Hypersensibilité (psychologie)

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L'hypersensibilité, en psychologie, est une sensibilité plus haute que la moyenne, provisoirement ou durablement, pouvant être vécue avec difficulté par la personne concernée elle-même ou perçue comme « exagérée », voire « extrême », par son entourage[1]. Dans le registre sensoriel, l’hypersensibilité peut concerner un seul ou plusieurs des sens du système sensoriel.

Cette notion renvoie à un tempérament, à une caractéristique individuelle qui permet d'identifier un ensemble clinique défini en 1996 par Elaine Aron[2]. L'autrice revisite, par le biais d'études empiriques, le concept de « sensibilité innée » introduite en 1913 par Carl Gustav Jung[3].

Selon les recherches qui ont suivi, les « individus hautement sensibles » représenteraient entre 10 et 35 % de la population[4]. Les caractéristiques de cet ensemble découlent d'une plus forte réactivité à une même stimulation, ce qui a des aspects positifs — Jung parle de « caractère enrichissant » — et des aspects négatifs, comme une sensibilité accrue à la peur.

Le terme « individu hautement sensible » est ici traduit par « hypersensible ». D'autres traductions rencontrées sont « hautement sensible » ou « sensibilité élevée ». Saverio Tomasella propose d'utiliser les termes « ultrasensible » et « ultrasensibilité », censés se départir de la connotation péjorative d'excès[5],[6].

Hyper- et hypo-sensibilité : deux états non exclusifs l'un de l'autre[modifier | modifier le code]

Une même personne (avec autisme par exemple) peut être à la fois hyposensible à certains stimuli (ex. : température de l'eau, avec brûlures possibles), et présenter une hypersensiblilité très marquée pour d'autres stimuli[7] (typiquement : au bruit, à l'agitation, et à la promiscuité, trois facteurs souvent liés à la vie collective)[8],[9].
Cette co-existence entre hyper- et l’hyposensibilité (pour des modalités sensorielles différentes) chez un même individu semble fréquente chez les autistes : Une étude de 1997 basée sur 200 enfants diagnostiqués avec un TSA concluait que 39% d’entre eux étaient hyposensibles, 19% hypersensibles et 36% à la fois hypo- et hypersensibles (selon les sens considérés)[10].

L'hyposensibilité évoque une intensité inhabituellement basse de la perception pour un (ou plusieurs) canal/canaux sensoriel(s), ce qui « implique un niveau de stimulation de l’environnement très élevé pour initier une réponse. Selon Delacato (1974), les comportements stéréotypés et les autostimulations, fréquemment observées dans l’autisme, qu’il appelle « sensorismes », constitueraient des mécanismes d’autoprotection inconscients des personnes avec autisme pour lutter contre les hypo- et les hyper-sensibilités »[11].

Exemples de manifestations d'hyper- et hyposensibilités sensorielles
Sens impliqué hypersensibilité (exemples) hyposensibilité (exemples)
Vue Difficulté à supporter le soleil et les lumières intenses, les flashs lumineux, les reflets, les forts contrastes lumineux, port de lunette de soleil...
évitement du regard ;
focus sur de petits détails
Attrait ou fascination pour ce qui brille, qui éclaire, les miroirs, les écrans ; autostimulation du système visuel (par pression sur la cornée, paupières fermées, en regardant le soleil ou en secouant des objets devant les yeux...
Ouïe Se bouche les oreilles ;
troubles du sommeil
Attrait pour les sirènes, pétards, la cohue, les vibrations... autostimulation par production de cris ou de bruit
Toucher, thermoception, nociception Évitement de tout contacts physiques, intolérance à certains tissus, à certaines textures ;
Réactions extrêmes au froid, au chaud et à la douleur
Pas ou peu de sensibilité au toucher, aux faibles pression, aux températures, aux vibrations voire à la douleur ;
Recherche de contacts fermes ; préférence pour une serviette de bain ou un vêtement en tissus très rèche...
Odorat Certaines odeurs ou parfums sont insupportables (nausées), au point parfois de devoir quitter la pièce Indifférence (ou attrait) pour des odeurs fortes et/ou désagréables ;
Comportement de flairage des objets et des personnes.
Goût Ne mange que quelques aliments (parfois d'une seule marque), est dégouté par d'autres ; perturbé par de légers changements de gouts ou de texture Manger indifféremment de tout, voire des objets non-comestibles ;
ou attrait pour des aliments très fermentés, salés et/ou pimentés.
Équilibrioception (système vestibulaire...) Mauvais équilibre ; peur du vide, d'être assis en hauteur, de n'avoir pas les pieds qui touchent le sol ; avoir rapidement le tournis, être malade en voiture ; difficulté à changer de direction Pouvoir tourner longtemps sur soi-même sans vertige ; autostimulation par balancement, mouvement de tête.
Proprioception Positions corporelles bizarres et gestes maladroits ou réponses à des stimuli qui semblent inadaptés à une tâche ou au contexte (la personne jauge mal la position des parties de son corps dans l'espace et parfois les unes par rapport aux autres) Pas ou peu de ressenti apparent de la douleur, de la soif ou de la chaleur extérieure par exemple (ou la personne ne comprend pas la signification de ce qu'elle ressent)

Une même personne peut être hypersensible pour un sens (l'ouïe par exemple) et hyposensible pour un autre. Ceci est fréquent chez les autistes.

La « théorie de la faible cohérence centrale » pose l'hypothèse que certaines personnes (autistes typiquement), en raison de spécificités de leur système sensoriel, envisageraient le monde (ou certaines parties du monde) par ses détails, ce qui empêcherait pour elle une vision holistique, mais cette théorie n'est pas consensuelle.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les recherches en neurosciences affinant la diversité des caractéristiques des sujets hypersensibles, les caractéristiques générales ne permettent pas de conclure à des profils homogènes chez tous les hypersensibles. Une certaine prudence est donc à retenir pour éviter les amalgames.

D'après Elaine Aron, la timidité et l'introversion ne doivent pas être confondues avec l'hypersensibilité, même si ce sont des réponses possibles, car il existe des hypersensibles extravertis et la thérapie peut révéler une tendance refoulée à l'extraversion chez certains hypersensibles[12].

Chez certains, cette sensibilité serait associée à un mode particulier de traitement des données sensorielles[13]. Par exemple, certaines opérations perceptives reconnues comme étant influencées par la culture du sujet percevant semblent être perçues de la même manière par les hypersensibles d'origines diverses, ce qui indique que les facteurs sociaux qui modifient la perception ont moins d'emprise sur les hypersensibles[Note 1],[15],[16].

Enfin, l'hypersensibilité peut aussi se manifester uniquement sous forme d'hypersensibilité sensorielle (et non émotionnelle). Les 5 sens sont alors exacerbés, et leur ressenti peut être douloureux pour la personne. On parle d'hyperesthésie[17].

Lien entre sensibilité élevée et pathologie[modifier | modifier le code]

Selon Jung, qui l'a évoquée le premier, c'est un caractère enrichissant, qu'on ne peut pas considérer en lui-même comme pathologique, ou alors il faudrait faire de même avec « un quart de l’humanité » (30 % selon des études réalisées bien plus tard[18]). C'est sans aucune ambiguïté, ce qui ne l’empêche pas de préciser la chose en contexte : « Néanmoins, si cette sensibilité a des conséquences destructrices pour le sujet, on doit bien admettre qu'on ne peut pas la considérer comme bien normale »[Note 2]

Pour Saverio Tomasella, la sensibilité élevée n'est ni une maladie ni une anomalie[19]. Elle n'a donc pas besoin d'être soignée. « Devenir humain est une conquête quotidienne, affirme-t-il, et celle-ci passe par la fierté d'être sensible »[20].

En tant que telle, l'hypersensibilité n'est ni une maladie ni un symptôme précisément défini. Ce mot fait plus simplement partie du jargon paramédical. Toutefois, elle peut être liée à une autre cause de souffrance qui peut nécessiter dans ce cas une prise en charge psychologique.

Régulation[modifier | modifier le code]

Puisqu'il ne s'agit pas d'une maladie, il n'y a pas lieu de parler de thérapie destinée à soigner ou corriger l'hypersensibilité à proprement parler. On mentionnera des thérapies exclusivement pour des troubles identifiés distinctement à côté de l'hypersensibilité, comme les difficultés sociales, les troubles de l'humeur, l'angoisse, le stress post-traumatiqueetc., pour lesquels les indications thérapeutiques sont multiples[21].

Certains auteurs envisagent néanmoins de « traiter » l'hypersensibilité d'une manière ou d'une autre. En ce sens, les techniques et thérapies existantes sont jugées adéquates du moment qu'elles ne tentent pas de réprimer l'hypersensibilité mais, au contraire, tant qu'elles permettent à l'hypersensible de vivre avec son « excès » de ressentis, de l'assumer et de trouver des occupations mettant en valeur ce qui a pu lui sembler une source de problèmes[14],[22],[12].

Origines[modifier | modifier le code]

Selon Elaine Aron, la haute sensibilité serait liée à un trait génétique conservé pendant l'évolution par un grand nombre d'espèces animales, laissant supposer qu'il a certains avantages[23] ; mais elle subodore également l’existence d'« interaction » avec l'environnement durant l'enfance comme cause de ce tempérament hypersensible[24]. Toujours d'après Elaine Aron, en règle générale, après une enfance difficile, un hypersensible s'est construit un ensemble de protections psychologiques lui permettant de se protéger ou d'éviter un monde perçu comme excessivement violent. Ces mécanismes d'adaptation, à leur tour, peuvent générer une mauvaise adaptation sociale[25], des difficultés relationnelles[26], de la souffrance et de la frustration[12].

Pour Saverio Tomasella, la sensibilité élevée n'est pas génétique, mais découle de l'histoire singulière de chaque personne, depuis sa vie intra-utérine, comprenant les influences possibles du contexte familial, de la généalogie et de la société[27].

Critiques[modifier | modifier le code]

Engouement médiatique[modifier | modifier le code]

Le chercheur Nicolas Gauvrit prévient que « des personnages médiatiques s’emparent du concept pour en faire une soupe absurde », mais n'en vient pas à la conclusion que nous pouvons rejeter en bloc tout le concept développé par Elaine Aron. [28] Dans un autre billet, le même auteur reprend l'idée d'un intérêt démesuré pour l'hypersensibilité de la part des médias et du grand public, mais rappelle que celui-ci n'est pas nécessairement inversement proportionnel à l'intérêt scientifique de l'hypersensibilité, qui n'est manifestement pas nul selon lui. Néanmoins son article se conclut en déclarant que rien n'indique que la notion développée par Elaine Aron s'avérera particulièrement bonne ou marquante. [29]

Perception et réaction[modifier | modifier le code]

La psychologue clinicienne Stéphanie Aubertin note plusieurs problèmes sur le concept d'Elaine Aron. Après avoir étudié sa littérature en parallèle avec la recherche scientifique en psychologie clinique et cognitive sur le sujet, elle revient sur cette notion dans une vidéo de vulgarisation sur sa chaîne Youtube[30]. Un premier défaut pointé est le fait que la réaction comportementale à un stimulus n'est pas nécessairement proportionnelle à son intensité. Une autre lacune pointée est le raccourci fait dans l'assimilation d'Aron entre stimuli sensoriels avec ceux environnementaux et sociaux, les premiers demandant bien moins de ressources cognitives que les seconds. Stéphanie Aubertin spécifie également que la théorie d'Elaine Aron repose sur l'objectivité de notre perception, ce qu'elle annonce contredit par la psychologie cognitive et prend les illusions d'optiques pour exemple afin de vulgariser. Elle assimile également la sensibilité aux seuil de détection et au seuil de discrimination.

Tempérament et personnalité[modifier | modifier le code]

Le terme « tempérament » faisant référence à une forme de caractère « définitif », Stéphanie Aubertin s'oppose à cela en notant que la sensibilité est susceptible d'évoluer au fil de la vie ou selon le contexte et que l'hypersensibilité n'est donc ni une fatalité, ni définitive.

Une étude de 2021[31] questionne la pertinence du modèle de l'hypersensibilité d'Elaine Aron. Les chercheurs suggèrent que le modèle théorique de l'hypersensibilité se superpose fortement aux traits de personnalité établis par le modèle du Big Five, notamment ceux de névrosisme et d'ouverture à l'expérience. Toujours selon ces chercheurs, ces traits suffisent déjà à expliquer la capacité de reconnaissance des émotions.

Justifications défaillantes[modifier | modifier le code]

Stéphanie Aubertin critique Elaine Aron sur le fait que celle-ci justifie des temps de réponses plus long aux tâches effectuées dans ses études de la part de sujets définis comme hypersensibles selon son questionnaire comme « une pause pour réfléchir », mais également qu'Aron justifie un temps de réponse plus court de cette même catégorie de personnes car elles auraient besoin de moins de stimuli pour répondre. Est donc dénoncé le fait que tout motif pourrait justifier la sensibilité élevée détectée au préalable selon Elaine Aron.

Questionnaire[modifier | modifier le code]

Le questionnaire d'hypersensibilité d'Aron est noté comme effectivement validé par des analyses factorielles (il mesure bien « quelque chose »), mais rien n'indiquerait qu'il mesure bien l'hypersensibilité. Cependant, certains items sont critiqués, notamment ceux liés à la sensibilité esthétique. Stéphanie Aubertin prévient qu'ils pourraient être sujets à un biais de désirabilité sociale et rappelle la subjectivité de l'art, et par là, dénonce une erreur cruciale d'Aron: l'oubli de la cognition, « comme s'il n'y avait rien entre l'input et l'output ».

Une étude de 2018[32] a évalué les propriétés psychométriques d'une des versions du questionnaire d'Elaine Aron et montre que le modèle uni-dimensionnel original semble défectueux en comparaison à un modèle multi-dimensionnel qui a été dégagé par ce travail.

Le chercheur Nicolas Gauvrit a publié un billet de blog en 2021 admettant les qualités psychométriques du questionnaire d'Elaine Aron et conclu également qu'il est raisonnable de penser que c'est bien une (haute) sensibilité qui serait mesurée[28].

Polysémie[modifier | modifier le code]

Cette même étude de 2018[32] a également conclu sur le problème de la polysémie du terme « sensibilité » en psychologie, et qu'une définition plus précise du construit serait de rigueur.

Nous pouvons retrouver le caractère polysémique de l'hypersensibilité dans le DSM-5, où le mot est utilisé 16 fois : une fois pour « hypersensibilité au rejet » (trouble dysphorique prémenstruel), trois fois pour « hypersensibilité aux jugements négatifs » (trouble de la personnalité évitante), deux fois non spécifiées (personnalités paranoïaque et schizotypique), une fois pour une « hypersensibilité personnelle » (personnalité Borderline), quatre fois pour spécifier une hypersensibilité aux neuroleptiques, une fois pour spécifier une « hypersensibilité des capteurs médullaires du dioxyde de carbone », et enfin quatre fois pour une hypersensibilité à la lumière ou au bruit. Le mot hypersensible est utilisé deux fois, une fois pour « hypersensible à la lumière vespérale » (trouble de l'alternance veille-sommeil) et une fois pour définir un des niveaux d'empathie sur l'échelle du niveau de fonctionnement de la personnalité[33]. L'hypersensibilité n'est donc bel et bien pas une pathologie et n'est pas non plus un symptôme précisément fixé par une définition unique.

Dangers[modifier | modifier le code]

La polysémie du mot mêlée à certaines lacunes théoriques et méthodologiques du concept ainsi que son intérêt médiatique permet à beaucoup de personnes de s'y identifier (ou d'identifier une autre personne) dans une idée similaire à un Effet Barnum. De plus, le caractère définitif allant souvent de pair avec des définitions communes de l'hypersensibilité peut mener certaines personnes à ne pas travailler sur eux ou à ne pas soigner une éventuelle pathologie plus grave. Cependant, à la vue de l'évolution de certains patients a priori « hypersensibles », tout porte à croire que le caractère définitif et fatal peut légitimement être remis en question [30],[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « A functional study comparing brain activation in Asians recently arrived in the United States to European-Americans found that in the nonsensitive, different areas were activated according to culture during a difficult discrimination task known to be affected by culture, but culture had no impact on the activated areas for highly sensitive subjects, as if they were able to view the stimuli without cultural influence. »[14]
  2. Retranscription libre d'après le texte suivant :

    « This excessive sensitiveness very often brings an enrichment of the personality and contributes more to its charm than to the undoing of a person’s character. Only, when unusual situations arise, the advantage frequently turns into a very great disadvantage, since calm consideration is then disturbed by untimely affects. Nothing could be more mistaken, though, than to regard this excessive sensitiveness as in itself a pathological character component. If that were really so, we should have to rate about one quarter of humanity as pathological. Yet if this sensitiveness has such destructive consequences for the individual, we must admit that it can no longer be considered quite normal. »

    — Jung, 1913, para. 398)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Entrée « hypersensibilité », dictionnaire Larousse.
  2. (en) Elaine Aron, The highly sensitive person : How to Thrive When the World Overwhelms, New York, Birch Lane Press, .
  3. (en) Elaine Aron, « Revisiting Jung’s concept of innate sensitiveness », Journal of Analytical Psychology,‎ (lire en ligne).
  4. (en) Elaine N. Aron, Arthur Aron et Jadzia Jagiellowicz, « Sensory Processing Sensitivity: A Review in the Light of the Evolution of Biological Responsivity », Personality and Social Psychology Review,‎ , p. 12 (lire en ligne).
  5. « Hypersensibilité, Ultrasensibilité ou haut potentiel sensible », sur Observatoire de la sensibilité, (consulté le )
  6. Mathias Chaillot, « Hypersensible, ultrasensible… tout ce qu'il faut savoir sur les "hautes sensibilités" avec le psychologue Saverio Tomasella », sur NEON, (consulté le ).
  7. Chantal Lheureux-Davidse, « Entre hypersensibilité et hyposensibilité chez des personnes autistes », Corps & Psychisme, vol. 74, no 1,‎ , p. 83-95 issn=2496-4476 (lire en ligne, consulté le ).
  8. (en) Grace T. Baranek, Fabian J. David, Michele D. Poe et Wendy L. Stone, « Sensory Experiences Questionnaire: discriminating sensory features in young children with autism, developmental delays, and typical development », Journal of Child Psychology and Psychiatry, vol. 47, no 6,‎ , p. 591–601 (ISSN 0021-9630, DOI 10.1111/j.1469-7610.2005.01546.x, lire en ligne, consulté le ).
  9. (en) Elena Gay et Grace Baranek, Winnie Dunn, Living Sensationally: Understanding Your Senses, vol. 38, (ISSN 0162-3257, DOI 10.1007/s10803-008-0563-9, lire en ligne), p. 1199–1199.
  10. Stanley I. Greenspan et Serena Wieder, « Relationship-Based Early Intervention Approach to Autistic Spectrum Disorders: The Developmental, Individual Difference, Relationship-Based Model (The DIR Model) », dans Autism Spectrum Disorders, Oxford University Press, , 1068–1080 p. (lire en ligne)
  11. C. Degenne-Richard, M. Wolff, D. Fiard, et J. L. Adrien, « Les spécificités sensorielles des personnes avec autisme de l’enfance à l’âge adulte », ANAE–Approche Neuropsychologique des Apprentissages de l’Enfant, no 128, février 2014 [lire en ligne].
  12. a b et c (en) Aron, E. N., « Temperament in psychotherapy: Reflections on clinical practice with the trait of sensitivity. » dans M. Zentner & R. Shiner (Eds.), Handbook of temperament (p. 645-670), New York, Guilford, 2012.
  13. (en) Jagiellowicz, J., Xu, X., Aron, A., Aron, E., Cao, G., Feng, T., & Weng, X. (2010) « The trait of sensory processing sensitivity and neural responses to changes in visual scenes. », Social Cognitive and Affective Neuroscience, 6, p. 38-47.
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  15. (en) Ketay, S., Hedden, T., Aron, A., Aron, E., Markus, H., & Gabrieli, G., « The personality/temperament trait of high sensitivity: fMRI evidence for independence of cultural context in attentional processing » (poster), colloque de la Society for Personality and Social Psychology (en), Memphis (TN), janvier 2007.
  16. (en) Aron, A., Ketay, S., Hedden, T., Aron, E. N., Markus, H. R., & Gabrieli, J. D. E., « Temperament trait of sensory processing sensitivity moderates cultural differences in neural response. Social Cognitive and Affective Neuroscience », 6, p. 38-47, 2000.
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  18. {{Lionetti, F., Aron, A., Aron, E. N., Burns, G. L., Jagiellowicz, J., & Pluess, M. (2018). Dandelions, tulips and orchids: evidence for the existence of low-sensitive, medium-sensitive and high-sensitive individuals. Translational Psychiatry, 8(1).}}
  19. « « Aucune émotion n'est néfaste », entretien avec Saverio Tomasella », Le cercle Psy,‎ (présentation en ligne).

    « Je ne crois pas que l'hypersensibilité puisse être une pathologie en elle-même, mais elle peut venir compliquer d'autres troubles ou disposer à les vivre autrement. »

  20. « Tous hypersensibles ? », sur L'Express, (consulté le ).
  21. Hypersensibilité, hyperémotivité : comment reconnaître et soigner un hypersensible ?, consulté le 25 janvier 2021
  22. (en) Aron, E. N., « Revisiting Jung's concept of innate sensitiveness », Journal of Analytical Psychology, 49, 337-367, 2004.
  23. (en) Aron, E., Aron A., and Jagiellowicz, J. « Sensory processing sensitivity: A review in the light of the evolution of biological responsivity », Personality and Social Psychology Review, 16, 262-282, 2012.
  24. (en) Aron, E. N., Aron, A., & Davies, K., « Adult shyness: The interaction of temperamental sensitivity and an adverse childhood environment. » Personality and Social Psychology Bulletin, 31, 181-197, 2005.
  25. (en) Aron, E. N., « High sensitivity as one source of fearfulness and shyness: Preliminary research and clinical implications. » dans L. Schmidt et J. Schulkin (Eds.), Extreme fear, shyness, and social phobia: Origins, biological mechanisms, and clinical outcomes (p. 251-272). New York, Oxford University Press, 2000.
  26. (en) Aron, E. N., « The impact of temperament on intimacy and closeness. » Dans The Handbook of Closeness and Intimacy, Eds. D. Mashek et A. Aron (p. 267-283). Mahwah, NJ, Erlbaum, 2004.
  27. Saverio Tomasella, Hypersensibles, Eyrolles, 2012.
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  30. a et b « L'hypersensibilité. Qu'est-ce qu'elle cache ? » (consulté le )
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles scientifiques[modifier | modifier le code]

  • (en) M. Bruch, J. Gorsky, T. Cullins et P. Berger, « Shyness and Sociability Reexamined: A Multicomponent Analysis », Journal of Personality and Social Psychology, vol. 5, no 57,‎ , p. 904–15 (DOI 10.1037/0022-3514.57.5.904)
  • (en) Elaine Aron, « Counseling the highly sensitive person », Counseling and Human Development, vol. 28,‎ , p. 1-7
  • (en) Elaine Aron et Athur Aron, « Sensory-processing sensitivity and its relation to introversion and emotionality », Journal of Personality and Social Psychology, vol. 73,‎ , p. 345-368 (DOI 10.1037/0022-3514.73.2.345)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]