ICRANet

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The International Center for Relativistic Astrophysics Network - ICRANet
Histoire et statut
Fondation
2005
Type
Directeur
Localisation
Localisation
Pays
Divers
Site web

ICRANet, le Réseau de Centres Internationaux pour l'Astrophysique Relativiste, est une organisation internationale qui favorise la recherche en astrophysique relativiste et dans les domaines associés. Les membres d’ICRANet sont quatre États ainsi que trois universités et centres de recherche: l’Arménie, le Brésil, l’Italie, l'État du Vatican, l’Université de l'Arizona (États-Unis), l’Université de Stanford (États-Unis) et l'ICRA.[réf. nécessaire]

Le siège principal d’ICRANet se trouve à Pescara, en Italie.

Histoire de la fondation d'ICRANet[modifier | modifier le code]

ICRA et ICRANet[modifier | modifier le code]

L'ICRA[1] (Centre International pour l'Astrophysique Relativiste) a été fondée en 1985 par Remo Ruffini (Université "La Sapienza" de Rome) Riccardo Giacconi (Prix Nobel pour la Physique en 2002[2]), Abdus Salam (Prix Nobel pour la Physique en 1979[3]), Paul Boynton (Université de Washington), George Coyne (ancien Directeur de l'Observatoire du Vatican), C.W. Francis Everitt (Université de Stanford) et Fang Li-Zhi (Université des Sciences et Technologies de Chine).

L'accord de création et le Statut et d'ICRANet ont été signés le 19 mars 2003; dans la même année, l’Arménie et l’État du Vatican sont devenus membres d’ICRANet. L’ICRANet a été créé en 2005, par une loi du Gouvernement italien, qui a été ratifiée par le Parlement et signée le 10 février 2005 par l'ancien Président de la République italienne Carlo Azeglio Ciampi[4]. Ses membres fondateurs sont l’Arménie, l’Italie, l’État du Vatican, l’ICRA, l’Université de l'Arizona et l’Université de Stanford.

Le 12 septembre 2005, le Comité de direction d’ICRANet a été créé et s’est réuni pour la première fois: le Professeur Remo Ruffini et le Professeur Fang Li-Zhi ont été nommés respectivement Directeur et Président du Comité. Le 19 décembre 2006, le Comité scientifique d’ICRANet a été créé et le Prix Riccardo Giacconi a été élu Président lors de sa première réunion.  

Le 21 septembre 2005, le Directeur d’ICRANet et l'Ambassadeur du Brésil à Rome, S. E. Dante Coelho de Lima, ont signé l'acte d'adhésion du Brésil à l'ICRANet. L'adhésion du Brésil, demandée par l'ancien Président du Brésil Luiz Ignacio Lula da Silva, a été ratifiée à l'unanimité par le Parlement brésilien. Le 12 août 2011, l’ancien Président du Brésil, Dilma Rousseff, a signé l'adhésion du Brésil à l’ICRANet[5].

Les Conférences Marcel Grossmann[modifier | modifier le code]

Du début du 20° siècle, Gregorio Ricci Curbastro et de Tullio Levi  Civita, des Universités de Padoue et de La Sapienza à Rome, ont développé dans leurs travaux une nouvelle branche de la mathématique, le calcul tensoriel. Marcel Grossmann, de l’Université de Zurich, ayant une connaissance approfondie de l'école italienne de géométrie et ayant été en contact proche avec Einstein, a leur illustré ces concepts. La collaboration entre Einstein et Grossmann s’est révélé fondamentale pour le développement de la relativité générale.

Afin de promouvoir cette importante collaboration entre physique et mathématique et célébrer cet événement historique, le Professeur Remo Ruffini et le Professeur Abdus Salam ont fondé en 1975 les Conférences "Marcel Grossmann on Recent Developments in Theoretical and Experimental General Relativity, Gravitation, and Relativistic Field Theories" (MG)[6], qui se tient tous les trois ans dans différents pays et rassemblent plus de 1000 scientifiques du monde entier. Les deux premières Conférences MG1 et MG2 ont eu lieu respectivement en 1975 et en 1979 à Trieste. Ensuite,  MG3 en 1982 à Shanghai ; MG4 en 1985 à Rome ; MG5 en 1988 à Perth ; MG6 en 1991 à Kyoto ; MG7 en 1994 à Stanford ; MG8 en 1997 à Jérusalem ; MG9 en 2000 à Rome ; MG10 en 2003 à Rio de Janeiro ; MG11 en 2006 à Berlin ; MG12 en 2009 à Paris ; MG13 en 2012 à Stockholm; MG14 et MG15 respectivement en 2015 et 2018 à Rome. Dès leur fondation, l’ICRANet a toujours joué un rôle pilote dans leur organisation.

Célébration du 2009 Année mondial de l'astronomie[modifier | modifier le code]

L’ICRANet a été Partner Organisateur[7] de l’Année mondiale de l'astronomie 2009 (AMA2009)[8] et soutenue financièrement la coordination globale de AMA2009. À cette occasion l’ICRANet a organisé une série de conférences internationales[9] intitulées “The Sun, the Star, the Universe and General Relativity” qui comprenaient: le 1er Zeldovich Meeting[10] (Minsk, Biélorussie), le Sobral Meeting[11] (Fortaleza, Brésil), le 1er Galileo-Xu Guangqi Meeting[12] (Shanghai, Chine), le 11e Italian-Korean Symposium on Relativistic Astrophysics[13] (Séoul, Corée du Sud), le 5° Australasian Conference-Christchurch Meeting[14] (Christchurch, Nouvelle-Zélande).

Célébration du 2015 Année internationale de la Lumière[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'initiative de l'Organisation des Nations Unies et de l'UNESCO, 2015 a été proclamée "Année internationale de la Lumière" et a marqué le centenaire de la formulation des équations de la relativité générale d'Albert Einstein et le cinquantième anniversaire de la naissance de l'astrophysique relativiste[15]. L’ICRANet est un des partenaires qui ont sponsorisé ces célébrations[16].

En 2015, l'ICRANet a aussi organisé une série de conférences internationales[17], parmi lesquelles: the 2e ICRANet César Lattes Meeting[18] (Niterói - Rio de Janeiro - João Pessoa - Recife - Fortaleza, Brésil), the International Conference on Gravitation and Cosmology[19] - 4e Galileo-Xu Guangqi Meeting[20] (Pékin, Chine), le 14e Marcel Grossmann Meeting - MG14[21] (Rome, Italie), le 1er Colombia-ICRANet Julio Garavito Meeting on Relativistic Astrophysics[22] (Bucaramanga - Bogotá, Colombie) et le 1er Sandoval Vallarta Caribbean Meeting[23] (Cité du Mexique, Mexique).

Structure organisationnelle[modifier | modifier le code]

L'organisation comprend le Directeur, le Comité de Direction et le Comité scientifique. Les membres des comités sont les représentants des pays et institutions membres. L’ICRANet est renforcés par la présence d’une Faculty de membres permanents. Leurs activités sont soutenues par le personnel administratif et de secrétariat. Le financement de l’ICRANet est réglé par le Statut sur la base des fonds élargis par le Gouvernements et par des contributions volontaires et des donations.

Le Directeur de l’ICRANet est Remo Ruffini.

En 2019 le Comité de direction se compose de[24]:

  • Arménie: Ashot Kocharian
  • Brésil: Gilberto Kassab, Ministre des sciences, des technologies, de l'innovation et des communications
  • ICRA: Remo Ruffini
  • Italie:
    1. Ministère Italien des Affaires Étrangères, Unité scientifique et technologique bilatérale et multilatérale: Fabrizio Nicoletti, Cons. Enrico Padula, Immacolata Pannone
    2. Ministère de l'Économie et des Finances, IGAE: Dr Antonio Bartolini, Dr Salvatore Sebastiano Vizzini
    3. Ministère de l'Éducation, de l'Université et de la Recherche: Vincenzo Di Felice, Giulietta Iorio
    4. Ville de Pescara: Avv. Carlo Masci
  • Université de Stanford: C.W. Francis Everitt
  • Université de l'Arizona: Xiaohui Fan
  • État du Vatican: Guy J. Consolmagno S.J.

L'actuel Président (2019) du Comité de direction est Francis Everitt.

Le premier Président du Comité scientifique était Riccardo Giacconi, Prix Nobel pour la Physique 2002, qui a terminé son mandat en 2013. L’actuel Président du comité est Massimo Della Valle.

En 2019, le Comité scientifique en 2015 se compose[25]: du Professeur Narek Sahakyan (Arménie), du Dr Barres de Almeida Ulisses (Brésil), du Dr Carlo Luciano Bianco (ICRA), du Professeur Massimo Della Valle (Italie), du Professeur John Mester (Université de Stanford), du Professeur Chris Fryer (Université de l'Arizona) et du Dr Gabriele Gionti (État du Vatican).

La Faculté[26] en 2019 se compose: des Professeurs Ulisses Barres de Almeida, Vladimir Belinski, Carlo Luciano Bianco, Donato Bini, Pascal Chardonnet, Christian Cherubini, Filippi Simonetta, Robert Jantzen, Roy Patrick Kerr, Hans Ohanian, Giovanni Pisani, Brian Mathew Punsly, Jorge Rueda, Remo Ruffini, Gregory Vereshchagin et She-Sheng Xue, et est soutenue par une Faculté adjointe[27], qui se compose de plus de trente scientifiques de renommée internationale participant aux activités de l'ICRANet, et d’environ quatre-vingts "Conférenciers"[28] et "Professeurs invités"[29]. Parmi eux, il y a les Lauréats du Prix Nobel Murray Gell-Mann, Theodor Hänsch, Gerard 't Hooft et Steven Weinberg.

États membres et institutions[modifier | modifier le code]

Actuellement, les membres de l’ICRANet sont quatre États et trois Universités et centres de recherche.

États membres:

État Date d'adhésion
République d'Arménie 2003
République fédérale du Brésil 2011
République italienne 2003
Cité du Vatican 2003

Institutions membres:

Institut Date d'adhésion
Université de l'Arizona 2003
Université Stanford 2003
ICRA 2003

L’ICRANet a signé des accords de coopération avec plus de 60 instituts, Universités et centres de recherche de différents pays[30].

Sièges et centres ICRANet[modifier | modifier le code]

Le réseau ICRANet est organisé en sièges et en centres. Les accords de sièges, qui précisent les droits et les privilèges, y compris l’extraterritorialité, ont été signés pour le siège de Pescara en Italie, le siège de Rio de Janeiro au Brésil et pour le siège de Erevan en Arménie. L’accord de siège de Pescara[31] a été ratifié le 13 mai 2010. L’accord de siège de Erevan[32] a été unanimement approuvé par le Parlement de la République d’Arménie le 13 novembre 2015. La connexion par fibre optique entre les centres fibre optique est possible grâce aux données paneuropéennes pour la communauté de recherche et d'enseignement (GÉANT) et à travers le réseau GARR. Actuellement (2019), les centres ICRANet opérationnels[33] sont:

  • Le siège principal de l’ICRANet à Pescara, Italie
  • Le département de physique de l'Université "LaSapienza" (Rome, Italie);
  • Villa Ratti (Nice, France);
  • Le Présidium de l'Académie nationale des sciences d'Arménie (Erevan, Arménie);
  • Le CBPF - Centre brésilien de recherche en physique (Rio de Janeiro, Brésil);
  • L’ Université de technologie de Isfahan (Isfahan, Iran);
  • Académie nationale des sciences du Belarus (Minsk, Belarus).

Les centres ICRANet à Pescara, Rome et Nice[modifier | modifier le code]

Le siège principal d'ICRANet se trouve à Pescara, en Italie; il cordonne toutes les activités de l’ICRANet et accueilles toutes les réunions annuelles du Comité scientifique et du Comité directive. Des conférences internationales telles que le Symposium Italo-Coréen en astrophysique relativiste[34], sont régulièrement organisées par ce centre. Les activités scientifiques du centre de Pescara incluent  aussi la recherche fondamentale avec l'école russe sur la cosmologie primordiale, conduite le Professeur Vladimir Belinski.

Les activités du centre ICRANet Villa Ratti à Nice comprennent la coordination du programme de doctorat IRAP PhD ainsi que les activités scientifiques liées aux observations de haute énergie de sources astronomiques par l'Observatoire de la Côte d’Azur et l'Université de Savoie.

Le Centre ICRANet en Arménie[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 2014, le centre de l'ICRANet à Erevan[35] se trouve auprès du Présidium de l'Académie nationale des sciences de la République d'Arménie (NAS RA)[36], au numéro 24 de l’avenue Marshall Baghramian. Les activités scientifiques du centre sont coordonnées par le Directeur Narek Sahakian.

En 2014, le Gouvernement de la République d'Arménie a approuvé l’accord pour la création du centre international d’ICRANet en Arménie. L'accord de siège a été signé à Rome le 14 février 2015 par le Directeur d’ICRANet Remo Ruffini, et par l'Ambassadeur d'Arménie en Italie, S.E. Sargis Ghazaryan. Le 13 novembre 2015, le Parlement de la République d'Arménie a approuvé à l’unanimité l’accord de siège. Depuis janvier 2016, le centre ICRANet en Arménie est registré auprès du Ministère des Affaires Etrangers en tant qu’Organisation Internationale[37]. Les principales domaines de recherche sont l’astrophysique relativiste, la physique des astroparticules, l’astrophysique des Rayons-X, l’astrophysique des rayons gamma de haute et très haute énergie, l’astrophysique des neutrinos à haute énergie. Depuis 2017, le centre est membre du group MAGIC et est actuellement engagé dans le développement de l’Open Universe Initiative. Le centre ICRANet en Arménie collabore avec des autres organisations scientifiques de l'Académie et de l'Université, et s’occupe de l'organisation de conférences internationales, de workshops, ainsi que des écoles internationales de doctorat, et des programmes de mobilité pour les scientifiques dans le domaine de l’astrophysique. Il coordonne aussi les activités d’ICRANet avec les nations d'Asie centrale et du Moyen-Orient.

Du 28 juin au 4 juillet 2014, en Arménie ont eu lieu une école d'été et une conférence scientifique internationale dédiées aux enjeux de l’astrophysiques relativistes, intitulées « 1 er meeting scientifique d’ICRANet en Arménie. Trous noirs: les sources d'énergie les plus importantes dans l'Univers"[38],[39].

Le Centre ICRANet au Brésil[modifier | modifier le code]

Le centre ICRANet à Rio de Janeiro a été créé au début comme une concession du CBPF, avec une éventuelle extension au Cassino da Urca. En 2015, la 2e Réunion César Lattes d’ICRANet, dédiée à l’astrophysique relativiste, s'est tenue à Rio de Janeiro[40].

Actuellement (2019), l'ICRANet a signé des accords de coopération scientifique avec 17 universités, organismes et centres de recherche brésiliens[41].

Il y a deux programmes spécifiques lancés par ICRANet, toujours en cours (2015):

  • la possibilité de restructurer la partie accrochée à la montagne du Cassino da Urca comme siège de ICRANet pour le Brésil et l'Amérique Latine (avec le projet de l’architecte italien Carlo Serafini);
  • la construction du bâtiment du Brazilian Science Data Center (BSDC), une nouvelle base de données astrophysiques, construit selon l'idée du ASI Science Data Centre (ASDC) développée par l'Agenzia Spaziale Italiana (ASI), qui sera composé par seule infrastructure de recherche comme interface entre l'astrophysique expérimentale et théorique.

Le Centre ICRANet à Minsk[modifier | modifier le code]

Le centre ICRANet à Minsk a été créé auprès de l’Académie National des sciences de Biélorussie (NASB), avec laquelle l’ICRANet a signé un accord de coopération en 2013[42],[43]. Le Protocol pour l’ouverture du centre ICRANet-Minsk a été signé en avril 2016[44],[45]. Le 1er "First ICRANet-Minsk workshop on high energy astrophysics" s’est tenu du 26 au 28 avril 2017 auprès du centre[46].

Le Centre ICRANet à Isfahan[modifier | modifier le code]

Le centre ICRANet à Isfahan a été créé auprès de l’Université technologique de Isfahan. Le Protocol de coopération[47], signé en 2016 par Remo Ruffini (Directeur d’ICRANet) et par Mahnoud Modarres-Hashemi, Recteur de l’Université technologique de Isfahan, envisage la promotion et le développement de la recherche scientifique et technologique dans les domaines de la cosmologie, de la gravitation et de l’astrophysique relativiste. Il envisage aussi l’organisation de conférences internationales conjointes et de workshops, l’échange académique pour les étudiants, les chercheurs et des membres de la Faculté.

Le Centre ICRANet aux États-Unis[modifier | modifier le code]

L'actuel Président du Comité de Direction d'ICRANet, le Prof. Francis Everitt, est le Directeur du Centre ICRANet à la Leland Stanford Junior University. Son activité principale a été la conception, le développement, le lancement et l’acquisition des données jusqu'à la rédaction finale des informations d'analyse de la mission NASA Gravity Probe B, une des expériences physiques les plus complexes jamais réalisées dans l'espace.

Le premier Président du Comité de Direction de l'ICRANet, le Professeur Fang Li-Zhi a développé des partenariats avec le Département de physique de l'Université de l'Arizona à Tucson. La collaboration avec le Département d'Astronomie a été promu par le Professeur David Arnett.

L’ICRANet et le programme IRAP-PhD[modifier | modifier le code]

Dès 2005, l’ICRANet co-organise un programme de Doctorat International en Astrophysique Relativiste (International Relativistic Astrophysics Ph.D. Programme, IRAP-PhD), le premier program de doctorat conjoint en astrophysique, avec la collaboration de: ASI – Agence spatiale italienne (Italie); Université de Brême (Allemagne); Université Carl von Ossietzky de Oldenbourg (Allemagne); CAPES - Agence fédérale brésilienne pour le soutien et l’évaluation des études supérieures (Brésil); CBPF – Centre brésilien pour la recherche en physique (Brésil); CNR - Conseil national de la recherche (Italie); FAPERJ -Fondation "Carlos Chagas Filho de Amparo à Pesquisa do Estado do Rio de Janeiro" (Brésil); ICRA - Centre international pour l'astrophysique relativiste (Italie); ICTP - Centre International Abdus Salam de Physique Théorique (Italie); IHES - Institut Hautes Études Scientifiques (France); Centre indien pour la physique spatiale (Inde); INFN - Institut national de physique nucléaire (Italie); NAS RA - Académie nationale des sciences arménienne (Arménie); Université Nice Sophia Antipolis (France); Observatoire de la Côte d'Azur (France); Université de Rome - “Sapienza” (Italie); S Université Savoie Mont Blanc (France); TWAS - Académie des sciences du tiers monde; UAM - Université autonome métropolitaine (Mexique); UNIFE - Université de Ferrara (Italie)[48].

La distribution géographique des étudiants de l’IRAP PhD.

Entre ces centres associés, il y a soit ceux qui sont engagés dans la théorie, soit ceux qui s’occupent de tests et observations. De cette façon, les étudiants de Doctorat ont la possibilité d’apprendre la théorie mais aussi de la mettre en pratique. La langue officielle du programme est l'anglais, mais les étudiants ont quand même la possibilité d'apprendre la langue du pays d'accueil, suivant plusieurs cours dans l’Université partenaire.

Au 2019, 122 étudiants de différents pays du monde, ont été inscrits au program IRAP Ph.D.[49]: 1 de l’Albanie, 4 de l’Argentine, 8 de l’Arménie, 1 de l’Autriche, 2 du Belarus, 16 du Brésil, 5 de la Chine, 9 de la Colombie, 3 de la Croatie, 5 de la France, 5 de l’Allemagne, 7 de l’Inde, 2 de l’Iran, 38 d’Italie, 2 du Kazakhstan, 1 du Liban, 1 du Mexique, 1 du Pakistan, 4 de la Russie, 1 de Serbie, 1 de la Suède, 1 de la Suisse, 1 de l’Arabie Saoudite, 2 du Taiwan et 1 de la Turquie.

Le programme de Doctorat IRAP-PhD a été le seul program de doctorat européen en astrophysique qui a fait partie du prestigieux programme Erasmus Mundus et a été financé par la Commission Européenne dans les années 2010-2017.

Recherche scientifique à l'ICRANet[modifier | modifier le code]

Les objectifs de l'ICRANet sont l’enseignement, l'éducation et la recherche dans les domaines de l'astrophysique relativiste, de la cosmologie, de la physique théorique et de la physique mathématique.

Les principales activités de l'ICRANet sont consacrées à promouvoir la coopération scientifique internationale et à poursuivre la recherche scientifique.

Conformément au Rapport scientifique ICRANet pour l’année 2018, les principaux domaines de recherche scientifique du réseau sont[50] :

  • Rayons Gamma à haute énergie dès Noyaux Galactiques Actifs;
  • Le ICRANet Brazilian Science Data Center (BSDC) et la sélection et les études multifréquence des blazars;
  • Solutions exactes des équations d'Einstein et d'Einstein-Maxwell;
  • Sursauts Gamma;
  • Physique théorique des astroparticules;
  • Généralisation de la solution de Kerr-Newman;
  • Trous noirs et Quasars;
  • Les paires d'électrons-positrons en physique, astrophysique et cosmologie;
  • Dès noyaux aux étoiles compactes;
  • Supernovae;
  • Symétries en relativité générale;
  • Systèmes autogravitants, structures galactiques et dynamiques galactiques;
  • Systèmes complexes interdisciplinaires.

Entre 2006 et début 2019, l’ICRANet a rédigé plus de 1800 articles scientifiques publiés dans des revues internationales prestigieuses telles que Physical Review, The Astrophysical Journal, Astronomy and Astrophysics, etc., dans ses plusieurs domaines de recherche .

Les nouveaux termes et concepts scientifiques introduits par les scientifiques de l'ICRANet :

Trou noir (Ruffini, Wheeler, 1971)[51]

Ergosphère (Rees, Ruffini, Wheeler, 1974)[52] and « Pursue and plunge » (Rees, Ruffini, Wheeler, 1974)[52]

Formule de masse du trou noir (Christodoulou, Ruffini, 1971)[53] and Transformations réversibles et irréversibles de trous noirs (Christodoulou, Ruffini, 1971)[53]

Dyadosphère (Damour, Ruffini, 1975[54]; Preparata, Ruffini, Xue, 1998[55])

Dyadotore (Cherubini et al., 2009)[56]

Effondrement gravitationnel induit (Rueda, Ruffini, 2012)[57]

Hypernova conduite par un système binaire (Ruffini et al., 2014)[58]

Matrice cosmique (Ruffini et al., 2015)[59]

Autres activités[modifier | modifier le code]

Les Meetings internationales[modifier | modifier le code]

Les Meetings Galileo-Xu Guangqi (2009 - )

Les Meetings Galileo-Xu Guangqi[60] sont une série de conférences biennales, organisées au nom de Galileo et Xu Guangqi, le collaborateur de Matteo Ricci (Ri Ma Dou), généralement reconnue pour avoir illustré en Chine les travaux d’Euclide et de Galileo et pour son fort engagement en faveur du processus de modernisation et de développement scientifique de la Chine. Le 1er Galileo - Xu Guangqi Meeting a eu lieu à Shanghai (Chine) en 2009. Le 2e Galileo - Xu Guangqi meeting a eu lieu aux Jardin Botanique Hanbury (Vintimille, Italie) et à Villa Ratti (Nice, France) en 2010. Le 3e et le 4e Galileo - Xu Guangqi meetings ont eu lieu tous les deux a Péquin (Chine), respectivement en 2011 et 2015.

Les Rencontres Italo-coréens (1987 - )

Les rencontres Italo-coréens sur l’astrophysique relativiste[61] sont une série de conférences biennales organisées depuis 1987 alternativement en Italie et en Corée. Les symposiums traitent de questions d’astrophysique et cosmologie, telles que les rayons gamma et les étoiles compactes, les rayons cosmiques de haute énergie, l’énergie obscure et la matière noire, la relativité générale, les trous noirs et la nouvelle physique liée à la cosmologie.

Séminaires Stueckelberg sur les théories relativistes de Campo (2006 - 2008)

Ces séminaires consistent dans une semaine de dialogue sur les théories relativistes de Camp en Space Courbe, inspirées par le travaux d'E.C.G. Stueckelberg[62]. Dans le cadre de ces séminaires, les Professeurs Abhay Ashtekar, Thomas Thiemann, Gerard 't Hooft et Hagen Kleinert.

Les Meetings Zeldovich (2009 - )

Les Meetings Zeldovich[63] sont une série de conférences internationales qui se tiennent à Minsk, en l'honneur de Ya. B. Zeldovich, un des pères de la bombe atomique soviétique et fondateur de l’École russe d’Astrophysique Relativiste Ils célèbrent et débattent ses vastes domaines de recherche, qui vont de la physico-chimie, à la physique nucléaire et des particules élémentaires, à l’astrophysique et la cosmologie. Le 1er Meeting Zeldovich a eu lieu auprès de l’Université nationale de Bélarussie à Minsk, du 20 au 23 avril 2009; le 2e Meeting Zeldovich a eu lieu auprès de l’Académie nationale des Sciences de Biélorussie du 10 au 14 mars 2014, pour célébrer le 100e anniversaire de Ya. B. Zeldovich; le 3e Meeting Zeldovich a eu lieu auprès de l’Académie nationale des Sciences de Biélorussie du 23 au 27 avril 2018.

Autres Meetings

L'ICRANet a aussi organisé :

  • six séminaires sino-italien sur la Cosmologie et l'Astrophysique relativiste[64], qui ont eu lieu de 2004 à 2009 annuellement à Pescara, sauf le cinquième, qui a eu lieu à Taipei - Hualian en 2008;
  • deux meetings ICRANet César Latter[65] (en 2007 et 2015) et le premier URCA meeting sur l’Astrophysique relativiste à Rio de Janeiro, Brésil.

École de doctorat[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du programme IRAP-PhD, l’ICRANet a organisé plusieurs écoles de doctorat : 11 ont eu lieu à Nice (France), 3 à Les Houches, 1 à Ferrara (Italie), 1 à Pescara (Italie) et 1 à Pékin (Chine)[66].

Programme des visites ICRANet[modifier | modifier le code]

L'ICRANet a mis au point un programme[67] des visites pour collaborations scientifiques à court et à long terme .

Des personnalités éminentes ont mené leurs activités de recherche à l'ICRA et à l'ICRANet; entre eux: Riccardo Giacconi (Prix Nobel pour la Physique en 2002), physicien néerlandais et Prix Nobel pour la Physique en 1999, Steven Weinberg, Prix Nobel en 1979; Murray Gell-Mann, Prix Nobel en 1969; Subrahmanyan Chandrasekhar Prix Nobel en 1930; Haensch Theodor, Prix Nobel en 2001; Valeriy Ginzburg, Francis Everitt, président du Comité scientifique de ICRANet, Isaak Khalatnikov, physicien russe et ancien Directeur de l'Institut de physique théorique Landau (1965-1992); Roy Kerr, mathématicien néo-zélandais, et découvreur de la "Kerr Metric"; Thibault Damour; Demetrios Christodoulou; Hagen Kleinert; Neta et John Bachall; Tsvi Piran; Prof. Charles Misner; Robert Williams; José Gabriel Funes; Fang Li- Zhi; Rashid Sunyaev.

Séminaires hebdomadaires[modifier | modifier le code]

L’ICRANet organise des séminaires[68], en collaboration avec le groupe d'astrophysique au Département de physique de l'Université "La Sapienza" à Rome et à l'ICRA. À ces séminaires participent en vidéoconférence les centres de ICRANet et les institutions qu’y collaborent.

Brazilian Science Data Center[modifier | modifier le code]

L'objectif principal du Brazilian Science Data Center (BSDC)[69] est offrir une base de données complète de toutes les missions spatiales internationales existantes dans les longueurs d'onde de rayons X et des rayons gamma, et après dans tout le spectre électromagnétique, pour toutes les sources galactiques et extra-galactique de l'Univers. Une attention particulière est accordée à la réalisation et au respect des niveaux définis par l'IVOA (International Virtual Observatory Alliance). Le BSDC promouvra des séminaires techniques et des ateliers annuels, et assurera un plan de divulgation et diffusion de la science ayant comme but avec la compréhension de l'Univers.

Le BSDC est actuellement implémenté au CBPF et à l’Universidade Federal do Rio Grande do Sul (UFRGS), et sera élargit aux autres centres ICRANet au Brésil et aux autres centres ICRANet centres en Argentine, Colombie et Mexique: la réalisation d’un seul réseau de recherche continental coordonné est prévu pour l’Amérique latine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « ICRA », sur http://www.icra.it/
  2. « Nobel Committee »
  3. « The Nobel Prize in Physics 1979 »
  4. « LEGGE 10 febbraio 2005, n. 31 »
  5. « DECRETO Nº 7.552, DE 12 DE AGOSTO DE 2011 »
  6. « Marcel Grossmann Meetings »
  7. « IYA2009 Organisational Associates »
  8. « About IYA2009 »
  9. « International Year of Astronomy 2009 Meetings »
  10. « ICRANet 1st Zeldovich Meeting »
  11. « Sobral Meeting »
  12. « GX4 »
  13. « IK11 »
  14. « 5th Austrlasian Conference »
  15. « Einstein Centenary »
  16. « Sponsors »
  17. « IYL 2015 meetings »
  18. « 2nd César Lattes Meeting »
  19. « International Conference on Gravitation and Cosmology » [archive du ]
  20. « 4th GX Meeting »
  21. « 14th Marcel Grossmann Meeting »
  22. « 1st Julio Garavito Meeting »
  23. « 1st Sandoval Vallarta Meeting »
  24. « Steering Committee »
  25. « Scientific Committee »
  26. « Faculty »
  27. (en) « Adjunct Professors of the Faculty »
  28. (en) « Lecturers »
  29. (en) « Visiting Scientists »
  30. « Official Documents », sur icranet.org
  31. « LEGGE 13 maggio 2010, n. 83 », sur www.gazzettaufficiale.it
  32. « ԱՅԱՍՏԱՆԻ ՀԱՆՐԱՊԵՏՈՒԹՅԱՆ ԱԶԳԱՅԻՆ ԺՈՂՈՎԻ ՀԻՆԳԵՐՈՐԴ ԳՈՒՄԱՐՄԱՆ ՈՒԹԵՐՈՐԴ ՆՍՏԱՇՐՋԱՆԻ 2015 ԹՎԱԿԱՆԻ ՆՈՅԵՄԲԵՐԻ 10 -13-Ի ԱՐՏԱՀԵՐԹ ՆԻՍՏԻ ԱՐՁԱՆԱԳՐՈՒԹՅՈՒՆ »
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