Iemelian Iaroslavski

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Iemelian Iaroslavski
Yaroslavskiy EM.jpg
Fonctions
Parlementaire du Soviet suprême de l'Union soviétique
Député de l'Assemblée constituante russe de 1918 (d)
Biographie
Naissance
Décès
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MoscouVoir et modifier les données sur Wikidata
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Membre de
Académie russe des sciences, Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique, Académie des sciences d'URSS (d), Central Executive Committee of the Soviet Union (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Distinctions

Iemelian Mikhaïlovitch Iaroslavski (en russe : Емельян Михайлович Ярославский), né Mineï Israïlevitch Goubelman (en russe : Мине́й Изра́илевич Губельма́н) le 3 mars 1878, décédé le 4 décembre 1943, est un révolutionnaire russe, politicien soviétique, activiste du Parti communiste de l'Union soviétique, journaliste et historien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né dans une famille juive à Tchita le 3 mars 1878. Il entre au parti ouvrier social-démocrate russe en 1898. En 1901 il est correspondant du journal révolutionnaire "Iskra". En 1903 il devient membre du Comité du Parti social-démocrate de Saint-Pétersbourg. Il participe à la révolution de 1905, sa femme, la révolutionnaire Olga Mikhailovna Genkina (1882-1905) est tuée durant le conflit. Il est arrêté en 1907 et condamné à des travaux forcés dans la prison de Gorny Zerentu dans la région de Nerchinsk, puis exilé en Sibérie orientale[1].

Durant la Révolution d'octobre de 1917 en 1919 est nommé membre du comité central du Parti bolchevique. Il travaille au secrétariat du Comité central de 1921 à 1923. Il reste membre du Comité central jusqu'en 1939. Athée et militant anti-religieux, il a été l'éditeur du journal satirique Bezbojnik et dirigea la Ligue des militants athées. Il a aussi dirigé le Comité Anti-religieux du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique[2].

Durant la Seconde Guerre mondiale en 1941, réduisit ses activités antireligieuses pour utiliser l'Église orthodoxe russe comme institution pour rassembler la population pour défendre la nation. Les journaux Bezbozhnik et Antireligioznik ont cessé de paraître[3].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. John Barber, Soviet Historians in Crisis, 1928-1932. London: Macmillan, 1981; pg. 29.
  2. Edmund Simmons, Russia is No Riddle. Whitefish, MT: Kessinger Publishing, 2005; pg. 75; Thomas Fitzsimmons, RSFSR: Russian Soviet Federated Socialist Republic, vols. 1 and 2. New Haven, CT: Human Relations Area Files, 1957; pg. 579.
  3. R.W. Davies et al. (eds.), Soviet Government Officials, 1922-41: A Handlist. Birmingham, England: Centre for Russian and East European Studies, University of Birminghamm 1989; pg. 404.