In Supremo Apostolatus

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Par la bulle In Supremo Apostolatus du le Pape Grégoire XVI réaffirme les positions de son lointain prédécesseur Paul III sur l'esclavage. Après avoir consulté le Collège des cardinaux, le pape dénonce avec cette bulle le retour, hors d'Europe, d'un commerce des esclaves et de l'esclavage lui-même[1],[2],[3].

« [...] il arriva enfin que, depuis plusieurs siècles, il ne se trouvait plus d'esclaves dans la plupart des nations chrétiennes. Mais, nous le disons avec douleur, il y en eut depuis, parmi les fidèles même, qui, honteusement aveuglés par l'appât d'un gain sordide, ne craignirent point de réduire en servitude, dans des contrées lointaines, les Indiens, les Nègres[4] ou autres malheureux, ou bien de favoriser cet indigne attentat en établissant le commerce de ceux qui avaient été faits captifs par d'autres. »

Effets aux États-Unis[modifier | modifier le code]

La bulle ne fut pas bien reçue par les catholiques esclavagistes du Maryland, État qui fut le centre du catholicisme des États-Unis jusqu'à la fin du XIXe siècle. Pour échapper aux amendes de Rome et pour conserver le statu quo, les américains interprétèrent la bulle comme une dénonciation du commerce d'esclaves mais pas comme une dénonciation de l'esclavage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Pope Gregory XVI 3 December 1839 Condemning Slave Trade » (consulté le 16 février 2010)
  2. Chester Gillis, Roman Catholicism in America, Columbia University Press, (ISBN 978-0-231-10871-3), p. 58
  3. Doudou Diène, From chains to bonds, Berghahn Books, (ISBN 978-1-57181-266-7), p. 271
  4. Le terme, en ces temps où les latinistes sont nombreux, ne possède alors pas de connotation péjorative

Lien externe[modifier | modifier le code]