Inauguration solennelle du pontificat

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Fumée blanche sortant de la cheminée de la chapelle Sixtine : un nouveau pape est élu

L'inauguration solennelle du pontificat est l'ensemble des étapes et cérémonies liturgiques qui interviennent à l'issue du conclave, lui-même ayant conduit à l'élection du pape. Dès l'instant où le nouveau pape donne son consentement à son élection et indique, au cardinal doyen, le nom qu'il veut utiliser, le vote est validé par procès-verbal. Une fumée blanche est produite dans la chapelle Sixtine, accompagnée des cloches de Saint-Pierre. Le cardinal protodiacre prononce alors l’Habemus papam (« Nous avons un pape »), depuis le balcon central de la basilique Saint-Pierre. Le conclave est achevé et la cérémonie solennelle d'inauguration du pontificat peut débuter dans les jours qui suivent. Elle est suivie de la prise de possession de l'archibasilique patriarcale du Latran, qui est la cathédrale de l'évêque de Rome, c'est-à-dire le pape, considérée comme la « mère », en ancienneté et dignité, de toutes les églises de Rome et du monde.

Depuis l'inauguration du pape Jean-Paul Ier, il n'y a plus de cérémonie de couronnement du pape.

Terminologie[modifier | modifier le code]

Le terme d'inauguration est officiellement utilisé par l'Église catholique romaine. Il est employé dans la constitution apostolique Universi Dominici Gregis, promulguée par le pape Jean-Paul II le . Celle-ci[1] définit les règles relatives à l'élection du nouveau souverain pontife. Au cours de l'histoire, la cérémonie a pris différentes appellations :

  • couronnement du pape[2],
  • intronisation du pape [3] est parfois utilisé, en référence au trône où siège le pape, : en effet, le trône, sur lequel le pape est traditionnellement assis en tant qu'évêque de Rome se trouve dans l'abside de l'archibasilique Saint-Jean de Latran à Rome. Le trône sur lequel il s'assoit en tant que pape est situé dans l'abside de la basilique Saint-Pierre de Rome. Au-dessus de ce trône, se trouve un fauteuil présenté comme ayant appartenu à saint Pierre, le premier pape. Cette relique est connue sous le nom de chaire de saint Pierre (Cathedra Sancti Petri).
  • investiture du pape : l'investiture est un acte par lequel une personne met une autre en possession d'une chose. Le pape n'est donc pas investi mais il investit lui-même les évêques ou les cardinaux[4].

Actes préparatoires à l'élection du futur pontife[modifier | modifier le code]

Durant la période de vacance du pontificat, appelée Sede vacante, différentes étapes sont accomplies : en dehors des actes relatifs au décès du pape, ces étapes sont les suivantes :

  • bris de l'anneau du pêcheur : il s'agit du symbole de saint Pierre et de la papauté remis au pape au début de son pontificat. Il est brisé ou griffé par le cardinal camerlingue, en même temps que le sceau de plomb du pape, en présence des cardinaux ;
  • les armoiries du Saint-Siège sont remplacées par l’ombrellino, qui constitue, avec les clefs, les armes du Saint-Siège durant la sedisvacance ;
  • en cas de décès du pape, la porte de bronze du palais apostolique est fermée pour moitié d'un drap noir en signe de deuil ;
  • l'appartement pontifical est placé sous scellés, par le camerlingue[5].

L'inauguration des pontificats à l'époque moderne (sans couronnement)[modifier | modifier le code]

Le rite de l'inauguration du pontificat est défini par le Ordo rituum pro ministerii Petrini initio Romae episcopi (ordre du rite pour l'inauguration du ministère de Pierre évêque de Rome)[6]. Ces rites ont été modifiés le par le pape Benoît XVI[7]. Concernant la première messe pontificale, les modifications apportées visent à « mieux distinguer la célébration de la sainte messe des autres rites qui ne lui sont pas étroitement liés[8] ».

Étapes différentes des dernières inaugurations papales[modifier | modifier le code]

Bénédiction urbi et orbi[modifier | modifier le code]

Lorsque le nouveau pape est élu, après avoir revêtu sa nouvelle tenue et après avoir été annoncé par l'Habemus papam à la foule romaine et au monde entier, celui-ci prononce sa première bénédiction du haut du balcon de la basilique Saint-Pierre. Il s'agit de la bénédiction urbi et orbi (À la ville et à l'univers).

Appartements de fonction (scellés)[modifier | modifier le code]

Après son élection, le pape prend possession de ses appartements dans le palais apostolique : ceux-ci se situent dans la troisième aile ou l'aile Est de la cour Saint-Damase : le bâtiment est appelé palais de Sixte-Quint. Il s'agit d'un grand édifice de 85 pièces sur trois étages qui surplombe la cour d'honneur du Vatican (cour Saint-Damase). L'appartement, où réside, le pontife se trouve au troisième étage. Il reçoit ses visiteurs, notamment les chefs d'État et de gouvernement, au deuxième étage, qui s'appelait autrefois « appartement noble », à proximité de la bibliothèque privée du pape, dont les fenêtres donnent sur la place Saint-Pierre.

Recueillement sur la tombe de Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Lors de son élection, le pape Benoît XVI s'était recueilli sur la tombe de Saint-Pierre, située dans la nécropole papale de la basilique Saint-Pierre.

Les nouvelles armoiries du souverain pontife[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armoiries papales.

Les armoiries pontificales représentent une tiare papale placée au sommet de l'écu. Les clefs de Saint Pierre[9], posées en sautoir, sous la tiare, au-dessus ou derrière l'écu, sont liées ensemble par un cordon de gueules. Celle en bande est d'or et celle en barre d'argent. Les papes peuvent y ajouter des éléments personnels sur l'écu, soit en utilisant celles de leur famille, soit en en choisissant au moment de leur élection. Ils peuvent notamment y indiquer leurs idéaux de vie, leur programme pontifical ou faire une référence à des faits ou des expériences passées.

Fonctions du pape[modifier | modifier le code]

Dès son élection, le nouveau pontife devient Pape. Cette appellation est tirée du latin papa qui veut simplement dire père. Il est également évêque de Rome. Sur le plan religieux, il a d'autres titres ou appellations. À la tête du Vatican, ou État de la cité du Vatican, le pape dispose du pouvoir absolu (exécutif, législatif et judiciaire). Pour l'Église catholique romaine, il est considéré comme infaillible : le pontife ne peut se tromper lorsqu'il s'exprime ex cathedra (c'est-à-dire en tant que Docteur suprême de l'Église et en engageant sa pleine autorité apostolique), et ce, en matière de foi et de morale.

Regalia et insignes papaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Costume ecclésiastique.

Le pontife dispose de ses regalia et insignes officiels qui sont un ensemble d'objets symboliques constitués par les éléments de la tenue et de la décoration propre au pape en sa qualité de chef de l'Église catholique romaine et souverain de la Cité du Vatican.

Le pape Léon XIII en grande tenue

Comme tous les membres du clergé, de par sa fonction suprême, le pape a des attributs spécifiques. Il est associé au trirègne ou tiare papale, qui figure toujours dans les armoiries du Saint-Siège et sur le drapeau du Vatican. Il s'agit de la triple couronne du pape qui symbolise les pouvoirs :

Cette tiare affirme le pontife en tant que père des rois, régent du monde et vicaire du Christ.

Le trirègne n'est plus porté en tant que couvre-chef depuis le pontificat de Jean-Paul Ier ce qui fait que depuis, la cérémonie du couronnement pontifical, n'a plus fait partie de l'inauguration solennelle. La statue en bronze de saint Pierre, dans la basilique vaticane, est coiffée de la tiare, le 29 juin, fête des saints Pierre et Paul. Benoît XVI est le premier pape à avoir remplacé la tiare par une mitre sur la première version de ses armoiries personnelles. Pourtant, un nouveau blason pontifical du pape Benoît XVI a vu le jour en , orné cette fois ci, selon l'usage traditionnel, de la tiare.

En tant qu'évêque de Rome, il porte la mitre : il s'agit d'une coiffe liturgique réservée aux évêques. Cette mitre remplace la tiare papale (dans les cérémonies liturgiques). Par ailleurs, il porte la calotte : autrefois appelée submitrale, car elle se porte sous la mitre, c'est une petite coiffe ronde. Elle est de la même couleur que le costume ecclésiastique, c'est-à-dire de soie moirée blanche.

Le pape peut porter deux types de croix : celle spécifique aux évêque mais aussi la croix papale qui se différencie de celle des autres membres de l'Église : elle est surmontée de 3 traverses qui correspondent à la tiare papale, au chapeau cardinalice et à la mitre épiscopale.

À l'occasion des cérémonies liturgiques, le pape est porteur de la férule : il s'agit d'un bâton pastoral (surmonté, ou non, d'une croix). Elle se différencie de la crosse épiscopale des évêques. Dans ses effets vestimentaires, le pape porte également les éléments suivants  :

  • le fanon papal, semblable à un châle. Il est porté par le pape avec les habits pontificaux pour célébrer la messe papale. Il est constitué de deux courtes pèlerines superposées, non échancrées sur le devant et cousues ensemble au col ; celle du dessus, plus petite que celle du dessous, présente une échancrure à l'arrière. Les deux bandes de tissu qui pendent de la tiare ou de la mitre sont également appelés fanons. Le fanon est en soie rayée blanc et or doublé d'une fine raie d'amarante, bordé d'un galon d'or et décoré sur le devant d'une croix brodée de même couleur.
Le pape Benoît XVI revêtu de son étole
  • l'étole : il s'agit d'une bande de tissu ornée d'une petite croix placée au milieu. Elle est brodée à ses armes sur les plats. Quand le pape revêt une mosette blanche pendant l'octave de Pâques, l'étole est également blanche.
  • la chape est utilisée pour certaines cérémonies, en particulier les processions, la chape est une sorte de grande cape sans manches, fermée devant par une agrafe, souvent décorée de broderies et d'incrustations.

Avant les réformes liturgiques du Concile Vatican II, la tenue pontificale pouvait également comprendre :

  • Le Sous-cinctorium : bande de tissu brodé semblable à une manipule suspendue à la ceinture. Il est brodé d'une croix et de l'Agnus Dei.
  • La Falda : un vêtement particulier du pape qui forme une jupe longue qui s'étend sous l'ourlet de l'aube. Les traînes de la falda étaient si longues que le pape avait des porteurs à la fois devant et derrière quand il passait.
  • Le Mantum : est une très longue chape qui était portée uniquement par le pape. À l'origine, il était de couleur rouge, mais plus tard a été adapté pour correspondre aux couleurs liturgiques.

La messe, célébrée à la basilique Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

La cérémonie d'ornements liturgiques[modifier | modifier le code]

Cette cérémonie vient en remplacement de la cérémonie du couronnement, depuis le pape Jean-Paul Ier. Elle ne comprend plus depuis ce pontife, la remise de la tiare papale.

La remise de l'anneau du pêcheur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Anneau du pêcheur.

Cette bague doit son nom au fait qu'il représente, sur son chaton, saint Pierre pêchant au filet dans sa barque.

La remise du Pallium[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pallium (christianisme).

Le pallium, selon la tradition catholique, symbolise le poids du Christ qui pèse sur les épaule du pape. Il porte le pallium, sur son étole . Il s'agit d'une étoffe de laine qui mesure 2 mètres 60. Elle arbore 5 croix rouges qui symbolisent les plaies de Jésus et deux broches symbolisant les clous de la crucifixion. Le pape Benoît XVI a innové, lors de sa prise de fonction en 2005, avec un nouveau pallium basé sur la forme antérieure du pallium (similaire à l'Omophorion porté par les évêques chrétiens orientaux). Celui-ci est repris par le pape François.

L'acte d'obédience des cardinaux au pape[modifier | modifier le code]

Après la remise du pallium et de l'anneau du pêcheur au nouveau pontife, les cardinaux affirment leur obéissance : chaque cardinal présent à la messe d'inauguration du pontificat s'avance et offre son allégeance. Durant les dernières cérémonies, les cardinaux sont représentés par quelques-uns d'entre eux.

La messe à la cathédrale de Rome (Saint-Jean-du-Latran) (prise de possession)[modifier | modifier le code]

Peu après son élection et sa prise de fonction, le pontife prend possession de la cathedra romana, c'est-à-dire, la basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome[10]. Il s'agit de l'incathedratio du souverain pontife, c'est-à-dire, son installation[11]. Le trône, sur lequel le pape est traditionnellement assis en tant qu'évêque de Rome (le Cathedra Romana), est situé dans l'abside de l'archibasilique, sa cathédrale. Quant au trône sur lequel il s'assoit en tant que pape, celui-ci est situé dans l'abside de la basilique Saint-Pierre au Vatican. Au-dessus de ce trône, est installé, un fauteuil attribué à saint Pierre, considéré comme étant le premier pape. Cette relique est connue sous le nom de trône de Pierre (Cathedra Sancti Petri).

Inauguration du pape François[modifier | modifier le code]

Pape saluant la foule à la fin de la messe inaugurale.

Dès son élection, le , le pape siège dans la salle de la chapelle Sixtine, sur la chaire ayant appartenu à Léon XIII[12].

Afin que soit prononcé l'Habemus papam, les ouvriers de la Floreria[13] suspendent un drap bordeaux, mesurant 6 mètres sur 4, qui est exposé à la Loggia des bénédictions de la basilique Saint-Pierre[12].

La première messe d'inauguration solennelle du pontificat du pape François (en) devant 150 000 à 200 000 fidèles et 132 délégations officielles de pays du monde entier a lieu le sur la place Saint-Pierre au Vatican[14]. Elle démarre par la visite du pape au tombeau de saint Pierre devant lequel il prie. La messe proprement dite a été précédée de la remise des insignes pontificaux : le pallium pétrinien est remis (imposition du pallium) en premier au pape par le cardinal protodiacre Tauran. Puis l'anneau du pêcheur est remis par le cardinal Re, premier de l'ordre des évêques : cette bague est en argent massif, et pas en or comme ses prédécesseurs[15]. Dans son homélie, le pape a invité « à avoir du respect pour tous, pour chaque personne, spécialement les enfants, les personnes âgées, tous ceux qui sont les plus fragiles et qui souvent se trouvent à la périphérie de notre cœur »[16].

Le rite du couronnement[modifier | modifier le code]

Couronnement de Benoît XV en 1914. C'est le premier couronnement pontifical à être photographié. Le premier à être filmé (en partie) sera celui de Pie XI en 1922.
Article connexe : Tiare pontificale.
Article détaillé : Couronnement pontifical.

Pendant une grande partie de l'histoire de la papauté, les vicaires du Christ successifs furent couronnés par une couronne particulière appelée trirègne, ou tiare pontificale. Elle symbolisait le pouvoir particulier du pape sur les autres évêques, bien que ce soit la mitre qui soit l'insigne liturgique du pape en tant qu'évêque de Rome. Elle avait plusieurs significations, notamment le triple pouvoir du pape (symbolisé par trois couronnes) : celui d'Ordre sacré, de Juridiction et de Magistère.

Le plus ancien couronnement pontifical dont on ait gardé trace est celui de Nicolas Ier en 858 [17]. Le dernier fut le couronnement de Paul VI en 1963, qui abandonna peu après la pratique du port de la tiare. Aucun de ses successeurs n'a utilisé la tiare, et plus aucune cérémonie de couronnement ne fut incluse dans les célébrations d'inauguration pontificale suivantes.y

Paul VI lors du concile Vatican II. Dernier pape couronné, on voit en arrière-plan sa tiare papale, qu'il déposera en novembre 1963 pour ne plus la remettre.

La cérémonie[modifier | modifier le code]

La cérémonie du couronnement à proprement dite était incluse dans une inauguration pontificale particulièrement longue, laquelle durait environ 6 heures. Avec le temps, les cérémonies se sont voulues plus courtes et plus accessibles, et ainsi, simplifiées. La dernière cérémonie à durer longtemps (6 heures) fut le couronnement de Jean XXIII en 1958 ; quand son successeur, Paul VI, devint pape, il simplifia la cérémonie, notamment en réduisant le nombre de rituels pratiqués à plusieurs reprises[18]. Néanmoins, lors des derniers couronnements, ceux de Pie XII, Jean XXIII et Paul VI, le pape n'était plus couronné dans la basilique Saint-Pierre même mais au balcon de la loge (sur le parvis pour Paul VI) de la basilique, pour être plus visible des fidèles.

La cérémonie du couronnement était symbolisée par la remise de la tiare. Celle-ci ne fait plus partie du rite, depuis Jean-Paul Ier. elle n'est plus portée mais n'a pas pour autant été supprimée. Si en effet Paul VI vendit sa propre tiare, et, lors de la réforme de la cour pontificale en 1969, supprima de nombreux postes participant notamment au couronnement[18], il n'abrogea pas officiellement le couronnement.

L'abandon du couronnement[modifier | modifier le code]

Bien que Paul VI ait décidé de ne pas porter la tiare papale, sa constitution apostolique Romano Pontifici Eligendo continue d'envisager une cérémonie de couronnement pour ses successeurs. Cependant, ses successeurs directs, élus conformément à cette constitution, les papes Jean-Paul Ier, Jean-Paul II, Benoît XVI et François[19] ont choisi de ne pas être couronnés.

Jean-Paul Ier, qui commença son pontificat sous le signe de la simplicité et de l'humilité, préféra demander une messe d'inauguration pontificale plutôt qu'in couronnement. Il refusa également d'utiliser la Sedia Gestatoria mais finalement accepta pour les besoins de la cérémonie. À peine quelques semaines plus tard,il mourut après un règne de 33 jours. Son successeur, Karol Wojtyła, choisit le nom papal de Jean-Paul II, se plaçant dans la continuité de son successeur et se présentant avant tout comme « l'évêque de Rome », renonça donc également au couronnement.

Dans l'homélie inaugurale de son pontificat, Jean-Paul II déclare à propos du couronnement :

L'inauguration du pontificat de Benoît XVI

« Au cours des siècles passés, lorsque les successeurs de Pierre ont pris possession de leur siège, la tiare papale a été placée sur leur tête. Le dernier pape à être couronné fut Paul VI en 1963, mais après la cérémonie du couronnement solennel, il n'a jamais utilisé la tiare et a laissé le soin à ses successeurs de décider de le faire ou non. Le pape Jean-Paul Ier ne voulut pas recevoir la tiare, ce que son successeur ne veut pas non plus aujourd'hui. Ce n'est pas le moment de faire une cérémonie avec un objet considéré, à tort, comme un symbole du pouvoir temporel des papes. Le monde actuel nous appelle, nous pousse, nous oblige à regarder le Seigneur et nous oblige à plonger dans une humble et pieuse méditation sur le mystère du pouvoir souverain du Christ lui-même[20] ».

Après son long pontificat (près de 27 ans), Jean-Paul II meurt le  ; son successeur issu du conclave suivant est Joseph Ratzinger, qui prit le nom de Benoît XVI. Réputé conservateur et proche des milieux traditionalistes, il est le troisième pape à ne pas être couronné, étant seulement "intronisé". Néanmoins, certaines sources telles que le journal français Point de Vue firent savoir que cette décision fut de dernière minute : selon eux, après ses deux prédécesseurs qui avaient joué la carte de la simplicité, Benoît XVI aurait décidé de renouer avec la pratique du couronnement, comme tous les papes avant 1978. Il en aurait cependant été dissuadé par le personnel du Vatican, notamment Piero Marini, le maître des célébrations liturgiques pontificales. Quoi qu'il en soit, Benoît XVI fut le premier à ne plus utiliser la tiare sur ses armoiries papales (bien qu'une version hybride la comportant soit apparue en 2010), et Marini fut congédié en 2007[18]. L'inauguration du pontificat de Benoît XVI eut lieu à Rome le .

Dans sa constitution apostolique Universi Dominici Gregis, Jean-Paul II prévoit que la cérémonie solennelle de l'inauguration d'un pontificat doit avoir lieu, mais il ne précise pas sa forme. Benoît XVI, dans sa modification du , n'a pas modifié ce point.

Les couronnements historiques[modifier | modifier le code]

Tableau récapitulatif des couronnements historiques (papes et antipapes) :

Date Lieu Pape Cardinal Diaconie Notes
3 octobre 1143 Rome Célestin II Gregorio Tarquini Santi Sergio e Bacco Le 26 septembre, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Albéric de Beauvais, évêque d'Ostie.
12 mars 1144 Rome Lucius II Gregorio Tarquini Santi Sergio e Bacco Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Albéric de Beauvais, évêque d'Ostie.
14 mars 1145 Abbaye de Farfa Eugène III Odone Bonecase San Giorgio in Velabro Le 18 février, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Corrado della Suburra, évêque de Sabine et doyen du Sacré Collège des cardinaux.
12 juillet 1153 Rome Anastase IV Odone Bonecase San Giorgio in Velabro
5 décembre 1154 Rome Adrien IV Probablement par le cardinal Rodolfo Santa Lucia in Septisolio Odone Fattiboni était absent (voir élection papale de 1154 )
20 septembre 1159 Nympha Alexandre III Odone Bonecase San Giorgio in Velabro Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Ubaldo Allucingoli, évêque d'Ostie e Velletri.
4 octobre 1159 Abbaye de Farfa Victor IV Imar de Tusculum
22 juillet 1167 Rome Pascal III Le , il est sacré évêque de Rome à Lucca par Henri II de Leez prince-évêque de Liège (pas un cardinal).
1168 Rome Calixte III (antipape) (?)[21]
6 septembre 1181 Velletri Lucius III Teodino de Arrone, évêque de Porto e Santa Rufina[22].
1er décembre 1185 Verona Urbain III (?) (probablement par le cardinal Ardicio Rivoltella de la diaconie S. Teodoro[23])
25 octobre 1187 Ferrara Grégoire VIII Giacinto di Bobone Orsini S. Maria in Cosmedin Le même jour, il est sacré évêque de Rome, probablement par le cardinal Thibaud, évêque d'Ostie e Velletri (?).
7 janvier 1188 Pise Clément III Giacinto di Bobone Orsini S. Maria in Cosmedin
14 avril 1191 Rome Célestin III Graziano da Pisa SS. Cosma e Damiano Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Ottaviano di Paoli, évêque d'Ostie e Velletri et sous-doyen du Sacré Collège des cardinaux
22 février 1198 Rome Innocent III Graziano da Pisa SS. Cosma e Damiano Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Ottaviano di Paoli, évêque d'Ostie e Velletri et sous-doyen du Sacré Collège des cardinaux
31 août 1216 Rome Honoré III Guido Pierleone S. Nicola in Carcere Tulliano Le 24 juillet, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Ugolino di Segni Conti, évêque d'Ostie e Velletri.
11 avril 1227 Rome Grégoire IX Ottaviano dei conti di Segni SS. Sergio e Bacco
28 juin 1243 Anagni Innocent IV Raniero Capocci S. Maria in Cosmedin Le même jour, il est sacré évêque de Rome, probablement par le cardinal Rinaldo di Segni Conti, évêque d'Ostie e Velletri et doyen du Sacré Collège des cardinaux
20 décembre 1254 Naples Alexandre IV Riccardo Annibaldeschi S. Angelo in Pescheria
4 septembre 1261 Viterbo Urbain IV Riccardo Annibaldeschi S. Angelo in Pescheria
20 septembre 1265 Viterbo Clément IV Riccardo Annibaldeschi S. Angelo in Pescheria
23 mars 1272 Rome Grégoire X Giovanni Gaetano Orsini S. Nicola in Carcere Tulliano Le 19 mars, il est sacré évêque de Rome, probablement par le cardinal Eudes de Châteauroux, évêque de Frascati et doyen du Sacré Collège des cardinaux
22 février 1276 Rome Innocent V Giovanni Gaetano Orsini S. Nicola in Carcere Tulliano
20 septembre 1276 Viterbo Jean XXI Giovanni Gaetano Orsini S. Nicola in Carcere Tulliano
26 décembre 1277 Rome Nicolas III Giacomo Savelli S. Maria in Cosmedin Le 19 décembre il est sacré évêque de Rome, probablement par le cardinal Bertran de Saint-Martin, évêque de Sabine et doyen du Sacré Collège des cardinaux
23 mars 1281 Orvieto Martin IV Giacomo Savelli S. Maria in Cosmedin Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Latino Malabranca Orsini, évêque d'Ostie e Velletri.
19 mai 1285 Rome Honoré IV Goffredo da Alatri San Giorgio in Velabro Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Latino Malabranca Orsini, évêque d'Ostie e Velletri.
22 février 1288 Rome Nicolas IV Matteo Rosso Orsini S. Maria in Portico
29 août 1294 L'Aquila Célestin V Probablement par le cardinal Matteo Rosso Orsini S. Maria in Portico Le même jour, il est sacré évêque de Rome sans doute par le cardinal Hugues Aycelin Montaigut, évêque d'Ostie e Velletri. Il est couronné à nouveau quelques jours plus tard (le seul exemple d'un double couronnement papal).
23 janvier 1295 Rome Boniface VIII Matteo Rosso Orsini S. Maria in Portico Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Hugues Aycelin Montaigut, évêque d'Ostie e Velletri
27 octobre 1303 Rome Benoît XI Matteo Rosso Orsini S. Maria in Portico
14 novembre 1305 Lyon Clément V Napoleone Orsini Frangipani S. Adriano
5 septembre 1316 Lyon Jean XXII Napoleone Orsini Frangipani S. Adriano
15 mai 1328 Rome Nicolas V (antipape) Giacomo Alberti pseudo cardinal-évêque d'Ostie e Velletri Le 12 mai, il est sacré évêque de Rome aussi par Giacomo Alberti, alors évêque de Castello.
8 janvier 1335 Avignon Benoît XII Napoleone Orsini Frangipani S. Adriano
19 mai 1342 Avignon Clément VI Raymond Guillaume des Farges S. Maria Nuova
30 décembre 1352 Avignon Innocent VI Gaillard de la Motte S. Lucia in Septisolio
6 novembre 1362 Avignon Urbain V Probablement par le cardinal Guillaume de La Jugie S. Maria in Cosmedin Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Andouin Aubert, évêque d'Ostie e Velletri.
3 janvier 1371 Avignon Grégoire XI Rinaldo Orsini S. Adriano Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Guy de Boulogne, évêque de Porto de Santa Rufina et doyen du Sacré Collège des cardinaux.
18 avril 1378 Rome Urbain VI Giacomo Orsini S. Giorgio in Velabro
31 octobre 1378 Fondi Clément VII (antipape) Comte Onorato Caetani (n'est pas cardinal)
9 novembre 1389 Rome Boniface IX Tommaso Orsini S. Maria in Domnica Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Francesco Moricotti Prignano, évêque de Palestrina et doyen du Sacré Collège des cardinaux
11 octobre 1394 Avignon Benoît XIII Hugues de Saint-Martial S. Maria in Portico Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Jean de Neufchâtel, évêque d'Ostie e Velletri
11 novembre 1404 Rome Innocent VII Rinaldo Brancaccio SS. Vito e Modesto
19 décembre 1406 Rome Grégoire XII Probablement par Rinaldo Brancaccio SS. Vito e Modesto
7 juillet 1409 Pise Alexandre V (antipape) Amadeo Saluzzo S. Maria Nuova
25 mai 1410 Bologne Jean XXIII (antipape) Rinaldo Brancaccio SS. Vito e Modesto Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Jean Allarmet de Brogny, évêque d'Ostie e Velletri et sous-doyen du Sacré Collège des cardinaux.
21 novembre 1417 Constance Martin V Amadeo Saluzzo S. Maria Nuova Le 14 novembre, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Jean Allarmet de Brogny, évêque d'Ostie e Velletri et doyen du Sacré Collège des cardinaux.
19 mai 1426 Peñíscola Clément VII (antipape)
11 mars 1431 Rome Eugène IV Alfonso Carrillo de Albornoz S. Eustachio
24 juin 1440 Bâle Antipape Félix V Louis Aleman S. Cecilia
19 mars 1447 Rome Nicolas V Prospero Colonna San Giorgio in Velabro
20 avril 1455 Rome Calixte III Prospero Colonna San Giorgio in Velabro
3 septembre 1458 Rome Pie II Prospero Colonna San Giorgio in Velabro
16 septembre 1464 Rome Paul II Niccolò Fortiguerra S. Cecilia
25 août 1471 Rome Sixte IV Rodrigo Borgia S. Nicola in Carcere Tulliano Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Guillaume d'Estouteville, évêque d'Ostie e Velletri et sous-doyen du Sacré Collège des cardinaux.
12 septembre 1484 Rome Innocent VIII Francesco Todeschini Piccolomini S. Eustachio
26 août 1492 Rome Alexandre VI Francesco Todeschini Piccolomini S. Eustachio
8 octobre 1503 Rome Pie III Raffaele Riario San Giorgio in Velabro Le 1er octobre, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Giuliano della Rovere, évêque d'Ostie e Velletri et sous-doyen du Sacré Collège des cardinaux.
26 novembre 1503 Rome Jules II Raffaele Riario San Giorgio in Velabro
19 mars 1513 Rome Léon X Alessandro Farnese S. Eustachio Le 17 mars, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Raffaele Riario, évêque d'Ostie e Velletri et doyen du Sacré Collège des cardinaux.
31 août 1522 Rome Adrien VI Marco Cornaro S. Maria in Via Lata
26 novembre 1523 Rome Clément VII Marco Cornaro S. Maria in Via Lata
3 novembre 1534 Rome Paul III Innocenzo Cibo S. Maria in Domnica
22 février 1550 Rome Jules III Innocenzo Cibo S. Maria in Domnica
10 avril 1555 Rome Marcel II Jean du Bellay, évêque de Porto e Santa Rufina Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Gian Pietro Carafa, évêque d'Ostie e Velletri et doyen du Sacré Collège des cardinaux.
26 mai 1555 Rome Paul IV Francesco Pisani S. Marco
6 janvier 1560 Rome Pie IV Alessandro Farnese S. Lorenzo in Damaso
17 janvier 1566 Rome Pie V Giulio Feltre della Rovere S. Pietro in Vincoli
25 mai 1572 Rome Grégoire XIII Girolamo Simoncelli SS. Cosma e Damiano
1er mai 1585 Rome Sixte V Ferdinando de' Medici S. Maria in Domnica
8 décembre 1590 Rome Gregoire XIV Andreas von Austria S. Maria Nuova
3 novembre 1591 Rome Innocent IX Andreas von Austria S. Maria Nuova
9 février 1592 Rome Clément VIII Francesco Sforza di Santa Fiora S. Maria in Via Lata Le 2 février, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Alfonso Gesualdo, évêque d'Ostie e Velletri et doyen du Sacré Collège des cardinaux
10 avril 1605 Rome Léon XI Francesco Sforza di Santa Fiora S. Maria in Via Lata
29 mai 1605 Rome Paul V Francesco Sforza di Santa Fiora S. Maria in Via Lata
14 février 1621 Rome Grégoire XV Andrea Baroni Peretti Montalto S. Maria in Via Lata
29 septembre 1623 Rome Urbain VIII Alessandro d'Este S. Maria in Via Lata
4 octobre 1644 Rome Innocent X Carlo de Medici S. Nicola in Carcere Tulliano
16 avril 1655 Rome Alexandre VII Giangiacomo Teodoro Trivulzio S. Maria in Via Lata
26 juin 1667 Rome Clément IX Rinaldo d'Este S. Nicola in Carcere Tulliano
11 mai 1670 Rome Clément X Francesco Maidalchini S. Maria in Via Lata
4 octobre 1676 Rome Innocent XI Francesco Maidalchini S. Maria in Via Lata
16 octobre 1689 Rome Alexandre VIII Francesco Maidalchini S. Maria in Via Lata
15 juillet 1691 Rome Innocent XII Urbano Sacchetti S. Maria in Via Lata
8 décembre 1700 Rome Clément XI Benedetto Pamphilj S. Maria in Via Lata Le 30 novembre, il est sacré évêque de Rome par le cardinal de Bouillon, évêque de Porto de Santa Rufina et doyen du Sacré Collège des cardinaux.
18 mai 1721 Rome Innocent XIII Benedetto Pamphilj S. Maria in Via Lata
4 juin 1724 Rome Benoît XIII Benedetto Pamphilj S. Maria in Via Lata
16 juillet 1730 Rome Clément XII Lorenzo Altieri S. Agata in Suburra
21 août 1740 Rome Benoît XIV Carlo Maria Marini S. Agata in Suburra
16 juillet 1758 Rome Clément XIII Alessandro Albani S. Maria in Via Lata
4 juin 1769 Rome Clément XIV Alessandro Albani S. Maria in Via Lata Le 28 mai, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Federico Marcello Lante Montefeltro della Rovere, évêque de Porto de Santa Rufina et sous-doyen du Sacré Collège des cardinaux.
22 février 1775 Rome Pie VI Alessandro Albani S. Maria in Via Lata Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Giovanni Francesco Albani, évêque de Porto de Santa Rufina et doyen du Sacré Collège des cardinaux.
21 mars 1800 Venise Pie VII Antonio Doria Pamphilj S. Maria ad Martyres
5 octobre 1823 Rome Léon XII Fabrizio Dionigi Ruffo S. Maria in Via Lata
5 avril 1829 Rome Pie VIII Giuseppe Albani S. Maria in Via Lata
6 février 1831 Rome Grégoire XVI Giuseppe Albani S. Maria in Via Lata Le même jour, il est sacré évêque de Rome par le cardinal Bartolomeo Pacca, évêque d'Ostie e Velletri et doyen du Sacré Collège des cardinaux.
21 juin 1846 Rome Pie IX Tommaso Riario Sforza S. Maria in Via Lata
3 mars 1878 Rome Léon XIII Teodolfo Mertel S. Eustachio Il remplace le cardinal protodiacre Prospero Caterini qui ne peut couronner le pape pour des raisons de santé.
9 août 1903 Rome Pie X Luigi Macchi S. Maria in Via Lata
6 septembre 1914 Rome Benoît XV Francesco Salesio Della Volpe S. Maria in Aquiro
12 février 1922 Rome Pie XI Gaetano Bisleti S. Agata in Suburra
12 mars 1939 Vatican Pie XII Camillo Caccia-Dominioni S. Maria in Domnica
4 novembre 1958 Vatican Jean XXIII Nicola Canali S. Nicola in Carcere Tulliano
30 juin 1963 Vatican Paul VI Alfredo Ottaviani S. Maria in Domnica

Évolution des inaugurations[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Constitution apostolique UNIVERSI DOMINICI GREGIS sur le site du Vatican
  2. Dictionnaire de l'Académie françoise, volume 2, par l'Académie française - 1813- article en ligne
  3. Le procès de Jean XXIII: dix semaines qui ébranlèrent l'Église par Christian Borromée article en ligne
  4. L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, par Maur François Dantine, Charles Clémencet, Ursin Durant, François Clement - 1819 - - article en ligne
  5. Renonciation de Benoît XVI · L’appartement papal scellé
  6. INIZIO DEL MINISTERO PETRINO DEL VESCOVO DI ROMA BENEDETTO XVI - Maison d'édition du Vatican (2006)
  7. Les rites du début du pontificat modifiés - Radio Vatican ()
  8. Les rites du début du pontificat modifiés
  9. Elles sont les attributs de Saint Pierre depuis au moins le Ve siècle
  10. CÉLÉBRATION EUCHARISTIQUEET PRISE DE POSSESSION DE LA CATHEDRA ROMANA DE L'ÉVÊQUE DE ROME BENOÎT XVI HOMÉLIE DE SA SAINTETÉ BENOÎT XVI - Basilique de Saint-Jean-de-Latran - 7 mai 2005 - Site du Vatican
  11. L’évêque de Rome dans sa cathédrale, au Latran, samedi 7 mai (2005)
  12. a et b « La chapelle Sixtine se prépare à accueillir les cardinaux électeurs », L'osservatore romano,
  13. La Floreria est le service du Vatican chargé de la préparation des appartements pontificaux et des lieux destinés aux célébrations ou aux audiences présidées par le pape. Il est également chargé du garde-meuble, appelé Floreria Apostolica, où est conservé le mobilier nécessaire à l'aménagement de ces lieux.
  14. Cérémonie détaillée - Service d'information du Vatican
  15. « Le pape François demande le respect pour toute la création », sur La Croix,
  16. Homélie - Service d'information du Vatican
  17. Kazimierz Dopierała, Księga Papieży, Poznań, , p. 104
  18. a, b et c (en) « Will the Next Pope Be Crowned? », Catholicism.org,‎ (lire en ligne)
  19. « Programme du pape François »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  20. (it) Homélie de Jean-Paul II lors de l'inauguration de son pontificat en 1978, §4
  21. Aucune information concernant ce couronnement
  22. « Regesta Imperii »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  23. S. Miranda: Le cardinal Uberto Crivelli (pape Urbain III) dit qu'Urbain III a été couronné par le protodiacre Giacinto Orsini, mais ceci est peu probable car ce cardinal était absent de la cour pontificale à cette époque. Le cardinal Rivoltella était le plus ancien cardinal-diacre présent