Hymne national du Chili

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Himno Nacional de Chile (es)

Hymne national du Chili

Eusebio Lillo, auteur de l'hymne national chilien
Eusebio Lillo, auteur de l'hymne national chilien

Hymne national du Drapeau du Chili Chili
Paroles Eusebio Lillo, et
Bernardo de Vera y Pintado
1847
Musique Ramón Carnicer
1827
Adopté en 1828
Fichiers audio
Hymne national du Chili (Instrumental)
Des difficultés à utiliser ces médias ? Des difficultés à utiliser ces médias ?

L'hymne national du Chili (Himno Nacional de Chile en espagnol) est une marche à quatre temps à la mesure (4/4, mais aussi jouée de manière plus populaire en 12/8 la mesure). Cet hymne est parfois désigné par le premier vers de son refrain, Dulce Patria, recibe los votos ( « Chère patrie, accepte notre dévotion / nos vœux » )[1]. Les paroles sont d'Eusebio Lillo et de Bernardo de Vera y Pintado et la musique de Ramón Carnicer.

Paroles[modifier | modifier le code]

Le texte est composé de six strophes et d'un refrain chanté entre chaque strophe. Lors des cérémonies publiques, seuls le refrain écrit par Bernardo de Vera y Pintado) et la cinquième strophe d'Eusebio Lillo sont chantés.


1
Ha cesado la lucha sangrienta;
ya es hermano el que ayer invasor;
de tres siglos lavamos la afrenta
combatiendo en el campo de honor.
El que ayer doblegábase esclavo
hoy ya libre y triunfante se ve;
libertad es la herencia del bravo,
la Victoria se humilla a su pie.
Refrain
Dulce Patria, recibe los votos
con que Chile en tus aras juró:
Que, o la tumba serás de los libres,
o el asilo contra la opresión.
2
Alza, Chile, sin mancha la frente;
conquistaste tu nombre en la lid;
siempre noble, constante y valiente
te encontraron los hijos del Cid.
Que tus libres tranquilos coronen
a las artes, la industria y la paz,
y de triunfos cantares entonen
que amedrenten al déspota audaz.
Refrain
3
Vuestros nombres, valientes soldados,
que habéis sido de Chile el sostén,
nuestros pechos los llevan grabados;
los sabrán nuestros hijos también.
Sean ellos el grito de muerte
que lancemos marchando a lidiar,
y sonando en la boca del fuerte
hagan siempre al tirano temblar.
Refrain
4
Si pretende el cañón extranjero
nuestros pueblos, osado, invadir;
desnudemos al punto el acero
y sepamos vencer o morir.
Con su sangre el altivo araucano
nos legó, por herencia, el valor;
y no tiembla la espada en la mano
defendiendo, de Chile, el honor.
Refrain
5
Puro, Chile, es tu cielo azulado;
puras brisas te cruzan también,
y tu campo, de flores bordado
es la copia feliz del Edén.
Majestuosa es la blanca montaña
que te dio por baluarte el Señor,
y ese mar que tranquilo te baña
te promete futuro esplendor.
Refrain
6
Esas galas, ¡oh, Patria!, esas flores
que tapizan tu suelo feraz,
no las pisen jamás invasores;
con tu sombra las cubra la paz.
Nuestros pechos serán tu baluarte,
con tu nombre sabremos vencer,
o tu noble, glorioso estandarte,
nos verá, combatiendo, caer.
Refrain

Traduction[modifier | modifier le code]

"Hymne national du Chili".
1
Combats sanglants a pris fin;
c'est envahisseur hier frère
trois siècles de lavage de la honte
combats dans le champ d'honneur.
Le doblegábase esclave d'hier
aujourd'hui, il est libre et triomphant;
la liberté est l'héritage des braves,
Victoire se penche à son pied.
Refrain
Chère patrie, accepte nos vœux
avec lesquels le Chili a juré sur tes autels
que tu seras : ou la tombe des libres,
ou l'asile contre l'oppression.
2
Alza, le Chili, le front sans tache;
gagner votre nom sur le couvercle;
toujours noble, constant et courageux
J'ai trouvé les enfants du Cid.
Libérez votre calme couronné
les arts, l'industrie et de la paix,
chantera des chansons et des triomphes
pour intimider le despote gras.
Refrain
3
Votre nom, brave,
Chili qui ont été le pilier,
nos cœurs les plaques de plomb;
le savoir de nos enfants ainsi.
Qu'ils soient le cri de la mort
nous allons libérer à traiter,
et la sonnerie dans la face de la forte
toujours faire trembler tyran.
Refrain
4
Si vous avez l'intention de canons étrangers
notre peuple, audacieux, envahir;
acier nu au point
et de savoir la victoire ou la mort.
Avec son sang le fier araucanienne
légué par héritage, la valeur;
et ne craint pas l'épée à la main
en faisant valoir, au Chili, à l'honneur.
Refrain
5
Pur, Chili, est ton ciel bleuté;
des brises pures te croisent également,
et tes campagnes bordées de fleurs
sont la copie joyeuse de l'Éden.
Majestueuse est la montagne blanche
que le Seigneur t'a donné comme place forte,
et cette mer qui te baigne tranquillement
te promet la splendeur future.
Refrain
6
Ces galas, oh patrie, les fleurs
Doublure votre sol fertile,
ne jamais marcher envahisseurs
couvrir avec votre ombre de la paix.
Nos seins sera votre forteresse,
connaître votre nom à gagner,
ou votre noble, glorieuse bannière
nous voyons, de guerre, couverts.
Refrain

Historique[modifier | modifier le code]

Le premier hymne[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Le premier hymne national du Chili date de 1819, sur un texte du poète argentin-chilien Bernardo de Vera y Pintado, à la demande de Bernardo O'Higgins souhaitant des paroles pour l'hymne de cette nouvelle nation. Il est chanté pour la première fois le 18 septembre 1819, lors des fêtes de septembre, sur l'air de l'hymne national de l'Argentine, faute de musique pour l'hymne chilien.

La composition du péruvien José Reverte n'a pas été retenue par Vera y Pintado, et c'est le chilien Manuel Robles qui compose la musique de cet hymne. Il est joué en public pour la première fois le , avec grand succès.

La version finale[modifier | modifier le code]

Composé peu après l'indépendance et dans un esprit d'émancipation envers la tutelle coloniale espagnole, les paroles de l'hymne chilien sont très dures envers les Espagnols. Les résidents espagnols au Chili se sont plaints des vers jugés xénophobes de l'hymne. Les relations avec l'Espagne s'étant normalisées, le jeune poète chilien Eusebio Lillo est chargé d'en écrire une nouvelle version, qui fut approuvée (en 1819) à l'exception de la strophe suivante :

Libertad, invocando tu nombre,
la chilena y altiva nación
jura libre vivir de tiranos
y de extraña, humillante opresión

Depuis, la cinquième strophe est chanté avec le refrain.

Dictature et troisième strophe[modifier | modifier le code]

Sous le régime d'Augusto Pinochet, la troisième strophe est ajoutée au chant. Depuis, le fait de chanter la troisième strophe connote une marque d'attachement ou de soutien à la dictature militaire. En 1990, sous le gouvernement de Patricio Aylwin, la troisième strophe est officiellement supprimée, et seule la cinquième strophe est chantée. Les partisans de Pinochet continuent de la chanter en privé, mais la version officielle ne la contient plus.

Loi et respect dû à l'hymne national[modifier | modifier le code]

L'article 22 la Constitution chilienne de 1980 stipule que tout citoyen du Chili doit le respect à la République et à ses emblèmes nationaux. Les emblèmes nationaux du Chili étant le drapeau national, les armoiries de la République et l'hymne national. L'article 6 de la loi de sécurité de l'État (Decreto No. 890 de 1975) fait de l'offense publique à un emblème national un délit.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le site officiel des Jeux olympiques de Beijing 2008

Liens externes[modifier | modifier le code]