IBM Stretch

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Console de maintenance du Stretch du CEA au Musée des arts et métiers de Paris

L'IBM Stretch, ou IBM 7030, est un superordinateur créé en 1961 par IBM.

Historique[modifier | modifier le code]

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Lancé en vue de calculs scientifiques en hydrodynamique, le premier IBM 7030 Stretch est installé au Laboratoire national de Los Alamos (LANL). Il s'agit d'un projet débuté en 1956 et mené conjointement par IBM et le LANL.

Grâce à cette technologie, son processeur est deux fois plus rapide et sa mémoire 6 fois plus rapide que l'IBM 704.

Bien que ses performances soient jugées décevantes, en regard de celles attendues, le Stretch était l'ordinateur le plus rapide, de 1961 à 1964.

Avancées techniques[modifier | modifier le code]

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Le Stretch est le premier ordinateur à transistors produit par IBM. Il en comporte plus de 150 000 et a une vitesse de traitement de 200 instructions à la seconde.

Sa mémoire, en bancs de 16 K mots de 64 bits effectivement utilisables, est autocorrectrice : des circuits de redondance permettent de corriger au vol toute erreur ne portant que sur un bit, et de signaler toute erreur portant sur deux bits. Ce changement est présenté à l'époque comme une importante avancée sur la simple vérification de parité. Il augmente cependant beaucoup le coût du poste « mémoire » dans le budget de la machine, car elle porte à huit le nombre de bits nécessaires à la tâche et complique d'autant la logique de contrôle.

Multiprogrammation, protection de mémoire, choix de l'octet : le Stretch est la source d'innovations informatiques[1].

En publiant "Planning a Computer System – Project Stretch", en 1962[2] W. Buchholz détaille les principes technologiques mis en œuvre avec le Stretch.

Adoption de l'octet[modifier | modifier le code]

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C'est à l'occasion de la mise au point du Stretch que le mot octet est employé pour la première fois.

Le concept fondamental de byte apparaît en 1956, lors des travaux relatifs à l'IBM Stretch.[3],[4][réf. insuffisante] Le chercheur Werner Buchholz[5][réf. insuffisante], qui travaille alors à la mise au point de cette machine, pose le concept et sa terminologie[6].

Débutant avec un byte de six bits, l'équipe de l'IBM Stretch évolue dès 1956 vers un byte de huit bits[7],[8].

L'octet deviendra un standard de l'informatique, à partir de 1964, avec l'IBM 360 et 370[9],[10]

Machines en service[modifier | modifier le code]

Malgré ses avancées, le Stretch du LANL est cependant considéré comme un échec.

Seuls neuf exemplaires ont été construits[11]. Quatre machines étaient installées aux États-Unis, une en Grande-Bretagne et une en France.

Un Stretch en France[modifier | modifier le code]

En 1965, un ordinateur Stretch fut installé en France, le sixième Stretch installé par IBM dans le Monde, portant la référence K-6 dans la série[12].

Il se positionnait dans les locaux de la division des applications militaires du CEA alors à Limeil-Brévannes[13].

Il mobilisait une équipe permanente de maintenance d'IBM, ainsi que plus de cent programmeurs.

Il était exploité par autant de physiciens, chargés de modéliser le nucléaire.

Le CEA a cessé son exploitation en 1973. Une partie de l'IBM 7030 "Stretch", notamment sa console de commande, est visible à Paris au Musée des Arts et Métiers[pas clair].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]