Ignacio Camuñas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Ignacio Camuñas
Illustration.
Fonctions
Ministre adjoint
pour les Relations avec les Cortes Generales
Président du gouvernement Adolfo Suárez
Gouvernement Suárez II
Prédécesseur Aucun (poste inexistant)
Successeur José Manuel Otero Novas (Présidence)
Biographie
Nom de naissance Ignacio Camuñas Solís
Date de naissance (78 ans)
Lieu de naissance Madrid (Espagne)
Parti politique UCD
Diplômé de Université complutense de Madrid
Profession Diplomate

Ignacio Camuñas

Ignacio Camuñas Solís, né le à Madrid, est un homme politique espagnol. Il est membre de l'Union du centre démocratique (UCD) de 1977 à 1983, et brièvement ministre adjoint pour les Relations avec les Cortes Generales en 1977.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une formation de juriste[modifier | modifier le code]

Il obtient en 1961 une licence de droit à l'université complutense de Madrid. Il passe ensuite avec succès un diplôme identique, en droit comparé, à l'université de Strasbourg.

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1964, il réussit les concours de l'école diplomatique. Il en ressort deux ans plus tard, avec le grade de secrétaire d'ambassade.

Il se tourne cependant vers le monde de l'édition, participant à la fondation des Cuadernos para el Diálogo. Il crée en 1967 la société Guadiana, qu'il préside pendant huit ans.

Engagement politique libéral[modifier | modifier le code]

Fondateur du Parti démocrate populaire (PDP) dans les années 1970, il en devient secrétaire général, avant de rejoindre l'Union du centre démocratique (UCD).

Un très bref ministre[modifier | modifier le code]

À l'occasion des élections constituantes du 15 juin 1977, il est investi en septième position sur la liste UCD dans la province de Madrid. Il est élu au Congrès des députés, puis nommé ministre adjoint pour les Relations avec les Cortes Generales le 4 juillet suivant, à 36 ans. Il démissionne cependant dès le 28 septembre, afin marquer son désaccord avec la volonté d'Adolfo Suárez de faire de l'UCD un parti unifié[1].

Le 10 novembre suivant, il devient président de la commission des Affaires étrangères du Congrès.

Retrait progressif de la politique[modifier | modifier le code]

Pour le scrutin du 1er mars 1979, il est choisi comme tête de liste dans la province de Valladolid et réélu au Congrès. Il conserve sa présidence de commission, tout en siégeant à la députation permanente et à la commission de la Défense, puis à la commission constitutionnelle à compter de 1980.

Aux élections générales anticipées du 28 octobre 1982, il se présente encore à Valladolid mais perd son siège du fait de la déroute de l'UCD[2].

Il fonde en 1984 le Parti Action libérale, qui rejoint le Centre démocratique et social (CDS) l'année suivante. Il met alors un terme à sa carrière politique.

Le 16 janvier 2014 il co-fonde le parti Vox[3],[4] avec d'autres militant du Parti populaire. En septembre de la même année, il annonce son retrait[5].

Il présente en la « Plate-forme Espagne Toujours » (en espagnol : Plataforma España Siempre), qui promeut la disparition des communautés autonomes au profit d'un État unitaire où seules resteraient les communes et les provinces. Il dénonce l'existence du « séparatisme » et d'un « nationalisme séditieux » qui s'installerait selon lui en Catalogne, au Pays basque, en Navarre, en Communauté valencienne et dans les îles Baléares[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Suárez quiere neutralizar la crisis gubernamental por unos días », El País, le
  2. (es) « El presidente del Gobierno y la mayoría de sus ministros, sin escaño », El País, le
  3. El nuevo partido de Ortega Lara propone desmantelar el modelo autonómico, El País, 16 de enero de 2014.
  4. «Vox nace en respuesta a un sentimiento de orfandad política en el centro derecha», ABC, 16 de enero de 2014.
  5. Vox empieza a dividirse en grupos impares menores de tres, Público, 3 de septiembre de 2014.
  6. (es) Gregoria Caro, « Un exministro de UCD funda una plataforma para suprimir las autonomías tras la crisis del «procés» », ABC,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]