Ignace Ephrem II Karim

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ignace Ephrem II Karim
ܐܝܓܢܐܛܝܘܣ ܐܦܪܝܡ ܬܪܝܢܐ
Ignace Ephrem II Karim
Ignace Ephrem II Karim

Titre Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient
(Primat et patriarche de l'Église syriaque orthodoxe)
(2014-)
Prédécesseur Ignace Zakka Ier
Biographie
Nom de naissance Saïd Karim
en syriaque : ܣܥܝܕ ܟܪܝܡ
en arabe : سعيد كريم
Naissance (51 ans)
Kameshli (Syrie)

Ignace Ephrem II Karim ou Ignace Aphrem II Karim, en syriaque : ܐܝܓܢܐܛܝܘܣ ܐܦܪܝܡ ܬܪܝܢܐ, né le 3 mai 1965 à Kameshli en Syrie. Il est le 123e primat de l'Église syriaque orthodoxe. Il porte le titre de « Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient ».

Sa famille syriaque est originaire du village d'Ehwo dans le Tour Abdin, son prénom de baptême est Cyrille.

Il entra au séminaire théologique Saint-Éphrem au Liban en 1977. De 1984 à 1988, il poursuivit ses études supérieures, au séminaire copte du Caire.

Cyrille fut ordonné hiéromoine en 1985, pendant un an de 1988 à 1989, il fut le secrétaire du patriarche Ignace Zakka Ier Iwas d'Antioche ainsi que professeur au Monastère Mor Ephrem de Maaret Saidnaya.

En 1989, il entra au St Patrick's College de Maynooth, dans lequel il obtint une licence en Théologie en 1991 et un Doctorat (Divinitatis Doctor) en 1994. Pendant cette période, il s'occupa aussi de la communauté syriaque orthodoxe du Royaume-Uni.

Il est l'auteur de plusieurs livres.

Élection[modifier | modifier le code]

Il fut consacré évêque dans la cathédrale syriaque orthodoxe Sainte-Marie de Kameshli le 28 janvier 1996  ; chargé de l'Est américain, dont le siège est à Teaneck, dans le New Jersey.

Le synode réuni au monastère Saint-Jacques-Baradée d'Atchaneh au Liban, l'élit comme patriarche le 31 mars 2014[1],[2]. A cette occasion, il est reçu par le Pape François[3].

Patriarcat[modifier | modifier le code]

Depuis le début de la guerre en Syrie, il soutient l'État de Bachar-el-Assad, contre le chaos djihadiste, comme tous les autres patriarches des communautés chrétiennes de Syrie. Il a, ainsi, demandé à l’Occident d’«arrêter d’armer et de soutenir les groupes terroristes qui détruisent le pays et massacrent les peuples syriens»[4].

Le , il échappe de peu à un attentat-suicide, lors d'une commémoration du génocide assyrien à Qamichli, au nord de la Syrie. L'attentat fait trois morts et cinq blessés[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]