Illégalisme

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L'illégalisme est un mouvement qui considérait que les actes illégaux étaient un moyen menant à la révolution. Ce mouvement se différenciait parfois difficilement du banditisme. Le cambriolage et le vol étaient pratiqués sur de riches propriétaires, des patrons, des politiques, des clercs.

Déjà, dans La Philosophie dans le boudoir, Sade laisse une porte ouverte au vol comme réponse aux besoins de chacun et critique l'attribution des biens faite par la société. Il considère le vol comme la légitime réaction des forts contre l'ordre social (selon lui au service des faibles), conformément à un ordre naturel supérieur.

Il y eut divers illégalistes, avec diverses méthodes. Les plus connus sont Marius Jacob (dont Maurice Leblanc s'inspirera pour écrire Arsène Lupin), la bande à Bonnot et Georges Darien.

Pour Laurent Chollet, la résurgence de la délinquance révolutionnaire dans les années 1970 trouve ses origines dans le concept de "teppisme", désignant en italien les actions des "voyous" et des "vandales" (Laurent Chollet, L'Insurrection situationniste, Dagorno, 2000, p. 228). Ce concept est alors théorisé par des situationnistes.

Depuis les années 1970, l'illégalisme révolutionnaire est pratiqué par les autonomes à travers le mouvement des squats et le mouvement des mal logés. En France, la délinquance révolutionnaire a été défendue par des groupes comme Marge (1974-1979), Les Fossoyeurs du Vieux Monde (1979-1983), l'Association des Prisonniers En Lutte (APEL, 1981-1994), ou Os Cangaceiros (1985-1992). Par beaucoup d'aspects, la délinquance révolutionnaire se rapproche donc du mouvement anticarcéral.

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