Inclusion financière

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L’inclusion financière (ou finance inclusive) est l’offre de services financiers et bancaires de base à faible coût pour des consommateurs en difficultés et exclus des services traditionnels. Les services bancaires représentent aujourd’hui des services indispensables pour être intégré à la société. L’inclusion financière est donc le pendant de « l’exclusion bancaire » qui est directement liée à l’exclusion sociale. Aujourd’hui les mesures d’inclusion financière sont devenues des objectifs importants des banques de détails.

L’inclusion financière à l’ONU[modifier | modifier le code]

Le 29 décembre 2003, Kofi Annan, l’ancien secrétaire général de l’ONU, a fait de l’inclusion financière un des enjeux du développement.

L’ONU a alors défini les grands chantiers de l’inclusion financière comme[1] :

  • Accès, à un prix raisonnable pour tous les ménages et entreprises, à une large gamme de services financiers : épargne, crédit à court et long terme, crédit-bail et affacturage, hypothèques, assurances, pensions, paiements, virements en devises locales et envois de fonds internationaux ;
  • Institutions saines guidées par des systèmes de gestion interne adéquats, normes de performance du secteur, suivi des performances, transparence institutionnelle, redevabilité et réglementation prudentielle saine ;
  • Viabilité financière et institutionnelle, comme moyen d'accès aux services financiers sur une longue période de temps ;
  • Prestataires de services financiers multiples, là où c'est possible, afin de proposer un ensemble d'alternatives variées et bon marché aux clients.

L’inclusion financière dans les pays développés[modifier | modifier le code]

L’inclusion financière se définit alors comme l’ensemble des dispositifs mis en place pour lutter contre l’exclusion bancaire et financière. Ces moyens composent ce que certains appellent désormais la « finance inclusive ». Le rôle des banques est central dans ce processus. En effet, l’inclusion financière ne se limite pas à l’accès à un compte, mais bien à une maîtrise plus globale des outils bancaires. Les banques peuvent participer à l’éducation financière des clientèles fragilisées comme c’est le cas des Caisses d’épargne avec Finance & Pédagogie. Elles peuvent également proposer à leurs clients des produits et services mieux adaptés à leurs ressources et à leurs besoins.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Fonds d’équipement des Nations unies, « Vision et définition de la mission pour la création de secteurs financiers inclusifs », sur uncdf.org (consulté le 10 novembre 2010)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Inclusion financière : pour bancariser le monde en développement ; La Coopérative Militaire d’Epargne et de Crédit (COMEC)

Selon la Banque Mondiale, la moitié de la population adulte de la planète n'a pas accès aux services financiers de base soit 2,5 milliards de personnes dans le monde ne sont pas bancarisées ou soit se voit mal gérer par les institutions financières de la place. Pourtant, en permettant l'investissement et en protégeant leurs détenteurs des aléas de la vie, le crédit, l'épargne, l'assurance et les moyens de paiement sont des outils indispensables au développement. Mais réussir à bancariser le monde en développement nécessite d'innover, Pourquoi est-il crucial de les insérer dans le secteur financier formel ? Des études ont montré une corrélation positive entre le taux d’accès aux services financiers et le taux de croissance d’un pays. L’inclusion financière est un passeport vers l’économie formelle. À condition qu’elle soit transparente et juste pour le client, et qu’elle repose sur des modèles viables économiquement, elle permet aux populations de devenir partie prenante de l’économie formelle et ainsi, de participer à l’avancée de leur pays.

L'Afrique a connu une croissance économique d'environ 7,2 % au cours de l'année 2015. Cependant, les évidences empiriques montrent que cette croissance n'a pas été partagée par toutes les couches de la population. L'Afrique est aujourd'hui confrontée au défi de créer une croissance, non seulement durable, mais également inclusive. Cela nécessite, entre autres, un système financier performant. En effet, il a été largement démontré que le développement du secteur financier, y compris une plus grande inclusion financière, contribue à la croissance économique, et a la réduction de la pauvreté. L'inclusion financière englobe toutes les initiatives visant à rendre des services financiers formels Disponibles, Accessibles et Abordables pour l’ensemble de la population en général et des entités spécifiques en particulier. Cela requiert une attention particulière à certaines strates de la population qui ont été historiquement exclues ou mal desservies par le secteur financier formel, soit en raison de leurs niveaux de revenu et sa volatilité, de leurs sexes, localisations, secteurs d'activité ou niveau d’éducation financière. Consciente du rôle décisif que joue l'inclusion financière dans l’aboutissement à une croissance durable et inclusive, la Banque Africaine de Développement (BAD) publie une édition spéciale de la Série des Problématiques de Développement Emergeants sur l'inclusion financière en Afrique. L'objectif de cette édition est d’analyser l'état de l'inclusion financière sur le continent et d'informer les décideurs, les donateurs et les autres parties prenantes du secteur financier sur les possibilités existantes et les problèmes spécifiques qui demandent à la fois une attention et des actions. L’édition spéciale consiste en une compilation d'articles traitant de la question dans une perspective régionale prenant en compte l'ensemble du continent ou de manière ciblée à travers certains groupes défavorisés tels les traitements des fonctionnaires dans les institutions financières, les octrois de crédit sans une attention particulière sur le revenu des travailleurs à faible revenu avec prélèvement à la source. ANOUNKOU