Immigrant du numérique

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Les immigrants du numérique sont les personnes qui ont grandi avec les objets analogiques tels que le téléphone fixe ou la télévision, ce qui correspond à une génération née autour des années 1960-70. On les oppose aux enfants du numérique, qui ont été immergés dès leur naissance dans les technologies du numérique. Cette génération s’adapte aux innovations technologiques, avec toujours quelques réflexes analogiques. Les personnes, qui n’ont connu que le format papier et ne comptent pas s’approprier les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont parfois appelées analogistes. Mais tout de même, de plus en plus de retraités sont des immigrés du numérique et se mettent à l'informatique.

L'arrivée massive des technologies numériques ayant eu lieu de manière progressive à partir des années 1970, aucune date précise ne peut séparer la génération d'immigrants du numérique de celle d'enfant du numérique. En effet, les personnes nées dans les années 1960 ont pour certain, grandi avec des objets électroniques : jeux d'arcade dans les cafés ou dans les foyers (Vectrex, Pac Man 1980, Space Invaders 1979), jeux de tennis Pong (1972) puis rapidement consoles à brancher sur la télévision (Atari 2600 1977), jeux portatifs (Donkey Kong), ordinateurs personnels (Sinclair ZX81 1981, Amstrad CPC 464 1984). Ces machines étaient le plus souvent bon marché (surtout si on les compare à des produits Apple actuels) et très répandues: les jeux s’échangeaient quotidiennement dans les cours de récréation des collèges et lycées. De même des ordinateurs sont dès le milieu des années 1970 régulièrement exploités dans les entreprises et les administrations. Il est probable que, comme le concept de "fracture numérique", cette expression soit d'inspiration commerciale et vise à provoquer chez les personnes ciblées un sentiment d'être déclassé, une peur d'être relégué, et ainsi provoquer l'achat ou le renouvellement de matériels dont l'utilité réelle n'est pas évidente ou discutable.[non neutre][réf. nécessaire][1]

Références[modifier | modifier le code]


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Eric Guichard "le mythe de la fracture numérique"[2]