Immission

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L'immission caractérise l'inventaire et la concentration des polluants qui atteint un milieu ou des êtres vivants. Sa mesure est utilisée pour refléter la présence de polluants dans l'air ambiant. C'est le stade final du cycle de la pollution atmosphérique, qui concerne la qualité de l'air après concentration des polluants primaires (issus de l'émission) et des polluants secondaires créés après transformation des polluants primaires, par interactions entre eux et sous l'effet du rayonnement solaire.

Définitions[modifier | modifier le code]

Le terme « immission » provient du latin immittere (envoyer dans), tandis qu'« émission » vient d'emittere (envoyer à partir de).

France[modifier | modifier le code]

L’immission est la concentration de l’ensemble des polluants, primaires et secondaires, qui agissent sur l’environnement et les individus. La mesure de l’immission d’un milieu est donc représentative de la qualité de ce milieu[1].

Suisse[modifier | modifier le code]

Le droit suisse précise : « Les pollutions atmosphériques, le bruit, les vibrations et les rayons sont dénommés émissions au sortir des installations, immissions au lieu de leur effet »[2].

Les immissions désignent la concentration de polluants dans l’air ambiant mesurée par des stations (normalement au sol)[3].

Place dans la pollution atmosphérique[modifier | modifier le code]

Le cycle de la pollution atmosphérique se découpe schématiquement en cinq phases :

  1. l'émission ;
  2. le transport (des polluants) dans l'atmosphère ;
  3. leurs transformations chimiques et conversions chimiques ;
  4. l'immission soit l'« accumulation de substance dans un milieu[4]. »
  5. l'emprisonnement des polluants dans les porosités et sur les surfaces rugueuses au niveau des couches terrestres et supérficielles.

L'immission est donc la qualité de l'air ambiant, obtenue, en un lieu donné, dans le grand cycle ci-dessus ; il s'oppose à la notion d'émission, car il intervient en bout de chaîne, et non à la source.

L'immission est surveillée en France par les associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (AASQA)[5].

Législation[modifier | modifier le code]

En Suisse, la loi sur la protection de l'environnement (LPE) limite la pollution atmosphérique en deux étapes. La première est préventive et vise à réduire autant que possible les émissions. Dans un deuxième temps, dans les cas ou l'on constate ou suppose des atteintes nuisibles ou incommodantes en fonction de la charge de l'environnement, les immissions seront limitées. L'ordonnance sur la protection de l’air (OPair) applique cette approche[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Futura, « Immission », sur Futura (consulté le 22 octobre 2019)
  2. Loi fédérale sur la protection de l’environnement (LPE) du (état le ), RS 814.01, art. 7.
  3. Office fédéral de l’aviation civile OFAC, « Emissions et Immissions », sur www.bazl.admin.ch (consulté le 22 octobre 2019)
  4. Définition - Immission, actu-environnement.com, consulté le 21 septembre 2019
  5. « Atmo France – le réseau des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l'Air (AASQA) » (consulté le 22 octobre 2019)
  6. Commission fédérale de l’hygiène de l’air (CFHA), « Immissions d’ammoniac et dépôts de composés azotés Clarifications de la CFHA au sujet des immissions excessives », sur ekl.admin.ch, Berne, 2014: (consulté le 25 octobre 2019)

Articles connexes[modifier | modifier le code]