Inabata Katsutarō

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Inabata Katsutarō est un nom japonais traditionnel ; le nom de famille (ou le nom d'école), Inabata, précède donc le prénom (ou le nom d'artiste).

Inabata Katsutarō (稲畑勝太郎?), (30 octobre 186229 mars 1949[1]), est un industriel et pionnier du cinéma japonais.

Carrière[modifier | modifier le code]

Né à Kyoto dans une famille propriétaire d'un vieux magasin de wagashi, Inabata fréquente la Kyoto-fu Shihan Gakkō (actuelle Université d'éducation de Kyoto) et en 1877 obtient une bourse pour étudier à l'école technique La Martinière de Lyon[2],[3]. Un de ses camarades de classe est Auguste Lumière, plus tard inventeur avec son frère Louis du cinématographe[3],[4]. Après avoir étudié le tissage et la technique de la teinture pendant huit ans, Inabata retourne au Japon en 1885 et, après avoir enseigné aux autres ce qu'il a appris, crée sa propre entreprise, l'Inabata Senryōten (plus tard Inabata & Co., Ltd.), en 1890[1],[2]. Il déménage sa société à Osaka et concentre son activité sur la teinture des uniformes militaires[5]. Ses affaires ayant réussi, Inabata est plus tard président de la chambre de commerce et d'industrie d'Osaka (CCIO) de 1922 à 1934[1] et membre de la Chambre des pairs[5]. Une statue de bronze le représentant se tient toujours devant la CCIO[6]. Inabata contribue également à la fondation de l'Institut Franco-Japonais du Kansai (à présent l’Institut français du Japon) en 1926[7].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Quand Inabata revient en France en 1896, il rencontre de nouveau Auguste Lumière et apprend l'existence de l'appareil cinématographique que lui et son frère Louis ont développé. Intéressé par l'occasion de faire des affaires, Inabata rentre au Japon avec un cinématographe, cinquante bobines de film et Girel François-Constant, un opérateur Lumière[3]. Ils organisent alors la « première présentation payante de ce qui s'appelle alors jido shashin [« Images mouvantes »] » au théâtre Nanchi Enbujo à Osaka le 15 février 1897[4]. Bien que le kinetoscope de Thomas Edison a été présenté à Kobe l'année précédente, ce n'est pas un dispositif de projection d'images animées, de sorte que la projection d'Inabata est considérée comme le « premier programme de films projetés » du Japon[3],[5]. Étant donné que le cinématographe peut aussi bien projeter et prendre des photos de mouvements, Inabata est également le premier Japonais à être impliqué dans le tournage de films[4], dont quelques-uns le représentent, lui et sa famille[3]. Il trouve cependant que l'industrie du cinéma est de mauvais goût et vend bientôt son entreprise à Einosuke Yokota[3], plus tard fondateur de la Yokota Shōkai, une des premières sociétés de production cinématographique japonaises.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (ja) « Inabata Katsutarō », Asahi Shinbun (consulté le 14 décembre 2012)
  2. a et b (ja) « Inabata Katsutarō to Kyōto sangyō no hatten », Kyō no shunkatō, Kyōto Kouri Shien Sentā (consulté le 14 décembre 2012)
  3. a, b, c, d, e et f Luke McKernan, « Inabata Katsutaro » (consulté le 14 décembre 2012)
  4. a, b et c Akihiro Toki, Mizuguchi Kaoru, « A History of Early Cinema in Kyoto, Japan (1896-1912): Cinematographe and Inabata Katsutaro » (consulté le 14 décembre 2012)
  5. a, b et c (ja) « Inabata Katsutarō », Kōdansha (consulté le 16 décembre 2012)
  6. (ja) « Ōsaka Shōkō Kaigisho biru-mae no dōzō », Osaka Chamber of Commerce and Industry (consulté le 14 décembre 2012)
  7. « Institut français du Japon - Kansai - UN PARCOURS DE 75 ANS », Institut français du Japon - Kansai (consulté le 14 décembre 2012)

Source de la traduction[modifier | modifier le code]