Identité judiciaire

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L'identité judiciaire en France[modifier | modifier le code]

Il s'agit de la police scientifique. Le travail des services territoriaux de l'identité judiciaire, sur le terrain d'une affaire criminelle, consiste à recueillir, à conserver et à présenter des éléments de preuve, et à coordonner ses compétences avec celles de l'enquêteur chargé de l'affaire et des experts judiciaires. Ce service est instauré par le décret présidentiel du sous l'impulsion du préfet Lépine qui fusionne le Bureau d'identité crée grâce aux travaux d'Alphonse Bertillon, le service photographique et celui des sommiers judiciaires[1].

Au niveau national, le service de l'identité judiciaire est un service de la Sous-direction de la police technique et scientifique, plus connue sous l'abréviation PTS. Cette sous-direction a été créée en 1985 dans le cadre de la Direction centrale de la police judiciaire, et comprend cinq services :

  • la division de la logistique opérationnelle (DLO) ;
  • le service central de documentation criminelle (SCDC) ;
  • la direction des études, des liaisons et de la formation (DELF) ;
  • le service de l'informatique et des traces technologiques (SCITT) ;
  • le service de l'identité judiciaire (SCIJ).

Au niveau central, il est chargé :

  • d'organiser et de contrôler l'activité de l'ensemble des services d'identité judiciaire implantés sur le territoire français ;
  • d'assurer au profit des services centraux de la direction centrale de la police judiciaire, des travaux techniques de recherches et d'exploitation de traces et d'indices, de balistique, de comparaison d'écritures et d'examen de documents ;
  • d'intervenir en renfort des services territoriaux, lors des affaires nécessitant un nombre important de spécialistes, ou la mise en œuvre de technologies dépassant les possibilités locales ;
  • de gérer les fichiers automatisés, FAED et FNAEG, et les fichiers dactyloscopiques manuels ;
  • d'assurer les travaux photographiques en couleurs de tous les services ;
  • de travailler en liaison avec les services territoriaux, qui ont des besoins spécifiques, en matière d'identification des individus, de relevés photographiques et de recherche de traces et d'indices sur les lieux d'infraction.

Parmi les techniques mise en œuvre :

  • Dactyloscopie : développement et prélèvement des empreintes digitales (poudres et chimie), photographie d'empreintes digitales, tableaux comparatifs, présentation d'empreintes digitales (témoin expert), comparaison des empreintes digitales, crétologie, comparaison des empreintes palmaires.
  • Photographie : traitement photographique, photographie nocturne, évaluation des négatifs, utilisation de filtres, agrandissement et développement par contact.
  • Odorologie : prélèvement d'« empreintes olfactives » analysées grâce à l'odorat de chiens.
  • Techniques de scène de crime : Vue d'ensemble, méthodes de fouille, de prélèvement, préservation des preuves, véhicules à moteur, enlèvement des cadavres, identification des traces de pneus.
  • morphologie des traces de sang, typologie des traces de sang et analyse de leur valeur comme éléments de preuve ;
  • imagerie numérique judiciaire, caméras numériques pour photographier des empreintes, rehaussement et gérance d'images numériques, création de tableaux comparatifs ;
  • analyse lophoscopique ou analyse d'empreintes latentes difficiles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marc Berlière, Le monde des polices en France : XIXe-XXe siècles, Éditions Complexe, , p. 47

Voir aussi[modifier | modifier le code]