Il court, il court, le furet

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Il court, il court, le furet est une chanson enfantine très connue en France.

C'est une rengaine associée au jeu traditionnel dit du furet. De fait, on utilise l'expression « Il court, il court, le furet » ou on en sifflote l'air pour signaler de manière complice et humoristique qu'on fait chercher un objet ou une idée, ou encore qu'on fait effectuer une action inutile, à quelqu'un.

Paroles[modifier | modifier le code]

Version courante[modifier | modifier le code]

(Refrain :)
Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet
Le furet du bois joli.

Il est passé par ici
Le furet du bois, mesdames
Il est passé par ici
Le furet du bois joli.

(Refrain :)
Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet
Le furet du bois joli.

Il repassera par là
Le furet du bois, mesdames
Devinez s'il est ici
le furet du bois joli.

(Refrain :)
Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet
Le furet du bois joli.

Le furet est bien caché
Le furet du bois, mesdames,
Pourras-tu le retrouver ?
Le furet du bois joli.

Autre version[modifier | modifier le code]

(Refrain :)
Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet,
Le furet du bois joli.

Il est passé par ici,
Il repassera par là.

(Refrain :)
Il court, il court, le furet
Le furet du bois, mesdames,
Il court, il court, le furet,
Le furet du bois joli.

Contrepèterie[modifier | modifier le code]

Du fait que cette chanson s'adresse particulièrement aux Dames et qu'au XVIIIe siècle, seules les femmes nobles pouvaient être appelées "Madame", elle est parfois interprété comme une contrepèterie raillant le cardinal Guillaume Dubois, principal ministre du régent, le duc Philippe d'Orléans : "Il fourre, il fourre, le curé Dubois joli...". Il s'agit plus d'une attaque contre la politique du régent et les méthodes de l'abbé Dubois auprès des dames de la cour pour se maintenir au pouvoir, qu'une attaque anticléricale[1],[2] . Du fait que sous l'Ancien régime, le crime de lèse-majesté, c'est-à-dire toute critique des gouvernants, pouvait mener l'auteur à la Bastille, plusieurs experts considèrent que ce n'est pas une coïncidence : dans les comptines françaises "pour enfants", le double sens paillard caché par une contrepèterie ou par l'utilisation d'expressions désuètes est la règle, non l'exception[3].

Il n'est pas certain que la contrepèterie ait été intentionnelle de la part de l'auteur des paroles, il y a controverse à ce sujet. Cette lecture pourrait ne pas être antérieure à une chanson de Colette Renard sur des paroles de Guy Breton, éditée en 1969[4].[réf. souhaitée]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis-Jean Calvet Il était une fois 7000 langues, éditions Fayard (2011) - 272 pages
  2. Revue La règle du jeu, Numéros 31 à 32, 2006, p. 20.
  3. Ces comptines que vous n'oserez plus chanter à vos enfants, le plus du Nouvel Observateur
  4. Paul Erel (harmonisation), Le Furet du bois joli. Chanson sur une contrepèterie. Textes recueillis par Guy Breton et Colette Renard. Musique arrangée par Paul Erel. Paris, Éditions Micro [1969]; incipit : Il fourre, il fourre, le curé. Voir notice de la Bibliothèque nationale de France sur le site Gallica (notice 338). Voir aussi un article de 2006 de la revue La Règle du jeu : La règle du jeu, Numéros 31 à 32, 2006, p. 20.