Il court, il court, le furet

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Il court, il court, le furet est une chanson enfantine très connue en France et au Québec.

C'est une rengaine associée au jeu traditionnel dit du furet. De fait, on utilise l'expression « Il court, il court, le furet » ou on en sifflote l'air pour signaler de manière complice et humoristique qu'on fait chercher un objet ou une idée, ou encore qu'on fait effectuer une action inutile à quelqu'un.

Paroles[modifier | modifier le code]

Version courante[modifier | modifier le code]


1.

Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet
Le furet du bois joli.

Il est passé par ici
Le furet du bois, mesdames
Il est passé par ici
Le furet du bois joli.



2.

Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet
Le furet du bois joli.

Il repassera par là
Le furet du bois, mesdames
Devinez s'il est ici
Le furet du bois joli.



3.

Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet
Le furet du bois joli.

Le furet est bien caché
Le furet du bois, mesdames,
Pourras-tu le retrouver ?
Le furet du bois joli.


Autre version[modifier | modifier le code]

(Refrain :)
Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet,
Le furet du bois joli.

Il est passé par ici,
Il repassera par là.

(Refrain :)
Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet,
Le furet du bois joli.

Musique[modifier | modifier le code]

La partition est la suivante[1] :

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Interprétation en tant que contrepèterie[modifier | modifier le code]

Du fait que cette chanson s'adresse particulièrement aux Dames et qu'au XVIIIe siècle, seules les femmes nobles pouvaient être appelées « Madame »[réf. nécessaire], elle est parfois interprétée comme une contrepèterie raillant le cardinal Guillaume Dubois, principal ministre du régent, le duc Philippe d'Orléans : « Il fourre, il fourre, le curé Dubois joli… ». Il s'agirait plus d'une attaque contre la politique du régent et les méthodes de l'abbé Dubois auprès des dames de la cour pour se maintenir au pouvoir, qu'une attaque anticléricale[2],[3]. Du fait que sous l'Ancien régime, le crime de lèse-majesté pouvait mener l'auteur en prison, à la Bastille, plusieurs experts[Lesquels ?] considèrent que ce n'est pas une coïncidence : dans les chansons françaises « pour enfants », le double sens paillard caché par une contrepèterie ou par l'utilisation d'expressions désuètes est la règle, non l'exception[4].

Cette interprétation de la chanson en tant que contrepèterie désignant le cardinal Dubois est toutefois douteuse, car elle ne semble attestée que dans des ouvrages et documents récents, le plus ancien étant un enregistrement de 1969[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Baptiste Weckerlin, Chansons et rondes enfantines, Garnier, (lire sur Wikisource), « Il court, il court, le furet ».
  2. Louis-Jean Calvet Il était une fois 7000 langues, éditions Fayard (2011) - 272 pages.
  3. Revue La règle du jeu, Numéros 31 à 32, 2006, p. 20.
  4. Ces comptines que vous n'oserez plus chanter à vos enfants, le plus du Nouvel Observateur.
  5. [PDF] La Régence en chansons, p. 59, dossier établi pour le séminaire d'élèves « La Régence en fêtes » de l'École normale supérieure, séance du 7 février 2019.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]