Hypothèse de l'impact cosmique du Dryas récent

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Mégafaune du Pléistocène.

L’hypothèse de l'impact cosmique du Dryas récent, appelée aussi hypothèse de la comète de Clovis, est une théorie controversée qui lie une extinction massive et la disparition de la culture Clovis à un impacteur qui touche la Terre à l'ultime fin de la dernière période glaciaire.

Description[modifier | modifier le code]

L'extinction d'une trentaine d'espèces de grands mammifères (mégafaune du Pléistocène, telle que mammouths, chevaux, chameaux), de gigantesques incendies de forêts et la brutale disparition en Amérique du Nord de la civilisation dite de Clovis seraient contemporaines du début de cette période glaciaire du Dryas récent. L'absence de cratère et de minéraux choqués s'expliquerait par l'explosion d'une comète de 3 km (dénommée « comète de Clovis » par les chercheurs américains), ou plus précisément d'une pluie de comètes, avant qu'elles ne touchent terre. L'hypothèse formulée en 2007 par des chercheurs rassemblés autour de DJ. Kennett[1], s'appuie sur les analyses sédimentaires de sites archéologiques liés à la culture Clovis qui révèlent une nappe noire épaisse (couche d'une dizaine de centimètres, dénommée « black mat ») riche en carbone (témoins des incendies) et avec une concentration anormale d’iridium, un élément lourd et rare à la surface de la Terre et qui a souvent une origine extraterrestre. De plus, des nanodiamants (en) et des fullerènes, caractéristiques exclusives d’échantillons de matières extraterrestres ont aussi été trouvés[2].

L'hypothèse cométaire comme facteur central d’une suite de réactions en chaîne (dérèglement climatique, pandémie, perturbation de la chaîne alimentaire) conduisant à une extinction massive est cependant actuellement débattue[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Firestone RB, West A, Kennett JP, et al., « Evidence for an extraterrestrial impact 12,900 years ago that contributed to the megafaunal extinctions and the Younger Dryas cooling », PNAS, vol. 104, no 41,‎ , p. 16016–16021 (DOI 10.1073/pnas.0706977104)
  2. (en) D. J. Kennett1, J. P. Kennett, A. West, C. Mercer, S. S. Que Hee, L. Bement, T. E. Bunch, M. Sellers, W. S. Wolbach, « Nanodiamonds in the Younger Dryas Boundary Sediment Layer », Science, vol. 323, no 5910,‎ , p. 94 (DOI 10.1126/science.1162819)
  3. (en) Andrew C. Scott, Nicholas Pinter, Margaret E. Collinson, Mark Hardiman, R. Scott Anderson, Anthony P. R. Brain, Selena Y. Smith, Federica Marone et Marco Stampanoni, « Fungus, not comet or catastrophe, accounts for carbonaceous spherules in the Younger Dryas ‘impact layer’ », Geophysical Research Letters, vol. 37, no 14,‎ , p. 302 (DOI 10.1029/2010GL043345)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]