Illartein

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Illartein
Illartein
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes Couserans-Pyrénées
Maire
Mandat
Dalia Dedieu
2020-2026
Code postal 09800
Code commune 09141
Démographie
Gentilé Illarteinais-e
Population
municipale
73 hab. (2018 en diminution de 6,41 % par rapport à 2013)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 56′ 16″ nord, 0° 58′ 00″ est
Altitude Min. 555 m
Max. 1 721 m
Superficie 3,97 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Girons
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Couserans Ouest
Législatives Première circonscription
Localisation
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Illartein

Illartein est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Illarteinais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Illartein se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie[1].

Elle se situe à 52 km à vol d'oiseau de Foix[2], préfecture du département, et à 16 km de Saint-Girons[3], sous-préfecture.

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Buzan (0,6 km), Aucazein (0,8 km), Villeneuve (1,3 km), Argein (2,3 km), Orgibet (2,5 km), Saint-Jean-du-Castillonnais (2,8 km), Sor (4,0 km), Augirein (4,0 km).

Sur le plan historique et culturel, Illartein fait partie du Couserans, pays aux racines gasconnes structuré par le cours du Salat (affluent de la Garonne), que rien ne prédisposait à rejoindre les anciennes dépendances du comté de Foix[5].

Communes limitrophes d’Illartein[6]
Buzan
Orgibet Illartein Aucazein
Augirein Antras Bonac-Irazein
(par un quadripoint)

Commune des Pyrénées située dans le Castillonnais en Couserans dans la vallée de la Bellongue sur l'ancienne route nationale 618. Bien qu'entièrement enclavée dans le périmètre du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, la commune n'en est pas membre mais elle fait partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 2] sont recensées sur la commune[7] : le « réseau hydrographique de la Bouigane en aval de Saint-Lary » (114 ha), couvrant 14 communes dont 13 dans l'Ariège et 1 dans la Haute-Garonne[8], et le « sud de la vallée de la Bellongue » (6 155 ha), couvrant 16 communes dont 13 dans l'Ariège et 3 dans la Haute-Garonne[9] et deux ZNIEFF de type 2[Note 3],[7] :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Origine inconnue, mais une influence basque comme dans le val d'Aran tout proche est possible.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier d'Illartein.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[12]. Elle est drainée par la Bouigane, la Rivière, le ruisseau de Cassech, le ruisseau de Récoule, le ruisseau d'Esquet et par un petit cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 6 km de longueur totale[13],[14].

La Bouigane, d'une longueur totale de 24,2 km, prend sa source dans la commune de Saint-Lary et s'écoule du sud vers le nord puis d'ouest en est. Elle traverse la commune et se jette dans le Lez à Audressein, après avoir traversé 8 communes[15].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat semi-continental », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[16]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[17]. À l'ouest du département, le climat océanique, avec ses entrées d’air atlantique, apporte des perturbations qui arrosent les reliefs[18].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[19]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[16].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 11 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 5,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 030 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[20] complétée par des études régionales[21],[22] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Augirein », sur la commune d'Augirein, mise en service en 1990[23] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[24],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 11,5 °C et la hauteur de précipitations de 1 188,8 mm pour la période 1981-2010[25]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Saint-Girons », sur la commune de Lorp-Sentaraille, mise en service en 1949 et à 15 km[26], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[27], à 12,3 °C pour 1981-2010[28], puis à 12,7 °C pour 1991-2020[29].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Illartein est une commune rurale[Note 6],[30]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[31],[32].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 70 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[33],[34].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (80,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (74,9 %), prairies (14,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,2 %), zones agricoles hétérogènes (5 %)[35].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 octobre 2020 Alain Bourgeon DVD Retraité
octobre 2020 En cours Dalia Dedieu    
Les données manquantes sont à compléter.

Le , la commune a voté pour le projet de fusion avec les communes limitrophes d'Orgibet, Saint-Jean-du-Castillonnais et Buzan[36].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[38]. En 2018, la commune comptait 73 habitants[Note 8], en diminution de 6,41 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,25 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
265265321330398407462473423
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
434425430507380345327280255
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
23321317215312812012611083
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
726760465477728076
2018 - - - - - - - -
73--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Henri-Robert Cazalé, météorologue, plus connu en tant qu'écrivain auteur, entre autres, de La ballade du Miquelet, 1989, sur les bases de la résistance en Ariège et l'épopée de la Brigade espagnole, Ma furie Lambertine, 1993, une des figures féminines de la Révolution française et enfin, Raymond la Flibuste, 1994.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Cartes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Métadonnées de la commune d'Illartein », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  2. Stephan Georg, « Distance entre Illartein et Foix », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Illartein et Saint-Girons », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Communes les plus proches d'Illartein », sur www.villorama.com (consulté le ).
  5. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 300-301.
  6. Carte IGN sous Géoportail
  7. a et b « Liste des ZNIEFF de la commune d'Illartein », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  8. « ZNIEFF le « réseau hydrographique de la Bouigane en aval de Saint-Lary » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  9. « ZNIEFF le « sud de la vallée de la Bellongue » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  10. « ZNIEFF le « massif d'Arbas » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  11. « ZNIEFF les « montagnes entre la haute vallée de la Garonne et la haute vallée du Lez » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  12. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  13. « Fiche communale d'Illartein », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  14. « Carte hydrographique d'Illartein » sur Géoportail (consulté le 29 octobre 2021).
  15. Sandre, « la Bouigane »
  16. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  17. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  18. [PDF]« Plan Local d’Urbanisme d’Allières – Rapport de présentation », sur wxs-gpu.mongeoportail.ign.fr, (consulté le ), p. 125
  19. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  20. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  21. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  22. [PDF]« Le changement climatique dans les Pyrénées : impacts, vulnérabilités et adaptation. », sur opcc-ctp.org (consulté le ).
  23. « Station Météo-France Augirein - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  24. « Orthodromie entre Illartein et Augirein », sur fr.distance.to (consulté le ).
  25. « Station Météo-France Augirein - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  26. « Orthodromie entre Illartein et Lorp-Sentaraille », sur fr.distance.to (consulté le ).
  27. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  28. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  29. « Station météorologique de Saint-Girons - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  30. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  31. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  32. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  33. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  34. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  35. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  36. « Commune nouvelle : le «oui» l'emporte d'une voix », sur ladepeche.fr (consulté le )
  37. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  38. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  39. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.