Hypothèse Médée

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L’hypothèse Médée est une théorie émanant du paléontologue américain Peter Ward qui s'oppose à celle de James Lovelock nommée hypothèse Gaïa. Selon Ward, la vie, qui se considère comme un superorganisme, est suicidaire. Dans cette optique, les extinctions massives sont des tentatives suicidaires afin de revenir à un état biologique microbien, comme aux débuts de l'histoire de la Terre[1],[2].

Selon Ward, ces « tentatives suicidaires » sont :

  • empoisonnement par le méthane il y a 3,5 milliards d'années ;
  • La grande catastrophe de l'oxygène il y a 2,7 milliards d'années ;
  • la « Terre boule de neige » (Snowball earth en anglais), par deux fois, il y a 2,3 milliards d'années et entre 790-630 millions d'années ;
  • l'extinction à cause du sulfure d'hydrogène (aux Permien et Triassique), vers 251,4 millions d'années.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Peter Ward (2009), The Medea Hypothesis: Is Life on Earth Ultimately Self-Destructive?, ISBN 0691130752
  2. Gaia's evil twin: Is life its own worst enemy? The New Scientist. Volume 202, Issue 2713, 17 juin 2009, pages 28–31 (Cover story)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]