués qui reproduisent graphiquement un compte-tours à aiguille (par exemple, sur les véhicules de la plateforme CMF-B comme Mégane 4, Kadjar, Espace Initiale).

Dans l'aviation, on utilise un appareil qui donne la vitesse relative de l'air, le badin ou anémomètre, parce que la vitesse pure de l'aéronef (par rapport au sol) est moins importante que sa vitesse relative (par rapport à l'air), pour la tenue de vol (par exemple pour éviter le décrochage).

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Sur navigateur GPS[modifier | modifier le code]

La plupart des dispositifs de navigation GPS, ainsi que les dispositifs d'« aide à la conduite », disposent de leurs propre indicateur de vitesse[réf. souhaitée]. Celle-ci est calculée par rapport au positionnement GPS du véhicule. Ils peuvent également afficher la limitation de vitesse courante si elle est disponible dans le dispositif et même émettre une alerte sonore et/ou visuelle en cas de dépassement.

L'avantage de l'indicateur de vitesse par GPS est sa précision à vitesse constante[réf. souhaitée]. L'indication est très proche de la « vitesse chrono ». Très utile sur autoroute, il perd de sa fiabilité en agglomération en raison du changement fréquent d'allure et du temps de réaction du GPS bien plus important que les indicateurs d'origine des véhicules. Par ailleurs, les indicateurs de vitesses GPS sont inopérant dans les tunnels, en raison de la perte du signal GPS.

Calibrage et erreurs[modifier | modifier le code]

Les véhicules automobiles sortant des chaînes sont aujourd'hui équipés en standard de calculateurs de vitesse électroniques. Certains les accusent d'être moins précis que leurs homologues mécaniques. Pourtant ces systèmes ne comportent qu'une marge d'erreur minime au regard des marges attribuables aux anciens systèmes totalement mécaniques. En effet, le fonctionnement d'un indicateur de vitesse analogique à aiguille est basé sur le magnétisme, et plus précisément, les courants de Foucault : un plateau aimanté (ou sur lequel sont collés des aimants) est relié par un câble à un entraîneur (une vis sans fin) en prise avec une roue ou la transmission du véhicule.

Ce plateau tourne donc à une vitesse proportionnelle à celle du véhicule.

Juste au-dessus, mais sans contact physique, le plateau portant l'aiguille, constitué d'un métal non ferreux, est entraîné par couplage magnétique[Quoi ?].

Un ressort de rappel tend à ramener l'aiguille vers le zéro, alors que le plateau magnétique l'entraîne dans l'autre sens, donc, plus il tourne vite, plus il attire l'aiguille vers le haut.

On comprend que ce principe comporte plusieurs possibilités d'erreur :

  • L'entraineur doit avoir un rapport de démultiplication adapté au diamètre des roues du véhicule ;
  • La résistance du ressort diminue avec la hausse de la température ;
  • L'efficacité du champ magnétique varie avec la température ;
  • Un aimant se démagnétise avec le temps ;
  • Un ressort se détend en vieillissant.
Compteur de vélomoteur, connu pour ses indications optimistes.

En France, les constructeurs ont l'obligation de calibrer les compteurs de telle sorte que la vitesse indiquée soit égale à la vitesse réelle ou supérieure[1]. L'article de loi (Arrêté du 19 mai 1976) stipule que :

Ainsi, il n'est pas rare que les compteurs de voitures ou motos indiquent une vitesse 5 à 7 km/h supérieure par rapport à la vitesse réelle. Certains compteurs, notamment sur cyclomoteurs et scooters (et même sur scooters 125 et maxi et sur quelques voitures), donnent des indications « très optimistes » pour ne pas dire « fantaisistes » en indiquant une vitesse de 15 à 20 km/h supérieure à la vitesse réelle (par exemple, sur un cyclomoteur dont la vitesse ne peut pas excéder 45 km/h, 50 grand maximum, il est fréquent que les compteurs indiquent une vitesse de 60, voire 65 km/h)[2]. On peut toutefois prendre une mesure de l'écart en utilisant un indicateur de GPS et en roulant à vitesse constante.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arrêté du 19 mai 1976 : Réception CEE concernant la marche arrière et l'appareil indicateur de vitesse des véhicules à moteur, Annexe 2, Article 4.4 - Légifrance
  2. Sur les cyclomoteurs cette « marge » est due le plus souvent à des entraîneurs prévus pour des roues de plus grandes dimensions que celles réellement utilisées.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]