Imran Nazar Hosein

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Imran Nazar Hosein
Description de l'image Imran_N._Hosein.jpg.
Naissance
Drapeau de Trinité-et-Tobago Trinité-et-Tobago
Pays de résidence Drapeau de la Malaisie Malaisie
Diplôme
Diplômé d'études Islamiques, Master en Philosophie
Activité principale
Eschatologie islamique, philosophie, géopolitique, histoire, économie et finance
Formation
Université Al Azhar au Caire, Institut Aleemiyah d'Études Islamiques de Karachi, Université de Karachi, Université des Indes Occidentales à Trinité, Institut de hautes études internationales et du développement à Genève.
Ascendants
Maître spirituel : Dr. Muhammad Fazlur Rahman Ansari

Imran Nazar Hosein ou plus communément appelé Imran Hosein est un érudit musulman et philosophe spécialisé en eschatologie islamique, géopolitique internationale, sciences économiques et financières. Il est entre autres l'auteur du bestseller « Jérusalem dans le Coran »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine indienne, Imran Nazar Hosein est né dans les Caraïbes, dans l'île de Trinité en 1942.

Il débuta ses études islamiques à l'Université d'Al Azhar au Caire, où il demeura une année. Non satisfait par la méthodologie de l'enseignement qu'il considéra limité à la théologie, il décida en 1964, d'étudier auprès de Dr Muhammad Fazlur Rahman Ansari au Pakistan à l'institut Aleemiyah des Études Islamiques (en) à Karachi.

Auprès de cet institut, en plus des études islamiques, il y étudia la philosophie de l'histoire auprès de Dr Burhan Ahmad Faruqi[2] et d'autres domaines tels que la philosophie des sciences jusqu'à l'obtention du diplôme en 1971. En complément, il étudia à l'Université de Karachi au Pakistan où il décrocha un Master en philosophie[3].

Par la suite, il retourna à Trinité-et-Tobago, son pays natal, où il décida de rechercher un emploi et où il fut accepté au sein du Ministère des Affaires Étrangères du pays. En conséquence, il étudia les relations internationales à l'Université des Indes Occidentales à Trinité durant une année où il a pu obtenir une bourse d'étude afin de pouvoir poursuivre ses études à Institut de hautes études internationales et du développement à Genève, en Suisse. Sa thèse avait pour sujet « l'Islam après la chute du Califat » dont il n'a pas pu soutenir[4].

En 1979, il rentra à Trinité et exerça plusieurs années en tant que fonctionnaire dans le service diplomatique au ministère des Affaires étrangères du gouvernement de Trinité-et-Tobago puis abandonna son travail en 1985 en allant au Pakistan afin de consacrer sa vie à l’Islam.

Il a pris la direction de l'Institut des études islamiques Aleemiyah à Karachi de 1986 à 1988, fondée par Fazlur Rahman Ansari[5], dans l'objectif de mettre fin au sectarisme qui s'en était emparé après la mort de son fondateur. En vain, il décida d'émigrer vers les États-Unis en 1989.

Il a côtoyé et fut proche du Dr Israr Ahmad. Il a été directeur de recherche du Congrès du monde islamique à Karachi, directeur de l'Institut islamique pour l'éducation et la recherche à Miami, en Floride, et directeur de dawa pour Tanzeem-e-Islami (en) d'Amérique du Nord.

Il a vécu à New York pendant dix ans, période durant laquelle il exerça la fonction de directeur des études Islamiques pour le comité collectif des organisations musulmanes du Grand New York. Il donna des conférences sur l’Islam dans de nombreuses universités américaines et canadiennes, des collèges, églises, synagogues, prisons, salles communautaires, etc. Tout en représentant l’Islam aux États-Unis, Imran Nazar Hosein participa également à des cercles de réflexions sur le dialogue inter-religieux avec des intellectuels juifs et chrétiens. Il exerça en tant qu’imam à la mosquée Dar al-Qur’an à Long Island, New York. Il dirigea également la prière hebdomadaire commune du vendredi ainsi que le sermon au siège de l'Organisation des Nations unies à Manhattan une fois par mois pendant dix ans.

Par la suite, il émigra en Malaisie où il y vit en enseignant l'eschatologie islamique.

Appartenance religieuse et spiritualité[modifier | modifier le code]

Imran N. Hosein est de confession sunnite de l'école hanafite[6] mais préfère se définir comme étant simplement musulman. Il ne se considère pas comme soufi et n'est lié à aucune confrérie soufie. En revanche, il reconnaît pleinement l'influence de personnalités soufies dans sa spiritualité, dont son professeur, l'érudit soufi Dr Muhammad Fazlur Rahman Ansari[7].

Il considère Abu Hamid Al Ghazâlî, Djâlal ad-din Rûmi, Ibn 'Arabi comme guides spirituels et parmi les contemporains Dr Muhammad Iqbal et Muhammad Abdul 'Aleem Siddiqi sont quelques une de ses références concernant la spiritualité. Son approche du soufisme n'implique aucune croyance ou pratique religieuse qui n'est pas fondée sur le Coran, la Sunna[8]. Aujourd'hui, il rejette le terme « soufi » non présent dans le Coran et y préfère le terme « ihsan » qui lui est présent dans le Coran, et ce pour éviter tout sectarisme et toute division dans la communauté musulmane.

Prises de positions[modifier | modifier le code]

Politiques[modifier | modifier le code]

La participation aux élections[modifier | modifier le code]

Imran N. Hosein considère que l'une des caractéristiques de l'Islam et que dès lors qu'un peuple reconnaît Allah, Le Très Haut comme « Al Malik » (Le Souverain), « Al Hakam » (Le Législateur), ils doivent veiller à ce que toutes ses institutions se soumettent à l'autorité suprême de Dieu et à sa loi suprême, c'est-à-dire le modèle basé sur le Califat suivant la voie prophétique. Si l'État, plutôt qu'Allah est reconnu comme souverain, ce qui est l'essence même de la laïcité, cela entraîne un rejet des Attributs Divins dont l'Islam considère comme étant de « l'associationnisme » (Shirk) constituant le plus grand péché. L'époque contemporaine est marquée par la naissance d'États dits « modernes » ces derniers considérant que la souveraineté de l'État est la seule reconnue. La participation au processus électoral par le peuple permet de constituer un gouvernement qui exercera le pouvoir au nom de l'État et de sa constitution où s'affrontent des partis politiques tout en reniant l'un des attributs divins, selon lui, tous sont concernés par le péché en prenant partie intégrante à la légitimité de ce modèle séculier d'État[9],[10]

Économiques et financières[modifier | modifier le code]

Les banques dites « islamiques »[modifier | modifier le code]

Selon Imran Hosein, les banques dites « islamiques » ont mis en place un système usuraire détourné l'ayant appelé « mourabaha » . Une transaction commerciale dans la jurisprudence islamique met en jeu un acheteur et un vendeur où un bien et/ou un service dont le paiement au comptant doit être exactement similaire à un paiement à crédit, toute augmentation ou diminution est considérée comme « Riba » (Usure).

Imran Hosein explique par le fait que « la Mourabaha est une transaction dans laquelle quelque chose est vendu avec un profit et dont l'acheteur et le vendeur connaissent le montant du profit et l'acceptent. Mais cela (la pratique des banques dites « islamiques ») ne pratiquent pas la Mourabaha. Si elle était une transaction au comptant, oui. Mais ceci est une opération de crédit. Et parce qu'il est une opération de crédit où il y a différence entre le prix du crédit et le prix au comptant qui est considéré comme Riba."[11]

Spirituelles[modifier | modifier le code]

La fête du Mawlid[modifier | modifier le code]

Imran Hosein considère qu'il est préférable de célébrer le Mawlid individuellement en privé plutôt que de le faire collectivement en public[12].

Hommages[modifier | modifier le code]

Malcolm X[modifier | modifier le code]

Il rendit hommage à Malcolm X en rédigeant un essai, et de par ses conférences filmées en le considérant comme « prince parmi les croyants » et « un modèle pour la jeunesse d'aujourd'hui ».[13],[14]

Le 22 septembre 1996, Imran N. Hosein fut invité à participer à la conférence « Au-delà de Malcolm X, l'avenir des dirigeants islamiques en Amérique du Nord » où il rencontra Betty Shabazz. À la fin du programme, elle lui dédicaça un message dans un exemplaire de son autobiographie : « Vous êtes un leader pour les hommes et les femmes de tout âge et de tous les temps. Que la paix et les bénédictions d'Allah vous guident pour toujours. »[15],[16].

La mort d'Hugo Chávez[modifier | modifier le code]

Après l'annonce de la mort de l'ancien président vénézuélien Hugo Chávez, Imran Hosein lui rendit hommage dans l'une de ses conférences filmées[17].

L'assassinat de Mohamed Saïd Ramadân Al Boutî[modifier | modifier le code]

Imran Hosein a rendu hommage dans l'une de ses conférences en Malaisie au théologien musulman syrien Mohamed Saïd Ramadân Al Boutî en le décrivant comme « savant éclairé et distingué de l'Islam », « instruit et respecté » en implorant pour lui « la miséricorde d'Allah et le pardon ainsi que les plus hauts rangs du Paradis ». Il a considéré les personnes s'étant réjouies et ayant approuvé cet assassinat comme des personnes « sans foi ». Al Boutî s'est opposé à l'insurrection en Syrie ayant débuté en 2011, de ce fait, Imran Hosein pense qu'il était un atout majeur pour le gouvernement syrien d'où la cause principale de son assassinat[18].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Imran N. Hosein a écrit plus d’une douzaine d’ouvrages sur l’Islam qui ont été accueillis avec respect par le public, notamment « Jérusalem dans le Coran – une vue islamique du destin de Jérusalem », devenu un best-seller traduit dans plusieurs langues. Malik Badri, doyen de l'Institut international pour la pensée islamique et la civilisation à Kuala Lumpur, en Malaisie, a écrit la préface du livre.

Le premier livre d'Imran Hosein, intitulé « Islam and Buddhism in the Modern World » (L'islam et le bouddhisme dans le monde moderne) a été écrit alors qu'il avait 29 ans. Ce livre a recueilli les éloges du vice-chancelier de l'université de Karachi et historien Husain Ishtiaq Quraishi, du juriste et philosophe pakistanais A. K. Brohi, et du sociologue Ali Basharat. Fazlur Rahman Ansari a écrit la préface du livre[19],[20].

La politique éditoriale d'Imran Nazar Hosein se veut telle que ses livres, ou tout du moins, des versions résumées, seront toujours disponibles gratuitement en version numérique. Certaines traductions en français peuvent être téléchargées directement sur son site[21].

  • Methodology for study of the Qur'an
  • The Gold Dinar and Silver Dirham - Islam and Future of Money.
  • Dreams in Islam - A Window to Truth and to the Heart
  • A Muslim response to the Attack on America.
  • Jerusalem in the Quran.
  • The Religion of Abraham and the State of Israel - A View from the Qur'an
  • The Caliphate, the Hejaz and the Saudi-Wahhabi Nation-State
  • One Ameer, One Jamaat - The Organization of a Muslim Community in the Age of Fitan
  • Islam and Buddhism in the Modern World
  • The Prohibition of Riba in the Qur'an and Sunnah
  • The Importance of the Prohibition of Riba in Islam
  • The Strategic Importance of the Fast of Ramadan and Isra & Mi'raj
  • The Qur'anic Method of Curing Alcoholism and Drug Addiction
  • George Bernard Shaw and the Islamic Scholar
  • Surah al-Kahf: Text, Translation and Modern Commentary.
  • Surah al-Kahf and the Modern Age
  • Signs of the Last Day in the Modern Age
  • The Islamic Travelogue (Two different travelogues exist)
  • An Islamic View of Gog and Magog in the Modern Age.
  • The Purpose of The Spiritual Quest and Sura Fatiha disponible en français ici
  • Ihsaan : The Spiritual Essence of Islam disponible en français ici

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Islamic education not inferior scholar, BT.com
  2. Imran Nazar Hosein Fr, « Une Introduction à l'Eschatologie Islamique - 06 octobre 2015 »,‎ (consulté le 1er mars 2016)
  3. « Cheikh Imran Hosein à Algeriepatriotique : «Les trois causes de notre échec» (VI) | Algerie patriotique : le monde vu d'Algérie », sur www.algeriepatriotique.com (consulté le 25 février 2016)
  4. jean ratepasune, « Méthodologie pour l'étude du Dajjal et de la Fin des Temps - Sheikh Imran Hosein - 09 Juin 2015 »,‎ (consulté le 21 février 2016)
  5. (en) Biography, fazlurrahmanansari.org
  6. Imran Nazar Hosein, « Are you a sunni? Which mathab do you follow? », sur www.imranhosein.org (consulté le 25 février 2016)
  7. Mogamat Abrahams, « Are you a sufi Shakh? Will you be my murshid? What is your spiritual lineage? », sur www.imranhosein.org (consulté le 25 février 2016)
  8. Mogamat Abrahams, « Are you a sufi Shakh? Will you be my murshid? What is your spiritual lineage? », sur www.imranhosein.org (consulté le 25 février 2016)
  9. http://editionsfiatlux.com/catalogue/tradition/califat
  10. Imran Nazar Hosein, « What is The Khilafah? », sur www.imranhosein.org (consulté le 26 février 2016)
  11. Deenuzzaman Choudhury, « Why do you say, Murabaha of Islamic Banks is back door Riba? », sur www.imranhosein.org (consulté le 19 février 2016)
  12. (en) http://www.imranhosein.org/faq/52-islam-and-spirituality/204-what-is-your-view-on-celebrating-the-birthday-of-the-prophet.html
  13. jean ratepasune, « Malcolm X : un modèle pour la jeunesse d'aujourd'hui - Sheikh Imran Hosein - 20 Février 2015 »,‎ (consulté le 1er mars 2016)
  14. Ilmu Akhir al-Zaman, « Le message de Malcolm X pour les musulmans d'aujourd'hui - Sheikh Imran Hosein »,‎ (consulté le 1er mars 2016)
  15. (en) Imran Nazar Hosein, Les signes de la Fin des Temps du monde moderne, Essai Malcolm X
  16. Ebrahim Ismail, « Malcom X - A prince among believers », sur www.imranhosein.org (consulté le 1er mars 2016)
  17. [vidéo] Disponible sur YouTube
  18. Astaghfer, « Sheikh Imran Hosein - L'attaque sioniste contre la Syrie - 25 mars 2013 »,‎ (consulté le 21 février 2016)
  19. Biographie – Sheikh Imran Nazar Hosein
  20. (en) Biographie – Sheikh Imran Nazar Hosein
  21. Livres, imranhosein.org