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Hyperactivité vésicale

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L' hyperactivité vésicale (ou vessie hyperactive, VH) est un symptôme urologique affectant la miction. Elle se caractérise par une sensation de miction impérieuse (sensation « d'urgence »), avec ou sans incontinence urinaire, associée à une pollakiurie diurne (> 8 épisodes) et à une nycturie (> 1 épisode)[1].

Ce symptôme affecte la qualité de vie des patients, à la fois physiologiquement et psychologiquement. Elle dérange les activités quotidiennes, elle affecte la qualité du sommeil, elle peut abaisser l’estime de soi, ainsi que le profil psychologique et sexuel des patients[1].

Physiopathologie

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Une hyperactivité du détrusor, muscle entourant la vessie, est souvent alléguée mais ce mécanisme n'est pas toujours retrouvé D'autres structures ont sans doute un rôle : urothélium, urètre, mais aussi le microbiote urinaire, des causes hormonales ou une atteinte du système nerveux végétatif[2]. Une inflammation de la vessie ou un défaut de perfusion sanguine de cet organe peuvent également jouer un rôle[3].

Épidémiologie

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La prévalence des symptômes est d'un peu plus de 10 % chez l'adulte tout venant et s'accroit avec l'âge. Ils sont aussi fréquents chez la femme que chez l'homme[4].

La prise en charge de ce symptôme, chez l'homme, a fait l'objet de la publication de recommandations Celles, européennes, datent de 2023[5]. Celles, américaines, datent de 2024[6].

La restriction hydrique et une diminution de la consommation de café peuvent améliorer les symptômes d'urgences mictionnelles[7]. Ces modifications comportementales sont aussi efficaces que les médicaments parasympatholytiques, du moins chez l'homme[8].

Les médicaments parasympatholytiques ou anticholinergiques sont indiqués pour l'hyperactivité vésicale[9]. Ils sont tous d'efficacités comparables avec les mêmes effets secondaires de type atropinique[7] (sécheresse buccale et oculaire, constipation modérée). Il est observé une augmentation du risque de troubles cognitifs, surtout si leur usage est prolongée[10] mais les données ne sont pas unanimes[11].

Les médicaments activateurs du récepteur β3 adrénergique, de type mirabegron ou vibegron, ont une bonne efficacité sur les symptômes et sont bien tolérés[12].

Notes et références

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  1. a et b Qarro, A. et al., « Anticholinergiques et hyperactivité vésicale », Canadian Urological Association Journal, vol. 8, nos 1-2,‎ , E36-E43 (PMCID 3896557, DOI 10.5489/cuaj.1450, lire en ligne, consulté le )
  2. Peyronnet B, Mironska E, Chapple C et al. A comprehensive review of overactive bladder pathophysiology: on the way to tailored treatment, Eur Urol, 2019;75:988-1000
  3. Chess-Williams R, Sellers DJ. Pathophysiological mechanisms involved in overactive bladder/detrusor overactivity, Curr Bladder Dysfunct Rep, 2023;18:79-88
  4. Irwin DE, Milsom I, Hunskaar S et al. Population-based survey of urinary incontinence, overactive bladder, and other lower urinary tract symptoms in five countries: results of the EPIC study, Eur Urol, 2006;50:1306-1314
  5. Gravas S, Gacci M, Gratzke C et al. Summary paper on the 2023 European Association of Urology guidelines on the management of non-neurogenic male lower urinary tract symptoms, Eur Urol, 2023;84:207-222
  6. Cameron AP, Chung DE, Dielubanza EJ et al. The AUA/SUFU guideline on the diagnosis and treatment of idiopathic overactive bladder, Neurourol Urodyn, 2024;43:1742-1752
  7. a et b Wei JT, Dauw CA, Brodsky CN, Lower Urinary Tract Symptoms in Men: A Review, JAMA, 2025;334:809–821
  8. Burgio KL, Kraus SR, Johnson TM II et al. Effectiveness of combined behavioral and drug therapy for overactive bladder symptoms in men: a randomized clinical trial, JAMA Intern Med, 2020;180:411-419
  9. Reinier-Jacques Opsomer, Jean de Leval, Incontinences urinaires de l'homme, Springer Science & Business Media, 2011, p. 257.
  10. Pieper NT, Grossi CM, Chan WY et al. Anticholinergic drugs and incident dementia, mild cognitive impairment and cognitive decline: a meta-analysis, Age Ageing, 2020;49:939-947
  11. Welk B, McClure JA. The impact of anticholinergic use for overactive bladder on cognitive changes in adults with normal cognition, mild cognitive impairment, or dementia, Eur Urol Open Sci, 2022;46:22-29
  12. Shin DG, Kim HW, Yoon SJ et al. Mirabegron as a treatment for overactive bladder symptoms in men (MIRACLE study): efficacy and safety results from a multicenter, randomized, double-blind, placebo-controlled, parallel comparison phase IV study, Neurourol Urodyn, 2019;38:295-304