Ilaria Capua

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Ilaria Capua
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Fonctions
Député de la République italienne
jusqu'au
Député de la République italienne
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (52 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Parentèle
Roberta Capua (cousine germaine)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Domaine
Parti politique
Site web
Distinction

Ilaria Capua, née à Rome le , est une scientifique et personnalité politique italienne.

Elle est directrice d’établissement sanitaire et est députée du parti politique Scelta Civica[Quand ?].

En 2006 elle décide de rendre publique la séquence génétique du virus de la grippe. Cette décision inattendue[pourquoi ?] va avoir un impact international considérable et marque le début du développement de ce qu’on appelle la science ouverte[1]. À partir de ce moment, elle s’engage dans une campagne internationale en faveur du libre accès aux données sur les séquences génétiques des virus de la grippe[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Rome en 1966, Ilaria Capua a obtenu son diplôme en médecine vétérinaire « cum laude » à l’Université de Pérouse en 1989. En 1991 elle se spécialise à l’université de Pise en hygiène et santé animale. Ensuite elle obtient un doctorat de recherche à l’université de Padoue.

Activité scientifique[modifier | modifier le code]

Elle a été Directrice du département des sciences biomédicales comparatives à l’Institut Zooprofilattico delle Venezie Legnaro[pas clair] (PD). Le département abrite le Centre national de référence pour la FAO et l'OIE au regard de la grippe aviaire et de la maladie de Newcastle ainsi que le Centre de collaboration pour maladies infectieuses, spécialisé dans l'interface entre l'homme et l'animal[incompréhensible]. Le Département a également été nommé Centre de référence de la FAO[Quoi ?] pour la rage.

En 2000, elle a développé la stratégie DIVA (Différenciation des animaux vaccinés et infectés), première stratégie de vaccination contre la grippe aviaire avec un test qui révèle si les anticorps présents chez un patient ont été causés par le vaccin ou par une infection. DIVA est maintenant parmi les stratégies recommandées par les organisations internationales telles que la FAO et l'Union européenne pour lutter contre la grippe aviaire à l'échelle mondiale.

En 2006, elle a défié le système et déposé la séquence génétique de la première souche africaine de grippe H5N1, non dans une base de données à accès limité, mais dans GenBank. Sa décision a ouvert un débat international sur la transparence des données qui a changé les mécanismes internationaux qui géraient les plans pré-pandémiques. Son initiative a été annoncée par la presse internationale, y compris le Wall Street Journal, le New York Times et le Washington Post ainsi que la presse scientifique[3].

Sa propension à contester les méthodes établies s’est également révélée lorsqu’elle a présenté des données scientifiques soutenant qu’une prochaine pandémie de grippe humaine pourrait être causée par un virus animal du sous-type H1 et pas par un H5. Cela s’est révélé exact[réf. nécessaire], en dépit du scepticisme et de l'incrédulité de beaucoup de ses collègues. Le travail a été publié dans PLoS Pathogens en 2009.

Au fil des ans, elle a lutté afin de faire tomber les barrières entre la médecine humaine et vétérinaire dans le cadre d’une vision globale montrant qu’il ne peut pas y avoir une santé humaine distincte de la santé des animaux et de l'environnement et qu’il est donc nécessaire au contraire d’encourager l’initiative « One Health ».

Elle a publié plus de deux cents articles dans des revues internationales, deux manuels sur la grippe aviaire et la maladie de Newcastle et a contribué à des ouvrages scientifiques.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Elle est mariée à un écossais, Richard, et ils ont une fille, née en 2004.

Activité politique[modifier | modifier le code]

En 2013 elle a été désignée comme leader du parti Scelta Civica aux élections du 24 et 25 février, et a été élue députée pour la législature XVII.

Du 7 mai 2013 au 20 juillet 2015 elle a été vice-présidente de la Commission des affaires sociales de la Chambre.

Principales affaires et controverses[modifier | modifier le code]

Fausses allégations et blanchiment de toute accusation[modifier | modifier le code]

En avril 2014, à la suite d'un article que la revue L'Espresso du 4 avril 2014 publie, elle est l’objet d’une enquête pour association de malfaiteurs visant à la corruption, l'abus de pouvoir et le trafic illicite de virus. L'enquête impliquait environ 38 personnes, dont le Directeur général de l'Institut Zooprofilattico[pas clair], Igino Andrighetto, le directeur de sanitaire Stefano Marangon, des hauts fonctionnaires du ministère de la Santé, y compris Romano Marabelli, Gaetana Ferri et Ugo Santucci, ainsi que le mari de Ilaria Capua.

La revue L'Espresso parle d’un présumé transfert illégal de souches virales à des sociétés pharmaceutiques pour la production de vaccins vétérinaires et l'exploitation illicite des droits de brevet DIVA avec la mise en place d'un cartel des industries pharmaceutiques vétérinaires pour les foyers H7 chez les volailles dans les années 1999-2006[réf. nécessaire].

Toutes ces accusations ont été rejetées publiquement par l’intéressée, dans une lettre datée du 6 avril 2014 et publiée dans le Corriere del Veneto[4].

En juillet 2016 elle a été blanchie de tous les chefs d’accusations au vu de l'absence de faits délictueux[5] .

Publications[modifier | modifier le code]

  • Ilaria Capua, Franco Mutinelli, A colour atlas and text on Avian Influenza, Casalecchio di Reno, Papi, 2001 (ISBN 88-88369-00-7)
  • Idee per diventare veterinario. Dallo studio delle malattie degli animali alla prevenzione dell'influenza aviaria, Bologne, Zanichelli, 2007 (ISBN 978-88-08-26628-6).
  • Ilaria Capua, Dennis Alexander, Avian influenza and Newcastle disease. A field and laboratory manual, Milan, Springer, 2009 (ISBN 978-88-470-0825-0).
  • I virus non aspettano. Avventure, disavventure e riflessioni di una ricercatrice globetrotter, Venise, Marsilio, 2012 (ISBN 978-88-317-1295-8).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elizabeth Armstrong Moore, Launch of new flu database ruffles feathers, CNET, 16 septembre 2009
  2. Francesca Cerati, Agnese Codignola, Dal Cern alla Nasa allo spazio: scienziate italiane alla conquista del mondo - Ilaria Capua, Il Sole 24 Ore', 6 mars 2013
  3. Nicholas Zamiska, Scientist Rebels Against who Over Bird Flu, The Wall Street Journal, 13 mars 2006 ; Secret Avian Flu Archive, The New York Times, 15 mars 2006
  4. Ilaria Capua, Accuse false, svarioni scientifici – Ecco la mia verità sull'aviaria, Corriere Del Veneto, 7 avril 2014
  5. (en) Luca Tancredi Barone, « Criminal charges against prominent Italian flu scientist dismissed », Science,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]