Ibrahim (cheval)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ibrahim (homonymie).
Ibrahim
Race Demi-sang (enregistré Selle français)
Père The last Orange
Mère Vaillante
Père de mère Porte bonheur
Taille 1,64 m
Sexe étalon
Robe bai
Naissance 1952
Pays de naissance France
Éleveur René Haize

Ibrahim (1952-1973) est un étalon bai de demi-sang, théoriquement anglo-normand mais enregistré comme Selle français. Particulièrement prolifique, ses descendants se sont illustrés au plus haut niveau en saut d'obstacles. Ibrahim n'a lui-même acquis sa célébrité qu'après sa mort[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ibrahim est né chez René Haize en 1952[2]. Il a été acheté pour 500 francs par le marchand de chevaux Alfred Lefevre, sur une foire locale[2]. En 1956, ce jeune cheval est champion de sa classe d'âge[2]. Il est vendu au Haras national de Saint-Lô[2]. Il est étalon public de 1956 à 1973[2], à la station de monte de Sartilly près de St-Lô[3]. Il n'avait que peu de succès à ses débuts, les étalons choisis par ce haras public n'étant pas testés pour leurs performances sportives[3].

Description[modifier | modifier le code]

Ibrahim toise 1,64 m[4], porte une robe baie cerise[3] et a un quart d'origines Pur Sang[5]. L'éleveur Germain Levallois le décrit comme un étalon « très carré », avec un dos « comme une table »[3]. Il cite cependant l'élégance de sa tête, « très large entre les deux yeux », et son allure « pétillant d'intelligence »[3].

Origines[modifier | modifier le code]

Origines de Ibrahim
Père
The Last Orange
1941 Demi-sang
Orange Peel
1919 Pur Sang
Jus d'Orange
1912 Pur Sang
Saint just
Orange Queen
Rirette
1913 Pur Sang
Ajax
Golden Key
Velleda
Demi-sang
Horloger
Demi-sang
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Mère
Vaillante
1943 Demi-sang
Porte bonheur
Demi-sang
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Querqueville
1938 Demi-sang
Vas-y donc
Demi-sang
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Descendance[modifier | modifier le code]

Ibrahim a 315 poulains enregistrés[4]. Il est devenu l'un des reproducteurs les plus employés dans les années 1960 et 1970. Son succès comme reproducteur est tardif, Ibrahim couvrait surtout des juments de trait normandes pendant ses premières années au haras[2]. En 1957, il donne naissance à la jument Norvale : elle devient poulinière quelques années, avant de concourir au niveau international en saut d'obstacles avec Jean-Michael Gaud[2]. D'autres descendants d'Ibrahim, tels que Petit Prince C et Quo Vadie, rencontrent le succès[2]. Il faut toutefois attendre que Tango C effectue une carrière fructueuse en saut d'obstacles pour qu'Ibrahim devienne un étalon très recherché[2]. Alors qu'il ne reproduisait que quelques fois par an jusqu'en 1966, il couvre en moyenne 25 juments par an, avec un record de 54 juments en 1969[2]. D'après l'éleveur Germain levallois, il n'était pas rare que les 15 premiers poulains primés en concours d'élevage à cette époque soient tous des fils et filles d'Ibrahim[3].

Almé Z, le père de Jalisco B, est son plus célèbre fils[3].

La qualité de sa progéniture est particulièrement remarquée pendant la grande semaine de Fontainebleau en 1970, où Alcazar D, Aurore C, Azimut, Arteban et Almé Z dominent tous les autres concurrents lors de la finale, tandis que la jument de cinq ans Val de Loire B remporte la compétition de sa classe d'âge. Un croisement fructueux est celui d'Ibrahim avec les filles d'Ultimate, un Pur Sang. Ibrahim a toujours une grande influence sur l'élevage actuel du cheval de sport.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ibrahim », .
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (en) Pascal Renauldon, « Ibrahim », Breeding News,‎ .
  3. a, b, c, d, e, f et g Claire Bastides Costes, « Ces seigneurs qui ont fait la race », Cheval magazine, no 381,‎ , p. 26-27 (ISSN 0245-3614).
  4. a et b « Informations générales : Ibrahim », Les Haras nationaux (consulté le 29 janvier 2017).
  5. « Diversité génétique : Ibrahim », Les Haras nationaux (consulté le 29 janvier 2017).