Inconscient groupal

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L'inconscient groupal est un concept psychanalytique mobilisé dans des psychothérapies psychanalytiques de groupes. Il a pour origine les travaux de Bion[1], de ceux de Sigmund Heinrich Foulkes[2], d'auteurs français comme Didier Anzieu[3] et de René Kaes[4].

Tout se passe comme si dans un groupe humain, il y avait les mêmes formations de l'inconscient que dans la pensée de l'individu.

  • La formation dite « le ça du groupe » représente les pulsions de vie et les pulsions de mort.
  • La formation dite « le surmoi du groupe » représente les règles, les lois telles que le groupe les a incorporées depuis sa création.
  • La formation dite « le moi groupal» représente la capacité à articuler le ça, le surmoi avec leurs dimensions imaginaires et symboliques et le réel.

Le groupe, dans l’imperfection naturelle de sa capacité à symboliser les contradictions entre le désir et les contraintes du réel, va générer des « restes », des « bouts de discours », des «objets chargés d’émotion », etc. qui vont être en attente d’une symbolisation suffisamment aboutie.
Les « gros restes » sont appelés « cadavre dans le placard » - une métaphore qui n’est pas employée seulement par la psychanalyse. Souvent un acteur du groupe se retrouve dans le rôle de « porteur de restes ». Quand les restes sont importants, cela prend la forme de bouc émissaire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Wilfred Bion: Recherches sur les petits groupes, éd. PUF, 2002 (ISBN 2-13-052731-0)
  2. Sigmund Heinrich Foulkes: La groupe-analyse : Psychothérapie et analyse de groupe, Ed.: Payot-poche, 2004, (ISBN 2228898961)
  3. Didier Anzieu: Le groupe et l’inconscient. L’imaginaire groupal, Éd. Dunod, 1999, (ISBN 2100042742)
  4. René Kaes avec Didier Anzieu: L'appareil psychique groupal, Ed.: Dunod; Coll. : Psychismes, 2010, (ISBN 2100543814).