Ignace Brunel

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Ignace Brunel
Fonctions
Député
Hérault
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Maire de Béziers
-
Biographie
Naissance
Décès
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ToulonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Ignace Brunel, né le à Magnières (duché de Lorraine) et décédé le à Toulon (Var), est un homme politique français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien conseiller du Roi Louis XVI[2]. Le , l'organisation de la Police est créée sur l'île de France (Maurice), il est nommé inspecteur de Police[3],[4]. Dans sa vie personnelle, Ignace Brunel se marie le avec Françoise Jamet (1746-1769), puis le avec Adélaïde de La Roche du Ronzet (1757-1843)[5],[6].

De 1772 à 1789, Ignace Brunel occupe les postes de substitut du procureur général du Conseil supérieur, de lieutenant de juge de la juridiction royale, de juge de la sénéchaussée et premier conseiller au conseil supérieur de Pondichéry[7]. Ayant succédé à Benoît-Louis Gouly durant cette période de magistrature, il décrit « le génie actif et laborieux des habitants de l'île de France, leur bravoure et leur attachement à la mère patrie », dont il réclame des secours pour la population afin que « des instructions particulières sur le mode d'exécution de la loi du 16 pluviôse » lui soient données[8]. Arrivé à Port-Louis le , le marin Jean François Trébuchet (1731-1783) signale une voie d'eau auprès de l'inspecteur[9].

Ignace Brunel vient se fixer à Béziers[2], il est suppléant à l'Assemblée législative mais n'est pas appelé à siéger[1]. Il devient Maire de la ville au début de la Révolution, en 1791. Il démissionne de sa fonction pour des raisons de santé mais est réélu malgré lui l'année suivante. Durant son mandat de maire, il s'attache à améliorer l'alimentation en eau potable des habitants par la réfection des aqueducs (Corneilhan, Gabian, Fouzilhon, Magalas et Puissalicon), il impose la numérotation des habitations et fait aménager un magasin d’abondance et des ateliers de charité pour les chômeurs[2]. Il démissionne une deuxième fois de sa fonction pour avoir été élu député de l'Hérault, le , à la Convention et vote pour la réclusion de Louis XVI, siégeant avec les modérés[1].

Après l'écrasement de la Gironde du , Brunel et Rouyer sont missionnés durant le soulèvement de Lyon. En juillet, les deux représentants de la Convention nationale, incapables de mesures violentes, ont déploré le sort réservé à la ville. Durant cette période de terreur, François Chabot, présent à la Convention, accuse Brunel d'être en correspondance avec les fédéralistes de Bordeaux et décrète son arrestation. Restés dans la ville et démis de leurs pouvoirs, Brunel et Rouyer sont arrêtés et remis en liberté quelques jours après. Brunel retrouve son siège à la Convention après le 9 thermidor () et demande la réhabilitation en droits pour les personnes incarcérées depuis le [1].

De retour dans le Midi pour soutenir le mouvement de réaction contre les Montagnards[2]. Il arrive à Toulon où il signe, sous la contrainte des Jacobins, la mise en liberté des détenus qui prennent les armes de l'arsenal. C'est dans cette ville qu'Ignace Brunel se suicide par désespoir d'avoir failli dans sa mission[2],[10], en date du . La Convention adopte sa veuve et ses enfants[1].

Publications[modifier | modifier le code]

(Note : Plusieurs documents concernant le Roi Louis XVI ou Louis Capet portent le même titre pour des contenus différents durant cette période de terreur).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Ignace Brunel », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] lire en ligne (consulté le ).
  2. a b c d et e Claude Lapeyre et Alain Roque, Béziers pas à pas : ses rues, ses allées, ses monuments, Le Coteau, Éd. Horvath, coll. « Pas à pas », , 256 p., 28 cm (ISBN 271710349X et 9782717103496, OCLC 461749064, notice BnF no FRBNF34771756, SUDOC 006883842, présentation en ligne, lire en ligne), p. 35 (consulté le ).
  3. La police mauricienne, retour sur le passé, publié le par Harish Khooblall, sur le site mbcradio.tv (consulté le ).
  4. Mauritius Police Force : 250 ans and still growing strong, publié le sur le site Le Mauricien (consulté le ).
  5. Généalogie : Ignace Brunel, publié sur le site Geneanet (consulté le ).
  6. Octave Béchet (préf. Raymond d'Unienville), Les défricheurs de l'île de France : essai de biographie, Quatre Bornes (Maurice), M. Robert, coll. « Société de l'histoire de l'île Maurice », , 217 p., 30 cm (OCLC 496790251, SUDOC 09777345X, présentation en ligne) (consulté le ).
  7. Secrétariat d'État à la Marine - Personnel colonial ancien, publié le sur le site des Archives nationales d'outre-mer (consulté le ).
  8. Claude Wanquet, La France et la première abolition de l'esclavage, 1794-1804 : le cas des colonies orientales, Île de France (Maurice) et la Réunion, Paris, Éditions Karthala, coll. « Hommes et sociétés », , 724 p., 24 cm (ISBN 2865377997 et 9782865377992, OCLC 406036049, notice BnF no FRBNF37032650, SUDOC 045176493, présentation en ligne, lire en ligne), p. 201 (consulté le ).
  9. Jean François Trébuchet (1731-1783), publié par Raymond d'Unienville, sur le site de la Société de l'Histoire de l'Île Maurice (consulté le ).
  10. A.-Jacques Parès (Extrait de La Provence Illustrée), Le suicide du conventionnel Brunel, Toulon, impr. de Mouton et Combe, , 8 p., 19 cm (OCLC 369052987, SUDOC 00802085X, présentation en ligne, lire en ligne), Extrait (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]