I Talk to the Wind

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I Talk to the Wind est une chanson de l'album In the Court of the Crimson King, de King Crimson, paru en 1969.

Débutant immédiatement après la cacophonie qui clôt le morceau précédent, I Talk to the Wind marque un contraste fort; c'est une chanson douce, paisible, s'apparentant au folk rock et dominée par l'emploi de la flûte par Ian McDonald[1]. Les paroles correspondent vraisemblablement, en tenant compte de l'époque, au discours d'un jeune hippie envers la straight society: « you don't possess me », « can't instruct me » (« Je ne vous appartiens pas », « vous ne pouvez pas m'éduquer »)[2].

Avant King Crimson, la chanson avait déjà été enregistrée deux fois par Giles, Giles & Fripp, dont une avec Judy Dyble, l'ex-chanteuse de Fairport Convention. Ces deux versions ont vu le jour en 2001 avec la parution de l'album de démos The Brondesbury Tapes[3], Il avait à l'origine été conçu comme un morceau aux assonances jazz, à deux guitares, utilisant beaucoup d'harmoniques. Une autre version toujours avec Giles, Giles & Fripp, apparaît sur l'album vinyl Metamorphosis, parut en 2001, avec seulement 4 musiciens, soit le trio de base ainsi que Ian McDonald à la flûte traversière et au chant.

Une version de la chanson apparaît sur l'album Mind Fruit d'Opus III, paru en 1992. Steve Hackett la reprend sur son album The Tokyo Tapes sorti en 1997, avec John Wetton à la basse et au chant, Ian McDonald à la flûte traversière et au chant, le claviériste Julian Colbeck et le batteur Chester Thompson. La chanteuse Judy Dyble la reprend à nouveau sur son album solo The Whorl en 2006, avec à nouveau Ian McDonald à la flûte traversière. Une autre version est publiée en 2007 par Jordan Rudess sur son album The Road Home. Enfin, I Talk to the Wind était la deuxième chanson joué pendant les concerts de la tournée 2010 de Keith Emerson et Greg Lake, qui a donné lieu à l'album Live from Manticore Hall publié en 2014. Le 14 Mai 2010 durant cette même tournée, au Sherman Theater de Stroudsburg en Pennsylvanie ainsi que le lendemain au Trump Taj Mahal Casino Resort à Atlantic City au New Jersey, Ian a causé tout un émoi alors qu'il est apparut à la flûte et a partagé le chant avec Greg pour jouer cette chanson, il a aussi fait un solo de flûte durant le classique Lucky man.

Musiciens[modifier | modifier le code]

- Version de Giles, Giles & Fripp : The Brondesbury Tapes (1968)

- Version de Giles, Giles & Fripp : Metamorphosis (2001)

  • Robert Fripp : guitare
  • Peter Giles : basse
  • Ian McDonald : flûte traversière, clarinette, chant
  • Peter Sinfield : textes
  • Michael Giles : batterie, chant

- Version de King Crimson : In the court of the Crimson King (1969)

  • Robert Fripp : guitare acoustique
  • Greg Lake : chant, basse
  • Ian McDonald : flûte traversière, saxophone
  • Peter Sinfield : textes
  • Michael Giles : batterie

- Version de Steve Hackett : The Tokyo Tapes (1997) :

  • Steve Hackett : guitare électrique, chœurs
  • John Wetton : basse, chant
  • Ian McDonald : flûte traversière, chant
  • Julian Colbeck : claviers, chœurs
  • Chester Thompson : batterie

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) I Talk to the Wind: Song Review sur AllMusic. Consulté le 28 mai 2011.
  2. (fr) Aymeric Leroy, Rock progressif, Le mot et le reste, , 456 p. (ISBN 9782360540037)
  3. (fr) "The Brondesbury Tapes", Big Bang Mag. Consulté le 28 mai 2011.

Lien externe[modifier | modifier le code]